Ovniologie et société française

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L’ovniologie confrontée à un trio infernal

Un trio infernal: pouvoir politique, pouvoir scientifique, pouvoir médiatique, trio structuré en un cercle maléfique dont je me propose dans l’article qui suit, de trouver le  » point faible « , l’endroit ou je pourrai enfoncer l’ouvre-boite de la logique afin de pouvoir en briser le mécanisme fatal : celui de la politique de l’autruche.
Je me propose de transformer ce cercle vicieux en cercle vertueux, de désincarcérer la question ovniologique et de fertiliser notre ignorance dans ce domaine.

Préambule :
Ce qui suit a été écrit dans l’esprit de la lettre ouverte « Le principe de précaution appliqué au phénomène Ovnien« , écrite en avril 2008 et destinée au Président de la République française. Cet article a été rédigé par l’un des trois co-auteurs de la lettre ouverte précitée, indépendamment et sans consultation des deux autres co-auteurs. Cet article ne saurait donc engager leur responsabilité ni prétendre représenter leur opinion.

Constat

Après le rappel de l’évidence de l’existence d’un problème ovnien, la lettre demandait au pouvoir politique français, au plus haut niveau de l’Etat, d’assumer sa responsabilité en matière de sureté et de sécurité des citoyens, face à des manifestations persistantes d’un phénomène présentant un potentiel élevé de dangerosité mais toutefois, sans encore (?) d’hostilité.
Force est de constater et de regretter, le caractère dilatoire et évanescent des réponses que nous avons reçues. Personnellement, je ne peux m’en satisfaire. Mon opinion est qu’un pouvoir politique incapable de montrer, même confidentiellement qu’il est conscient de ce problème, à ceux qui l’interpellent sur le sujet ovnien avec des arguments incontournables et non polémiques, ne se préoccupe pas sérieusement de la question. La seule analyse du risque statistique ovnien, considéré comme étant le produit mathématique de la probabilité d’occurrence d’un évènement ovnien massif et incontestable par la population multiplié par l’étendue et la gravité du caractère fatal qu’il aurait pour l’humanité et le peuple français, en l’occurrence, devrait inciter le pouvoir politique à élargir son horizon conceptuel au-delà des prochaines échéances électorales…

Le cercle vicieux
Lorsque j’évoque cette situation devant quelques ufologues, il m’est souvent répondu que le pouvoir politique attend l’avis de la Science, la Science Institutionnelle bien entendu ! La Science, elle, attend les ordres de mission et les subventions concomitantes. Le pouvoir médiatique, quant à lui, attend que l’un ou l’autre des deux autres protagonistes, fasse le premier pas alors que lui-même essaie de voir « d’où vient le vent « .
Question : toutes proportions gardées, est-ce que les maquisards bretons, notamment, ont attendu de la part des politiques de l’époque, des parachutages d’armes et de légions d’honneur pour entreprendre la Résistance et ce dès 1940, en prenant des risques aussi bien pour eux que pour leurs proches, qui n’ont rien de comparable avec les risques que pourraient prendre des scientifiques, des journalistes, des éditeurs ou des hommes politiques?…
C’est bien cette situation qui m’oblige à proposer cette analogie, un peu osée, mais qui s’imposait d’autant plus à moi que ma famille et certains de mes proches ont été fortement impliqués dans les évènements évoqués.

Comment briser ce cercle vicieux ?

Autrement dit quel est le point faible sur lequel je pourrais enfoncer mon ouvre-boîte ?

a) Le pouvoir politique ?
– Non ! Pas dans l’état actuel de la société : la mode est au court terme, sous le prétexte de la situation économique et prochainement, sans doute, sociale et sociétale…

b) Le pouvoir médiatique ?
– Non ! Pour des raisons similaires et d’autres que j’exposerai en fin d’article.

c) Le pouvoir scientifique ?
– Je ne traite ici que de l’attitude de la science institutionnelle  » la Science d’en Haut « , et non celui de la science sauvage  » la science d’en bas « .

En imaginant que par miracle, la science institutionnelle daigne jeter un regard autre que condescendant voire méprisant sur le problème ovnien, on peut légitimement envisager que sa démarche serait la suivante, une démarche traditionnelle et combien féconde et performante, du moins jusqu’à maintenant.

Les principales étapes de cette démarche seraient les suivantes:

1) Etablissement du constat que surviennent dans notre environnement des faits à priori inexplicables, du moins de manière immédiate, évidente.

2) Collecte active et organisée des données concernant ces faits « exotiques ».

3) Classification, catégorisation de ces faits selon les critères taxinomiques habituellement mobilisés par les sciences d’observation.

