LES ENJEUX JURIDIQUES DE LA COLONISATION DE L’ESPACE

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1 – Le thème de la colonisation spatiale s’inscrit de nouveau au sein des programmes des agences spatiales. Les projets de colonisation résultent souvent de ppp conduits entre les agences spatiales NASA et les acteurs privés du secteur SPACEX.

A l’heure actuelle, le terme d’humanisation de l’espace est préféré à celui de colonisation dans la mesure où les projets envisagent une habitation humaine permanente et auto-suffisante du cosmos plutôt qu’une conquête et une occupation de nouveaux territoires.

 

2 – L’astrophysicien Stephen Hawking soutenait que, face à la densité de la population mondiale dépassant les 7 milliards de terriens en 2017 , aux ressources limitées de la Terre, aux risques de catastrophes naturelles et de menace nucléaire, « l’avenir à long terme de la race humaine se trouve dans l’espace. Il sera difficile d’éviter une catastrophe sur la planète dans les cent prochaines années, sans parler du millier ou du million d’années ». Il est avéré que l’espace terrien, doté de ressources limitées, ne pourra faire face au phénomène de surpopulation, entraînant inévitablement un accroissement des tensions entre les peuples. A la surpopulation s’ajouteront, alors, les risques de conflits nucléaires.

Les arguments généralement avancés pour justifier une colonisation de l’espace sont les suivants :

• Assurer la survie de l’espèce humaine (notamment en cas de menace nucléaires ou d’impact avec un astéroïde)
• Répandre la vie dans le cosmos
• Importer de nouvelles ressources énergétiques vers la Terre, comme par exemple l’hélium 3.
• Combattre le phénomène de surpopulation en déplaçant les populations dans l’espace
• Préserver l’environnement terrestre en implantant dans l’espace certaines activités industrielles
• Créer de nouveaux marchés rentables économiquement grâce à l’exploitation de nouvelles ressources
• Développer de nouvelles activités de loisirs (développement du tourisme spatial et implantation de structures hôtelières dans l’espace)
• Favoriser un rapprochement entre les peuples, une meilleure compréhension mutuelle et instaurer une coopération entre ces derniers. La vision de la Terre depuis le cosmos génère un profond sentiment d’unité de l’espèce humaine.

Certains voient également les projets de colonisation comme la possibilité d’établir un back-up extra-terrestre qui permettrait, à l’image de l’arche de Noé, de sauvegarder les informations génétiques de l’espèce humaine. Tel est le projet porté par Robert Shapiro et William E. Burrows dénommé « Alliance to Rescue Civilization » (ARC), qui pour « protéger l’espèce humaine et sa civilisation contre une destruction qui résulterait d’un évènement catastrophique global tel qu’une guerre nucléaire, des actes de terrorisme, une épidémie ou une collision avec une météorite, {envisage} d’envoyer un genre de back-up du disque dur planétaire hors de la Terre sur la Lune ou ailleurs ».

Les opposants aux projets de colonisation spatiale avancent le coût jugé exorbitant et inutile . Selon eux, il serait plus judicieux d’apprendre à vivre ensemble dans les limites et le respect de notre biosphère: « en 2030, peut-être un chinois marchera sur la Lune, pendant que trois cent cinquante millions de ses compatriotes n’auront pas accès à l’eau potable. Peut-être l’oublieront-ils en regardant leur poste de télévision  ? ».

Soutenir que « l’homme dans l’espace est sans avenir », est, à mon sens, une négation de la curiosité inhérente à l’homme et un affront porté à son esprit pionnier et conquérant. Ni les risques inhérents, ni le coût des vols habités ne décourageront les hommes de faire l’expérience physique de l’espace. L’homme dans l’espace a un bel avenir, parce que l’espace est l’avenir de l’homme.

 

3 – Elon Musk, fondateur de spaceX, PDG de TESLA, travaille au plan ambitieux d’habitation de la planète MARS d’ici une décennie.

"Si nous restons toujours sur Terre, il y aura à la fin un événement d'extinction massive. L'alternative est de devenir une civilisation voyageant dans l'espace, et une espèce multi-planètes. C'est ce que nous voulons."

Selon Musk, la population de base nécessaire à l’établissement d’une véritable colonie autosuffisante sur Mars se composerait d’1 million de personnes. On peut émettre des doutes quant à la faisabilité d’un tel projet en moins d’une décennie.

Quand l’utopie rejoint la téléréalité… On peut également citer le projet MARS ONE porté par l’ingénieur néerlandais, Bas LANSDORP.

Mars One est un organisme à but non lucratif dont l’objet tend à l’installation permanente et définitive d’une colonie humaine sur la planète rouge dès 2023. Ce projet entend s’appuyer uniquement sur la technologie aérospatiale existante. Il se veut entièrement financé sur fonds privés et sans retour pour les participants. Le business model de la mission Mars One se base en grande partie sur la téléréalité. Cela signifie que les futurs colons seront filmés en permanence de la phase de sélection, à leur séjour sur la planète rouge, en passant par leur entraînement sur Terre au sein des centres de simulation.

