Matériaux éjectés d’un ovni en 1939 – Nickel – Lettre du Dr. James McDonald

Source: Grant CAMERON
https://www.facebook.com/GrantCameronWhitehouseUFO/
https://beyondpresidentialufo.com/

 

Lettre du Docteur James McDonald

22 février 1967

International Nickel Co.
67 Wall Street
New York, New York. 10005

Messieurs:

Je voudrais vous demander de transmettre cette demande de renseignements aux principaux laboratoires métallurgiques de International Nickel Co.

Il s’agit d’un artefact en nickel assez surprenant qui a été examiné par un certain nombre de personnes dans différents domaines ici à l’Université de l’Arizona. Après avoir étudié le spécimen, des membres de notre département du génie métallurgique m’ont suggéré de contacter certains de vos métallurgistes à propos de cette énigme. L’approche la plus simple semble être de vous envoyer deux ou trois photos de l’objet, ainsi que la description de cet objet et son histoire.

Une femme de Tucson, Mme W., l’a apporté au Laboratoire Lunaire et Planétaire il y a quelques semaines afin de lui demander si elle avait une idée de ce que cela pourrait être. L’historique, que j’ai découverte directement auprès de Mme W., est le suivant: il y a environ 28 ans (été 1939), elle rendait visite à son beau-père, M. P., dans sa ferme près de Wichert, dans l’Illinois. M. P., qui est maintenant décédé, lui a dit qu’il avait quelque chose d’intéressant, il a sorti cet objet et lui a expliqué qu’il était assis sur le perron de sa maison un soir quand il a soudainement vu quelque chose comme une traînée de la lumière qui descendait du ciel. Il suggéra que quelque chose semblait atterrir dans son jardin. Il chercha et trouva, à moitié enfoui dans le sol, un objet mince. Il lui a dit qu’il était chauffé au rouge quand il l’a trouvé, qu’il a attendu et l’a ensuite sorti en creusant avec son couteau. Elle a demandé ce qu’il en faisait, et il a dit qu’elle pourrait l’avoir si elle le voulait.

Je lui ai bien sûr demandé si elle pensait que l’histoire de P. était crédible. Elle a été franche en soulignant qu’il racontait parfois de grandes histoires, mais elle a dit que la manière dont il racontait l’événement en lui montrant l’objet semblait assez simple. Elle a ensuite porté l’objet à un laboratoire d’analyse de Chicago et ils lui ont rapporté que « rien n’a été analysé », ajoutant que c’était la première fois qu’ils se retrouvaient dans une telle situation. Cela éveilla sa curiosité, mais peu de temps après son déménagement à Tucson, elle le conserva simplement dans la maison. Je suppose que le fait que le Laboratoire Lunaire, l’ait examiné lui a semblé être une information du résultat d’une activité spatiale générale, etc…

M. Even Whitaker, du Lunar Lab, a immédiatement fait remarquer que c’était magnétique, ce qui serait, par lui-même, compatible avec une origine météorique. Mais rien dans les caractéristiques de la surface externe ne suggère l’action de fusion résultant des forces aérodynamiques lors de l’entrée hypersonique dans l’atmosphère. La surface présente de nombreuses bosses, presque de type boursouflure, mais aucune caractéristique de croûte de fusion ou d’ablation ne permet de penser qu’elle a suivi un processus de rentrée typique. Cela, je dois dire, jette un doute sur l’histoire de P.. L’incandescence* ne s’accorde pas bien avec les principes familiers de l’entrée de petits corps, pourrais-je ajouter. * (à ? niveau)
Whitaker a demandé au Dr Spencer Titley, de notre département de géologie, de procéder à une analyse spectroscopique approximative. À l’aide d’un test à la flamme, avec une sensibilité d’environ 0,01% pour Ni et Co, et peut-être de 0,001% pour Fe, Titley a constaté qu’un grattement de la tige conique de l’objet indiquait qu’il ne contenait aucun Fe détectable, une trace de Co qu’il avait évalué à moins de 1%, et tout le reste est évidemment du Ni. Nous avons donc ici un objet contenant environ 99% de nickel (à l’exception d’un « noyau » décrit ci-dessous). Etant donné qu’aucune pièce de machine industrielle ou composant d’avion ne sera vraisemblablement constitué de nickel presque pur, il n’ya pas d’alternative à l’histoire de P., à moins qu’il s’agisse d’un artefact métallurgique.

Titley a suggéré que je le montre à certaines personnes de notre département de métallurgie, car la structure bosselée suggérait une forme de métaux déposés par anode. Je l’ai porté au Dr Louis Lemer, et il l’a également transmis au Dr T. M. Morris. Ils ont estimé qu’il ressemblait à du nickel électro-déposé, surtout à l’extrémité en forme de chou-fleur et sur les proéminences de la tige conique. Mais il leur a été encore difficile de comprendre comment cela aurait pu être ainsi formé.