4) Confrontation de ces faits aux théories scientifiques en vigueur, tentatives, « d’intégration » de ces faits.

5) Si ces tentatives échouent, la communauté scientifique devra élargir, modifier, « perfectionner » les théories scientifiques actuellement opérationnelles.

6) Si cet effort d’ingestion échoue, il faudra alors changer d’échelle et devoir imaginer, concevoir de nouveaux paradigmes devant permettre l’intégration, la normalisation des faits rebelles à toutes explications.

7) Si cette tentative réussit, les sciences concernées devront avec la coopération des techniques adjacentes, imaginer et définir les protocoles d’observations ou d’expériences permettant de valider ou de rejeter la nouvelle théorie. Ceci pour répondre au critère de réfutabilité de Karl Popper. Après avoir défini les protocoles précédents, il faudra bien entendu « passer aux actes », c’est-à-dire procéder aux expérimentations ou aux observations permettant d’aboutir à une certification ou a un rejet ou éventuellement à un perfectionnement de la théorie émergeante. Si cette phase expérimentale échoue, il faudra reprendre le processus décrit précédemment à l’étape numéro 5, jusqu’à l’obtention d’une théorie « satisfaisante ».

8) La dernière étape, appartenant strictement au domaine scientifique consistera à développer au maximum les conséquences à imaginer concernant l’exploitation « utilitaire » de la nouvelle théorie, en passant le relais aux techniques et technologies paraissant devoir être bénéficiaires ou simplement concernées par le nouveau paradigme.
Mais il nous faudra être conscient que cette théorie dernière-née sera tout aussi précaire, révocable, provisoire et mortelle que celles qui l’ont précédée, mais aussi nécessaire que chacun des barreaux de l’échelle de Jacob nous élevant vers une hypothétique et peut être chimérique théorie « du Grand Tout » actuellement mijotée par nos scientifiques de pointe.

9) Ce n’est qu’ensuite que la Science pourra faire « une passe en avant » à la Philosophie, éventuellement aux religions, à la spiritualité, aux sciences humaines, sociologie, psychologie et au monde politique.

Il me semble ainsi avoir résumé par ces quelques propositions la tâche de la Science dans l’aventure humaine et dans ce qu’elle a de transcendant. A savoir :
– La diminution de l’entropie de l’Univers par extension de la noosphère au sens de Pierre Teilhard de Chardin, de l’humanisation, la « conscientisation » de l’Univers.

Question : – Où en est la Science Institutionnelle actuellement dans l’étude du problème ovnien ?

Ma réponse: – A peine au début de la phase N°2 du processus précédemment décrit, du moins en France et ceci uniquement par l’activité du GEIPAN, à moins bien sûr, qu’une recherche parallèle et confidentielle ne soit menée par l’état Français, ce que j’espère vivement : Je suis persuadé et ne veux pas croire qu’au niveau national, nos responsables politiques sont plus incultes et irresponsables que leurs homologues américains, britanniques et autres. Est-ce que je me trompe ??? Ceci me parait aussi solide que du « Diamant » ! Où en suis-je moi-même dans cette recherche ? La réponse que je pense pouvoir faire honnêtement est que j’en suis à la phase 6 du processus précité et je pense d’ailleurs avoir déjà entamé la phase 7 par des observations (visuelles, radars, radioélectriques) déjà faites, me permettant de conforter l’hypothèse proposée. Mes efforts actuels consistant à tenter de publier les propositions et résultats auxquels je suis déjà parvenu.

Ceci m’amène directement au troisième personnage du  » trio infernal  » :

Le pouvoir médiatique.
A quelques exceptions près, les médias ont dénigré ou ignoré la question Ovnienne. Le seul critère que semble retenir le monde médiatique étant celui de la rentabilité à court terme par le biais de « l’audimat » et de la durée d’attente avant retour sur investissement. Je le sais par expérience personnelle dans ma tentative de faire éditer le livre qui expose et propose le résultat de mes recherches. Le seul reproche que me font les éditeurs auxquels j’ai proposé mon manuscrit étant que ce livre est trop innovateur et pas assez conformiste. Il y aurait aussi fallu aussi faire figurer des cas d’observations « spectaculaires » : ie de l’ovniologie « bling bling ». Je m’y suis refusé malgré les conseils de certains amis ufologues que je n’ai pas suivis dans cette voie. Mais peut-on présenter une recherche conformiste dans un domaine à peine sorti de la légende, de l’anecdote, et de son adolescence. Peut-on rester dans le conformisme et le dogme de la pensée unique, alors que mes recherches initialement focalisées sur le problème ovnien m’amènent à découvrir – inventer – les bases d’une nouvelle physique par le mariage de la Relativité Générale et de la physique quantique, en m’obligeant à concevoir et à exploiter un concept totalement nouveau du temps (de « celui qui ne suspend jamais son vol »). Ce nouveau concept du temps induit des épiphénomènes qui ont déjà été observés dans les domaines optique, radar et radioélectrique.