Une chose est sûre : ni Elon Musk, ni Bas Lansdorp ne prendront un quelconque engin spatial pour se rendre dans l’espace ni se s’exposeront au moindre risque de rayonnement cosmique ou autre effet néfaste de microgravité… Leur ambition n’est pas de tant de coloniser l’espace que de participer à la création d’un nouvel ordre cosmique.

Tous ces projets se veulent au plan politico-juridique : unificateurs, globalisants, et prometteurs d’un nouvel ordre juridique pour un posthumanisme assumé.

4 – Une nouvelle étape cruciale devait être franchie le 12 octobre dernier à PARIS où le projet baptisé « ASGARDIA » , du nom d’une cité de la mythologie nordique (qui n’est pas sans réveillé un passé douloureux) qui était placé au centre du monde décrite comme le pays des dieux, a été officiellement présenté.

Ses pères fondateurs sont : Igor Ashurbeyli, fondateur de l’Aerospace International Research Center (AIRC) en Russie, David Alexander, directeur de l’Institut de l’Espace de la Rice University, Ram Jakhu, directeur de l’Institut de Droit Aérospatial à la McGill University, et Joseph N. Pelton, directeur de l’Institut de Recherche de l’Espace et des Communications Avancées de la George Washington University.

Ce projet a pour finalité de créer le premier État-nation spatial ; il se veut « global, unificateur et humanitaire » . La cité spatiale d’Asgardia y est  décrite comme « le prototype d’une société libre et sans restriction basée sur la connaissance, l’intelligence et la science, ainsi que la reconnaissance de la valeur ultime de chaque vie humaine ».

D’un point de vue philosophique, il s’agit de réaliser le rêve éternel de l’homme d’exister en une humanité enfin débarrassée des divisions internes tenant à la religion, la race, ou la nationalité. Ce nouvel État spatial, autonome, digne représentant d’une Humanité unie aura la mission d’œuvrer au bien commun terrien.

D’un point politico-juridique, ASGARDIA entend s’établir en tant qu’État spatial, officiellement reconnu par la communauté internationale. Une citoyenneté asgardienne sera créée. A ce titre, il est prévu que les personnes travaillant dans le domaine de l’exploration et des technologies spatiales, ou encore les investisseurs ainsi que les 100 000 personnes ayant fait la demande d’intégrer le projet Asgardia avant le lancement du premier satellite pourront prétendre à la citoyenneté asgardienne.

En janvier 2017, ils sont plus de 157.000 postulants.

Le projet a pour ambition de se doter d’un cadre juridique autonome, détaché des lois terrestres. L’idée consiste à développer, en marge du droit international terrien, « un droit cosmique autonome » propre à régir les relations internes au sein de la communauté asgardienne ainsi que les relations entre la communauté ASGARDIA et les États terriens.

Il prône une démocratie participative via facebook.

Enfin, d’un point de vue technique, le projet ASGARDIA poursuit une triple finalité : – garantir une utilisation pacifique de l’espace ;- faciliter un accès direct et gratuit à l’espace pour les pays en développement ; – assurer la protection de notre planète contre les menaces d’origine spatiale (astéroïdes, éjection de masse coronale, rayonnement cosmique, risque d’infection de la Terre par des microorganismes provenant de météores et d’autres petits corps célestes).

 

5 – Existe-t-il un cadre juridique organisant les activités spatiales ? Un tel projet est-il légal au regard du droit international de l’espace existant ?

Dès le lancement du premier satellite spoutnik en 1957, l’Assemblée générale des Nations Unies et la communauté internationale dans son ensemble ont pris conscience de la nécessité d’élaborer un corpus de règles originales adaptées à l’espace extra-atmosphérique. Pourtant, bravant un climat de guerre froide et dans contexte de course à la Lune, les gouvernements américain et soviétique se sont accordés sur un texte extrêmement novateur pour l’époque : le Traité de l’espace de 1967.

Ce Texte est véritablement un texte inspiré (certains diront qu’il est un exotexte) qui pose les principes régissant les activités des États en matière d’exploration et d’utilisation de l’espace extra-atmosphérique y compris la Lune et les autres corps célestes
(complété par la suite, par quatre autres conventions internationales :Accord sur le sauvetage des astronautes de 1968 ; Convention sur la responsabilité internationale pour les dommages causés par des objets spatiaux de 1972 ; Convention sur l’immatriculation des objets lancés dans l’espace extra-atmosphérique de 1975 ;Accord sur la Lune de 1979 qui envisage pour la première fois la possibilité d’une exploitation de la Lune et de ses ressources et consacré la notion de patrimoine commun de l’humanité).

Le Traité de l’espace arbore une structure véritablement originale que l’on pourrait qualifier de fractale jonglant constamment entre 2 dimensions spatio-temporelles une située à l’échelle de l’homme et des États (ordre juridique terrien) et l’autre à l’échelle de l’Humanité (ordre juridique cosmique).