Deux autres caractéristiques étranges doivent être notées:

1) Quand on regarde l’extrémité de la pointe conique (qui à l’origine était plus pointue, selon Mme W., mais qui a été limée et émoussée comme le montre la photo, près de l’échelle centimétrique), on voit quelque chose qui ressemble beaucoup à un noyau de cuivre. Titley ne souhaitant pas approfondir cette question, il n’a donc pas procédé à un contrôle spectroscopique à la flamme du cuivre dans ce matériau. Mais la couleur, la dureté et les caractéristiques microscopiques suggèrent fortement le cuivre. Un examen plus approfondi semble montrer que le cuivre a une section transversale circulaire (ou presque) d’un diamètre d’environ 1,1 mm. Il semble être enfermé dans une matrice de section transversale rectangulaire en métal gris que je suppose être plus du nickel. La plus grande dimension de la section rectangulaire est un peu plus de 1,5 mm, je pense. À l’heure actuelle, nous n’avons aucun moyen de savoir si le « fil de cuivre » parcourt toute la longueur de l’objet. Mme W. a déclaré que le bout avait été limé par le laboratoire d’analyse de Chicago. Auparavant, sa longueur était de 5 à 6 mm, avec une pointe « à peu près comme un crayon à mine ordinaire ». La photo avec l’échelle centimétrique révèle une légère courbure de la partie conique. Cette légère courbure existe depuis que Mme W. l’a eu. On dirait presque que quelqu’un a essayé de le plier dans ses mains, bien que la surface convexe ne présente rien qui suggère des fissures de tension, si cela veut dire quelque chose.

2) En regardant le bout de la pointe, on voit qu’autour de l’enveloppe rectangulaire du cuivre, le nickel est enroulé en rondelle d’oignon. Une meilleure analogie serait celle des crayons à spirale (stylos à encre de chine, etc.) que l’on « aiguise » en déroulant une spirale. Avec un ongle, ces couches annulaires peuvent être séparées et déroulées presque comme si cette partie de la structure avait été formée en enveloppant le noyau avec une feuille de nickel (Mme W. et Whitaker l’ont confirmé séparément). Je n’ai pas voulu vérifier cela en détruisant davantage l’objet, mais en l’inspectant sous une loupe, je peux voir que ces couches n’ont qu’une épaisseur d’environ 0,1 mm environ. L’examen de la face latérale de la tige conique à l’aide d’une loupe révèle qu’ici et là, cette couche externe comporte parfois des cloques. J’imaginais bien que cette structure résultait d’un processus de dépôt, mais je trouve extrêmement difficile de comprendre comment la ou les couches extérieures auraient pu ne pas se lier à l’intérieur si l’objet avait été exposé à un échauffement superficiel lors d’une entrée hypersonique dans l’atmosphère.

Morris et Lemer ont déclaré que le cuivre était peut-être l’électrode d’origine sur laquelle le dépôt électrolytique de nickel avait été initié, mais ils ne comprenaient pas vraiment quel processus aurait pu arriver à la forme générale conique de la tige. L’extrémité champignon était pour eux ce que l’on pouvait s’attendre à obtenir du dépôt si seulement elle avait été dans la solution fondue.

Comme la radioactivité n’avait jamais été contrôlée et que du cobalt avait été détecté, j’ai pensé que c’était une sage précaution de procéder à une vérification sommaire. Aucune réponse hors des valeurs de référence n’a été détectée lorsque l’objet a été approché d’un compteur Geiger de type manuel (lecture inférieure à 0,05 mR / h); et en le plaçant dans le puits d’un compteur (compteur Ridl 400-channel scintillation), rien n’a été détecté au-dessus des valeurs de référence en termes de gammas d’énergie supérieure à 0,1 mev. (La valeurs par défaut était d’environ 5 coups / minute).

Je l’ai pesé et j’ai mesuré son volume par la seule méthode de déplacement d’eau. Il pèse 22,95 grammes et la moyenne de cinq déterminations de volume était d’environ 2,6 centimètres cubes. Cela implique une densité d’environ 8,8 g / cm3, mais ma détermination du volume est suffisamment incertaine pour que l’écart par rapport à la densité du nickel pur (8,90) ne puisse être considéré comme significatif. Comme on peut le voir sur une photo, sa longueur totale est d’environ 5,3 cm. Le diamètre de l’extrémité du champignon est d’environ 1,5 cm. Sa surface est d’un argenté brillant.

Après vous avoir donné cette description plutôt longue, j’aimerais vous demander si vous voyez ici une ressemblance avec des spécimens d’essai ou des artefacts de traitement dans le domaine de la métallurgie du nickel.

Si vous acceptez, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir résoudre le petit casse-tête que cette chose semble actuellement poser. Je suis sûr que Mme W. serait également ravie de savoir enfin ce que P. lui avait donné il y a 28 ans.

Si vous ne reconnaissez pas la nature probable de l’objet à partir des faits et de la description ci-dessus, nous vous saurions gré de nous faire part de vos suggestions quant aux mesures à prendre pour éclaircir davantage la question. Si nécessaire, peut-être que Mme W. serait disposée à ce que l’objet soit envoyé à l’un de vos laboratoires pour un examen plus complet.

Les photos ne doivent pas être retournées, quelles que soient les conclusions auxquelles vous pourriez aboutir. Jetez-les simplement si vous décidez que nous avons ici un peu de métal d’anode ou faites-en ce que vous voulez.

Je vous remercie.
Cordialement,
James E. McDonald

Traduction Jacky Kozan, le 24 november2018

Publié par

Jacky Kozan

Fondateur et coordinateur de l'Académie d'Ufologie