Conclusion pour cet article

Autrement dit, pour tenter de résumer ce qui précède, les mondes politique, scientifique, médiatique, pour des raisons pas toujours glorieuses, « se tiennent par la barbichette » en attendant que « l’autre » fasse le premier pas.
Où mettre l’ouvre-boîte ? Il me semble que le maillon faible de ce trio infernal soit le monde scientifique. Quand je dis « maillon faible », c’est dans le sens selon lequel le monde scientifique serait le plus sensible, accessible à sa responsabilité et conscient du rôle capital qu’il assure dans l’aventure humaine. Je fais donc appel au monde scientifique pour sensibiliser le monde en politique et par effet dominos le monde médiatique au problème ovnien. Non seulement pour faire face à un danger potentiel mais peut être aussi aux contacts possibles avec une intelligence, une spiritualité, une science, des savoirs et savoir-faire en avance sur ceux de notre société actuelle, laquelle société n’est qu’à un stade de développement équivalent à celui de l’adolescence d’un individu. La pertinence de la science est loin d’être épuisée, dépassée dans ce domaine.

Est-ce à dire que cette tâche de sensibilisation de la communauté scientifique sera facile ?

Non pour les deux catégories de raison suivantes :

1) Raisons propres à toute corporation (raisons internes) :
Le monde scientifique est soumis aux règles d’organisation, assurant la cohésion et la pérennité de toute structure humaine, à savoir essentiellement, le respect et l’entretien « de vérités » constituant le substratum des dogmes en vigueur ayant été établis et sanctifiés par l’establishment. Seules sont admises et tolérées les quelques déviances minimes permettant l’ajustement aux constats expérimentaux ou observationnels périphériques. Une autre raison « interne » consisterait à reconnaître publiquement que la corporation a été incapable pendant soixante ans de rendre compte à la population d’un phénomène pour lequel son ignorance est totale. La Science d’en Haut peut-elle reconnaître non seulement son impuissance à expliquer un phénomène? Mais pire! peut-elle reconnaître qu’elle est incapable de proposer une stratégie à cette fin, non par déficience de son intelligence mais simplement par vénération du dogme de la pensée unique en vigueur : « Voyons ce n’est pas possible, un plus lourd que l’air ne peut voler ! » proclamait l’Académie en 1900 ?

2) Une raison plus profondément inscrite dans la culture et l’inconscient de beaucoup de scientifiques, imprégnés d’un matérialisme primaire :

– En recherchant la nature des phénomènes ovniens, ne risque-t-on pas de mettre le doigt dans l’engrenage et de « dérouler la pelote » de notre ignorance jusqu’à se poser des questions fondamentales concernant l’origine de la vie et de son éventuel « pourquoi ? » très proche du « par Qui ? », ou « pour Qui ? », en risquant de mettre à jour des chaînes causales écartant résolument un « simple » mécanisme physique ? Voilà une perspective inimaginable et inacceptable pour tout scientifique se glorifiant d’être athée ou simplement agnostique ?

– Ce type de blocage, de la communauté scientifique vis-à-vis de la question ovnienne me semble être le plus pénalisant de ceux auxquels se heurtera une démarche réellement scientifique devant aborder le problème ovnien.

Une Nouvelle Résistance ?

Je propose donc de mettre à profit la leçon donnée par nos parents en organisant un nouveau mouvement d’opinion et d’action visant à combattre les autismes politique, médiatique et scientifique actuels en passant par un appel fait ici au mécénat privé afin de mener à bien une recherche scientifique exhaustive et surtout libre et indépendante, afin d’établir également un catalogue des conséquences des résultats d’une étude menant à la certitude d’une intrusion d’origine extraterrestre dans notre biotope : conséquences aux plans spirituel, psychosociologique, scientifique, sociétal et politique. Je sollicite ici l’avis des ufologues intéressés concernant la pertinence et les modalités d’un tel projet dont je propose les bases dans mon livre (*) longtemps censuré par un pouvoir médiatique « vichyssois », au moins frileux et myope.

Claude Lavat, le 02 mai 2011

(*) OVNIS : l’Hypothèse Extraterrestre Généralisée, La Transformation Sténopeique, Hic Sunt Leones
Disponible chez ABM-Editions