Ainsi :

• Au sein de l’ordre juridique terrien : les États sont libres de conduire dans l’espace les activités qu’ils souhaitent. Ils sont les uniques dépositaires de la liberté spatiale et les garants des activités spatiales conduites par des entités privées. // au sein de l’ordre juridique cosmique : les activités spatiales constituent l’apanage de l’humanité toute entière, ces activités doivent être conduites dans l’intérêt de l’Humanité.
• Au sein de l’ordre juridique terrien : l’EEA et les corps célestes sont insusceptibles d’appropriation. Aucun État ne peut revendiquer de titre territorial dans l’espace et les entités privés ne peuvent prétendre à des titres de propriété sur la surface des corps célestes ou dans l’espace// transposé dans l’ordre cosmique le PNA se mue en PCH : l’EEA et les corps célestes représente le PCH. La titularité du patrimoine cosmique est confiée à l’Humanité.
• A l’échelle terrienne : les personnes envoyées dans l’espace sont qualifiées de personnes à bord d’un engin spatial et soumis à la juridiction de l’État d’immatriculation de l’objet spatial // à l’échelle cosmique, les personnes envoyées dans l’espace profond sont qualifiées d’astronautes et sont considérés comme les envoyés de l’humanité (ils sont l’humanité incarnée sur la scène cosmique).

Si soumis à la gravité terrestre, l’homme s’incarne dans la multitude, élevé au cosmos, il devient l’Humanité. La libération de la gravité appelle une transformation fractale qui implique l’émergence d’une nouvelle entité, l’Humanité, sur la scène cosmique.

C’est pourquoi, l’Humanisation de l’espace ne tend pas seulement à la survie de l’espèce humaine, bien plus, elle est la condition nécessaire permettant à l’homme de grandir en l’humanité.

A l’image des poupées russes, l’homme (saisi dans sa multitude) et l’Humanité (saisie dans son unité), demeurent emboîtés l’un dans l’autre. Assurer la cohésion de l’homme en l’Humanité suppose que la satisfaction de l’intérêt de l’homme aboutisse, in fine, à la satisfaction de l’intérêt de l’Humanité et réciproquement.

Dans cet esprit, le Traité de l’espace a su trouver le juste équilibre entre le global et le fractionné autrement dit : garantir une liberté pleine et entière pour les hommes tout en la finalisant dans l’intérêt de l’humanité.

 

6 – 50 ans après l’adoption du Traité de l’espace, les entreprises privées ont pris le pas sur les États.

Les avancées technologiques ont renversé les bilans coûts-avantages qui sous-tendaient la notion voulant que seules les superpuissances puissent envoyer des humains dans l’espace. SpaceX, la compagnie d’Elon Musk, est devenue la première entreprise privée à voir l’un de ses appareils s’amarrer à la station spatiale internationale en 2012; la compagnie s’est vue accorder un contrat de 1,6 milliard de dollars par la NASA en 2008 pour effectuer du transport de matériel vers la station. Blue Origin, la compagnie du fondateur d’Amazon Jeff Bezos, a franchi un pas important dans le développement de navettes spatiales entièrement réutilisables l’an dernier lorsque sa fusée New Sheppard s’est posée verticalement et avec succès après un vol suborbital.

Ces nouveaux acteurs privés issus du secteur des nouvelles technologies (connus sous l’acronyme GAFA) disposent de moyens importants et sont forces de pression sur les gouvernements (notamment américain). Pour eux le Traité de l’espace représente un obstacle tant pour le développement de leurs activités spatiales commerciales que pour la mise en œuvre du nouvel ordre cosmique qu’ils appellent de leurs vœux.

Les raisons sont les suivantes :

• Le traité de l’espace fait des États les uniques dépositaires de la liberté spatiale : autrement dit, un consortium privé désireux de développer une activité dans l’espace, doit préalablement solliciter une autorisation auprès d’un État (dit de lancement). Celui-ci assumera la responsabilité internationale des activités conduites dans l’espace par les entités privées qu’il a autorisées. A ce titre, l’État approprié exercera un pouvoir de contrôle et de surveillance continue sur lesdites activités. Un tel système apparaît insupportable par les consortiums privés qui souhaitent opérer dans l’espace librement.
• Les nouveaux acteurs privés envisagent une colonisation spatiale libérée des impérialismes étatiques s’écartant du modèle terrestre dont il ne reflétera pas les frontières. L’éthique de la nouvelle communauté spatiale sera fondée sur la science et doit être débarrassée de l’histoire terrienne (art. XII de la Déclaration d’unité d’Asgardia). L’homme doit prendre son destin en main, et se recréer lui-même…Pour ce faire il convient d’accélérer le retrait des États dans les affaires spatiales. Les États en tant que garants de la dignité humaine, en tant qu’espaces d’expression de la citoyenneté, apparaissent de plus en plus comme un frein face aux innovations débridées de certains consortiums privés.
Selon eux l’homo spatialis ouvrira la voie à un posthumanisme prétendument pacifiste par nature, débarrassée de la nature dévoyée des hommes qui est source de guerre, de virus pour l’environnement et de bien d’autres maux encore…
Prions que cette idéologie globalisante (pour ne pas dire totalitaire) ne mette à l’épreuve notre humanité au point de nous renvoyer aux heures sombres de notre histoire….

 

7 – Après avoir examiné les obstacles juridiques à la mise en œuvre du projet ASGARDIA (I) nous envisagerons les points clés d’une humanisation du cosmos raisonnée (II).

 

I – LES OBSTACLES JURIDIQUES A LA REALISATION DU PROJET ASGARDIA

ASGARDIA veut s’imposer comme le premier État spatial dans l’histoire de l’Humanité. Les membres de cette cité flottante pourront prétendre à la citoyenneté asgardienne, sous réserve d’adhérer aux valeurs définies par la constitution asgardienne.

ASGARDIA a pour ambition de mettre en œuvre un cadre juridique autonome et ainsi contourner le Traité de l’espace.

Bien qu’ambitieux, la réalisation d’un tel projet se heurte à de multiples obstacles juridiques et éthiques. La création d’un État spatial asgardien représente une impasse juridique (A) et la citoyenneté asgardienne qui en est son prolongement, constitue une atteinte à l’intégrité de l’humanité (B).

A – La création d’un État spatial : une impasse juridique

« Un État s’entend d’une collectivité humaine installée de manière permanente sur une portion de territoire, dotée d’un gouvernement et jouissant de la souveraineté ».
Le traité de l’espace représente indubitablement une entrave à la constitution de l’État asgardien, d’une part, en ce qu’il interdit formellement toute constitution de titre territorial dans l’espace et d’autre part en ce qu’il impose que toute activité dans l’espace soit conduite sous la responsabilité internationale d’un État terrestre approprié . ASGARDIA ne pouvant être élevé au rang d’État, faute de territoire (1), il demeurera rattaché à la souveraineté d’un État terrestre (2).

1) « Pas d’État asgardien sans territoire »

Un État suppose un territoire, or le droit international de l’espace interdit formellement la constitution de titre territorial dans l’espace. Il en résulte qu’ASGARDIA ne saurait être reconnu comme un État dans le cadre de relations internationales.

La formation d’un État n’est pas concevable sans une assise spatiale. Ainsi, des peuples dispersés ou disséminés sur le territoire d’autres États sont formellement ne peuvent prétendre à la qualité d’État.

Pour l’heure, la communauté asgardienne, regroupe des citoyens de différentes nationalités, et demeure répartie sur l’ensemble de territoires à travers le monde. Elle est un peuple dispersé, sans territoire terrestre défini. Sa demande de reconnaissance en tant qu’État auprès des NU aura bien du mal à aboutir, dans la mesure où elle ne repose sur aucune assise spatiale.

Pourtant, la communauté asgardienne se pense en une nation spatiale durablement implantée dans l’espace. Dès lors les questions suivantes se posent : – ASAGRDIA peut-il être reconnu comme un État spatial ? – Autrement dit, ASGARDIA peut-il revendiquer un territoire dans l’espace ? – La station spatiale asgardienne peut-elle être envisagée comme l’assise spatiale de l’État ASGARDIA ?

De telles questions relatives à l’appropriation de l’espace extra-atmosphérique et des corps célestes et des corps célestes ne sont pas nouvelles et se sont posées dès le début de la conquête spatiale.

Le Traité de l’espace de 1967 a affirmé, en son article II, le principe fondamental de non-appropriation de l’espace extra-atmosphérique et des corps célestes :

«  L’espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes ne peut faire l’objet d’appropriation nationale par proclamation de souveraineté, ni par voie d’utilisation ou d’occupation, ni par aucun autre moyen ».

Le principe de non-appropriation s’entend de manière extensive dans la mesure où:

• Il interdit formellement toute forme d’appropriation que ce soit par:
• déclaration de souveraineté ; aucun titre territorial ne peut être constitué sur un corps céleste par un État.
• utilisation ou occupation ; aucune appropriation ne pourra s’effectuer par suite de prescription acquisitive.

• Il est opposable aussi bien à l’égard des États que des entités privées.

Le principe de non-appropriation, apparaît véritablement comme le rempart contre le risque de revendications conflictuelles entre États sur fond d’extension du territoire national dans l’espace.

Au regard de ce principe, l’espace extra-atmosphérique ou une partie de celui-ci ne saurait servir d’assise spatiale pour ASGARDIA.

Le principe de non-appropriation a acquis une valeur coutumière, au sens du droit international public et force obligatoire à l’égard de l’ensemble de la communauté internationale.
Il en résulte qu’ASGARDIA ne pourrait arguer du fait qu’il n’est pas un État partie au Traité de l’espace pour se soustraire au principe de non appropriation et ainsi revendiquer des droits exclusifs sur l’EEA ou le corps célestes.

Une station spatiale peut-elle être assimilée à une parcelle de territoire ?

La station spatiale asgardienne est qualifiée juridiquement d’objet spatial. De ce fait, elle ne peut constituer, ni même être assimilée, à un territoire. Il en résulte que la communauté asgardienne (ou plutôt ses investisseurs) disposera d’un titre de propriété sur la station spatiale, et en aucun cas d’un titre territorial.

2) Une entité asgardienne dépendante d’un ordre juridique terrestre

Au sens du droit international public, ASGARDIA ne peut prétendre à la qualité d’État, faute de disposer d’une assise territoriale.
ASGARDIA est donc considéré comme une entité non-gouvernementale. Or, toute activité spatiale conduite par une entité non-gouvernementale doit faire faire l’objet d’une autorisation de la part de l’État terrestre approprié (a). En outre, la station asgardienne ainsi que la communauté à bord sera soumise à l’ordre juridique interne de l’État d’immatriculation (b).

a – L’entité asgardienne placée sous la responsabilité internationale d’un État Terrestre

Les Traités spatiaux ont fait des États les véritables garants de l’exercice harmonieux des activités spatiales. A ce titre, ils demeurent les dépositaires uniques de la liberté spatiale.

Toute activité conduite dans l’espace nécessite au préalable l’autorisation d’un État, qui en assumera la responsabilité internationale, conformément à l’article VI du traité de l’espace .

La responsabilité internationale des États implique, que ces derniers délivrent, en amont, aux entités privées une autorisation et, qu’ils surveillent, en aval, de manière continue les activités conduites dans l’espace par les entités dûment autorisées. Il appartient donc aux États de fixer les conditions d’accès des entités privées à l’espace extra-atmosphérique.

ASGARDIA, avant le lancement de son tout premier satellite, devra solliciter l’autorisation auprès de l’État terrestre approprié, qui peut être l’État de lancement. Ce dernier assumera la responsabilité internationale pour les activités conduites dans l’EEA par ASGARDIA.
Dès lors, ASGARDIA ne saurait décider, de manière unilatérale de la mise en œuvre de son projet. Elle devra en référer à un État terrestre, qualifié d’État approprié, qui autorisera et surveillera les activités conduites dans l’espace par ASGARDIA.
La délivrance des autorisations sera assujettie à un certain nombre de prescriptions auxquelles l’opérateur-candidat, ASGARDIA, devra se conformer.

b – La communauté asgardienne placée sous le pouvoir de contrôle et de juridiction de l’État d’immatriculation.

L’ensemble des activités qui se déroulent au sein de l’espace circum terrestre, peu important qu’elles soient conduites par des entités privées, doivent être autorisées et surveillées de manière continue par l’État approprié qui endosse la responsabilité internationale. Il en résulte que de telles activités doivent impérativement être rattachées à un État, sujet de droit international.

L’article VIII du Traité de l’espace dispose que l’État sur le registre duquel l’objet spatial a été inscrit, conserve sous sa juridiction et son contrôle l’objet et tout le personnel dudit objet, alors qu’ils se trouvent dans l’espace extra-atmosphérique ou sur un corps céleste.

L’objet spatial ainsi que tout le personnel qui s’y trouve seront soumis aux lois de l’État d’immatriculation. Plus généralement la vie en orbite sera régie selon l’ordre juridique interne de l’État d’immatriculation.

Dès lors, la constitution asgardienne, qui pose les bases d’ordre juridique interne autonome, est un non-sens juridique. La communauté asgardienne sera nécessairement rattachée à la juridiction d’un État terrestre, qui n’est autre que l’État d’immatriculation.

 

B – La création d’une citoyenneté asgardienne : une atteinte au principe d’unité de l’espèce humaine.

ASGARDIA est décrite comme une collectivité autonome implantée durablement dans l’espace. A terme, les asgardiens, parfaitement adaptés à l’environnement spatial, auront évolués en homo spatialis, doués de capacités nouvelles. Terriens et asgardiens, partageront-ils toujours la même nature humaine ? (1). A n’en pas douter, le projet ASGARDIA prône l’avènement d’un posthumanisme, dont les implications éthiques et juridiques contredisent le corpus juris spatialis et abaisse le statut d’astronaute, en ce qu’ils sont considérés comme les « envoyés de l’humanité »(2).

1) De l’homo sapiens sapiens à l’homo spatialis

Le projet ASGARDIA appelle une transformation de l’espèce humaine et s’inscrit dans le courant de pensée transhumaniste (a). Au plan juridique ASGARDIA devra apporter à la communauté internationale les garanties suffisantes démontrant sa volonté de participer au bien commun de l’humanité dans le respect du principe de l’unité de l’espèce humaine (b).

a – ASGARDIA : un projet transhumaniste assumé

Bien qu’à l’heure actuelle, la communauté asgardienne se compose de personnes résidant sur Terre et relevant de la citoyenneté d’un État terrestre, il n’en reste pas moins que l’ambition d’ASGARDIA est d’amener cette collectivité à s’implanter en orbite afin d’y vivre, d’y travailler, d’y naître et d’y mourir.
Beaucoup prétendent que la colonisation du système solaire ne pourra se faire qu’à la condition que l’homme devienne acteur de sa propre évolution. Aussi, prônent-ils l’utilisation de la science et de la technologie pour améliorer l’espèce humaine, la libérer de ses limites biologiques, et lui permettre de survivre en milieu extrême. « L’homme peut et doit se transformer en utilisant les innovations scientifiques et technologique selon le concept « d’homme augmenté ». Il s’agit de donner souffle à un homme augmenté par l’intelligence artificielle, la robotique ou encore les nanotechnologies. L’homme sera biotechnologiquement préparé au voyage dans l’espace.

A cet égard, Georges S. Robinson établit une classification des individus ainsi modifiés : un homme amélioré (enhanced human) est un individu appartenant à l’espèce humaine homo sapiens sapiens, qui a été amélioré ou altéré biologiquement ou biotechnologiquement à la suite d’une intervention chirurgicale ou biologique ou encore par l’utilisation de produits pharmaceutiques de manière à le rendre temporairement adapté à la vie dans l’espace extra-atmosphérique. Un transhumain est un individu, présentant les caractéristiques majeures d’un humain, mais ayant subi des améliorations consécutives à des interventions biologiques ou chirurgicales (ex. ingénierie réalisée sur sa structure génétique), pour le rendre adapté de manière permanente à l’environnement spatial. Les transformations subies étant susceptibles d’être transmises à la génération suivante. Enfin, un post-humain inclut à la fois des personnes et des entités non-humaines dotées de capacités physiques, intellectuelles et psychologiques, sans précédent, auto-programmées, potentiellement immortelles et illimitées. Selon l’auteur, ces entités viennent en complément des homo sapiens sapiens et non en remplacement et sont qualifiées dans le contexte d’une migration spatiale d’homo alterios spatialis, dans la mesure où ils représentent une extension de la conscience humaine.

La question est la suivante : toutes ces entités feront-elles partie de l’humanité ? Où place-t-on le curseur de la nature humaine ? Est-ce au niveau de l’intelligence, de la conscience, de la capacité à ressentir des émotions ? Si certaines de ces entités ne sont pas considérées comme des humains pourront-elles néanmoins disposer du statut de personne au sens juridique du terme ? Dans l’hypothèse inverse, seront-elles considérées comme des choses ?

De même, au-delà de l’hypothèse de l’homme amélioré, il est évident que l’environnement spatial, impliquant confinement, microgravité, rayonnements cosmiques, éloignement physique avec la Terre, modifiera profondément la nature humaine. Alors, l’espace fera naître l’homo spatialis. Quels seront les rapports entre terriens et spatiens  (ou extra-terriens)? Partagerons-nous toujours la même humanité ? L’ensemble de ces questionnements anticipent l’hypothèse d’une rencontre avec d’autres entités.

ASGARDIA doit anticiper ces questions, car tôt ou tard il y sera confronté et devra être force de proposition pour la communauté internationale terrestre. Sa déclaration posant les premiers principes de la gouvernance spatiale est insuffisante, ASGARDIA se contentant de déclarer son indépendance et le principe d’égalité et de respect mutuel entre les peuples asgardiens et terriens.

b – ASGARDIA : un danger pour l’unité de l’espèce humaine ?

Le projet ASGARDIA peut achopper sur un eugénisme, dans la mesure où seuls les individus, présentant des qualités physiques, intellectuelles, psychiques supérieures ainsi qu’un patrimoine génétique irréprochable, pourraient être sélectionnés pour vivre en orbite et partant accéder à la citoyenneté asgardienne. Le voyage spatial n’est pas à la portée de tous ; la sélection et l’entraînement que subissent les astronautes en sont la preuve irréfutable.
Dans ces conditions, ASGARDIA s’imposerait effectivement comme « la cité des dieux ».

Or, l’eugénisme programmé, fruit d’une politique conduite par un État ou tout autre groupe et qui présente un caractère automatique, généralisé et obligatoire est interdit en ce qu’il porte directement atteinte aux « lois fondamentales de l’humanité » dans leur ensemble et notamment au principe de non-discrimination.

Qui plus est la communauté asgardienne, composée de terriens sévèrement sélectionnés et/ou d’enhanced human, aurait la tentation d’affirmer sa domination dans l’espace et sur Terre.

Les asgardiens devront faire partie intégrante « du genre humain, en tant qu’il est formé de races, de nationalités, de religions différentes et qu’il présente une multiplicité de conceptions ».
Or, sur ce point, la constitution asgardienne ne présente pas des garanties suffisantes. Aussi devrait-elle s’engager plus fermement à assurer le respect du continuum reliant l’homme (pris dans sa diversité) à l’humanité (prise dans son unité).

2) De l’envoyé de l’humanité à l’asgardien

Les personnes envoyées dans l’EEA qualifiées d’astronautes sont considérés aux termes de l’article V du Traité de l’espace comme « les envoyés de l’humanité ».

Les rédacteurs du Traité de 1967 ont affirmé leur volonté de faire des astronautes les mandataires de l’humanité toute entière.

 « Ici, des hommes de la planète Terre ont posé pour la première fois le pied sur la Lune, en juillet 1969, après J.C. Nous sommes venus en paix au nom de toute l’humanité. »

Tel est le message inscrit sur la plaque déposée par les astronautes sur le sol Sélène en 1969. Faisant fi des dissensions terriennes, ce texte symbolique présentait l’homme sur la scène cosmique dans son humanité unie.

En quittant la Terre mère, les hommes doivent se comporter comme les dignes représentants de l’espèce humaine. Le projet asgardien abaisse fondamentalement les fins de la notion d’envoyé de l’humanité. L’homme situé dans l’espace ne serait plus le représentant de l’humanité, mais un asgardien, simple représentant de la cité ASGARDIA.

L’accession de l’homme au cosmos doit se faire dans l’intérêt de humanité, dans le respect de l’essence humaine, avec l’objectif de réaliser une humanité toujours plus unie. L’article V du Traité de 1967 en ce qu’il envisage les astronautes comme les envoyés de l’humanité représente un clapet de non-retour, comme si, en accédant au cosmos, les hommes abandonnaient leurs attaches terriennes à un État-nation, une culture, (etc..), pour devenir fondamentalement humains.

Il serait dangereux de reproduire les divisions terrestres dans l’espace. Or, le projet ASGARDIA, bien qu’il s’inscrive dans une démarche de pacification des relations et d’abolitions des dissensions terrestres, peut aboutir à un scenario « Star Wars » où les asgardiens, hommes aux potentialités supérieures, domineraient les earthkinds, pauvres terreux restés sur une Terre vieillissante. Au sein même d’ASGARDIA des divisions pourraient également surgir entraînant le développement de multiples nationalités spatiales.

Les meilleurs antidotes à ce type de scenarii résident dans une vigilance accrue portée au respect du principe de non territorialisation de l’espace et dans la volonté de conférer, de la manière la plus large possible, la qualité d’envoyé de l’humanité aux personnes situées dans l’espace.

 

II – VERS UNE HUMANISATION RAISONNÉE DU COSMOS

Une humanisation harmonieuse de l’espace repose sur la force du lien assurant la coexistence de l’homme en l’humanité. Autrement dit, l’idée est de faire en sorte que les hommes pris dans leur multitude et leur diversité puissent réaliser librement leurs identités dans le respect de l’intérêt et de l’identité de l’Humanité.

Une telle démarche s’inscrit dans la droite ligne des Traités spatiaux et particulièrement du traité de 1967.

Dans cet esprit, l‘humanisation de l’espace appelle une construction fractale et implique la mise en œuvre progressive de deux ordres juridiques emboités l’un dans l’autre : un ordre juridique terrien, où l’humain s’incarne en l’homme appréhendé dans sa multitude et sa diversité (A) et un ordre juridique cosmique, où l’humain s’incarne en l’Humanité, prise dans son unité (B).

A – Un ordre juridique terrien au sein de la GE

Il existe une zone qui se prête particulièrement bien à une exploitation de l’espace pour les besoins de la Terre. Ainsi, a émergé le concept de la Greater Earth qui redéfinit le périmètre naturel de la Terre (1) et implique la mise en œuvre d’un nouvel ordre juridique spatial transnational (2).

1) Le concept de la plus grande Terre
La conquête des orbites circum terrestres a favorisé l’établissement d’une « plus grande Terre », (Greater Earth), selon l’expression et l’idée proposées, par un groupe de prospective de l’Agence spatiale européenne.

La Greater Earth désigne une région sphérique de l’espace, centrée sur la Terre, où l’influence gravitationnelle de notre planète domine les mouvements de n’importe quel objet. Cette région a un rayon d’environ 1,5 millions de km, s’étendant jusqu’au point de Lagrange L1.

L’appellation de Greater Earth n’a pas été choisie au hasard et matérialise parfaitement l’extension naturelle du périmètre de la Terre dans l’espace. Les activités spatiales pourraient s’y dérouler sans requérir une dépense d’énergie trop importante et sans perte de liaison (communication et surveillance des opérations) avec les autorités basées sur le sol terrestre.

En effet, « Les plates-formes et les bases évoluant dans ce domaine, au lieu d’être au fond d’un puits de potentiel gravitationnel, sont d’un accès mutuel facile : depuis la Terre, le bilan propulsif est, à 1 ou 2 km/s près, le même que celui d’une mise en orbite géostationnaire. Le temps de propagation des ondes radioélectriques ne dépasse pas 3 à 4 secondes, ce qui signifie que les échanges avec la Terre peuvent être de nature continuelle et coopérative, sans relever d’une autonomie supervisée de temps à autre (ce qui est le cas des engins robotiques envoyés sur Mars, puisque le temps nécessaire à un signal pour parcourir la distance séparant la planète bleue de la planète rouge est de vingt minutes). Enfin, en cas de présence humaine à bord,  le temps nécessaire pour un retour sur Terre est de quelques jours, comparable à celui des missions lunaires, tout en étant plus économe en propulsion ».

De plus, cette zone regorge de ressources (solaire, minérale, y compris la Lune et les astéroïdes géocroiseurs) dont l’exploitation, pour les besoins de la Terre, s’avérera très rapidement indispensable pour une population terrienne en pleine expansion.

 Quant aux points de Lagrange, ils représentent un véritable réseau d’autoroutes interplanétaires permettant de parcourir de grandes distances en n’utilisant que très peu de carburant. Certains chercheurs proposent d’installer une station spatiale permanente au point de Lagrange L1 du système Terre-Lune, de manière à « faciliter de façon considérable l'exploration au-delà de l’orbite basse terrestre. Une telle station serait en quelque sorte l'aire de repos la plus proche sur l'autoroute du voyage interplanétaire. De là, des cargos spatiaux à faible poussée, peu gourmands en carburant, pourraient atteindre à leur rythme la destination voulue, tandis que les astronautes les rejoindraient à l’aide de véhicules plus véloces ».

Ce domaine présente des atouts physiques considérables. Soumis à l’attraction terrestre, il demeure en constante interaction avec la Terre : il est, en quelque sorte la zone où s’exerce la domination de la Terre.

Ainsi, les promoteurs de « Greater Earth Initiative » ont rédigé un manifeste dans lequel ils livrent leur vision éthique, politique et économique relative à l’exploitation de cette zone.

Selon eux, l’avenir de l’homme réside dans une exploitation de cet espace, peu important que cette exploitation soit réalisée par des moyens d’origine privée ou gouvernementale. C’est, selon eux, la seule solution permettant de fournir les ressources énergétiques suffisantes pour assurer le développement de l’espèce humaine.

Ils affirment que l’ensemble des ressources naturelles contenues dans la sphère gravitationnelle de la plus grande Terre appartiennent à l’humanité tout entière et doivent être exploitées de manière à assurer la subsistance et le développement de tous les terriens. Ces ressources constituent, conformément à l’article 11 de l’Accord sur la Lune, le patrimoine commun de l’humanité.

2) La mise en œuvre progressive d’un droit spatial transnational

On constate que plus on s’éloigne de la surface de la Terre, plus l’intensité de la gravité décroît et plus la souveraineté des États diminue. La force de gravité conditionne physiquement et juridiquement le lien de rattachement d’un objet envoyé dans l’espace au pouvoir souverain d’un État.

Une analogie peut être observée par rapport au droit de la mer, où la souveraineté de l’État diminue proportionnellement en fonction de l’éloignement côtier.

Ainsi, tout objet situé au sein de cette zone, y compris les personnels à bord, sont soumis, conformément à l’article VIII du Traité de l’espace au pouvoir de contrôle et de juridiction de l’État d’immatriculation, c’est-à-dire à la loi d’un État.

Néanmoins, le développement d’une vie en orbite au sein de la GE, nécessite la mise en œuvre d’un droit à tout le moins harmonisé si ce n’est intégré si l’on veut éviter la multiplication des conflits de lois. De même, l’application stricte de lois étatiques en orbite pourrait achopper sur des différences de traitement entre terriens partageant un même espace. Ceci serait jugé inacceptable par la communauté terrienne vivant en orbite.

Aussi, l’émergence d’un droit international privé matériel semble s’imposer, au sein d’un ordre mondialisé globalisé, comme le complément nécessaire du droit des conflits de lois.

De telles règles résultent souvent de conventions internationales bien que leurs sources soient diverses (accord interprofessionnaux, usage, source interne d’un État..) elles sont d’application immédiate et ont le mérite d’apporter directement une solution à une question de droit (règles du commerce international, convention de Montréal). Elles s’appliquent généralement à un type d’activités ou à des espaces particuliers. Et seraient particulièrement adaptés à la réglementation de la vie en orbite qui implique une approche égalitaire des rapports entre habitants de la GE et la prise en compte de l’environnement particulier en l’occurrence : l’environnement cosmique (qui implique confinement, danger, hostilité, microgravité…)

En l’absence de règles matérielles spatiales on pourra conserver le recours à la loi des États d’immatriculation. La juridiction étatique viendra ainsi en complément de la juridiction transnationale. Autrement dit, les lois nationales des États d’immatriculation permettront de combler l’absence de règles matérielles ou les lacunes de celles-ci.

Progressivement on assistera à la mise en place d’un ordre juridique terrien au sein de la GE, régulé par des normes transnationales uniformes, d’un droit terrien commun, adaptées à l’environnement cosmique et finalisé dans l’intérêt de tous les États quel que soit leur niveau de développement économique ou scientifique.

Au sein de cette zone, il y a lieu de garantir une survivance des compétences étatiques dans une optique harmonisée. L’État doit conserver un rôle de régulateur, de contrôle et de juridiction. Pourtant au vu du contexte, il est légitime de redouter que la juridiction des États ne se fassent débordées par le pouvoir des consortiums privés.

Le risque est, à l’image d’Asgardia que les engins spatiaux et les personnels à bord ne relèvent plus de la juridiction d’un État mais de la propriété d’une entité privée qui exercera un contrôle sur les populations à bord et non une véritable juridiction, qui relève de la compétence exclusive des États.

Que faire alors si une telle entité privée impose des manipulations génétiques ou des vaccinations obligatoires de la population à bord de l’engin spatial. Quel sera le siège de l’expression de la citoyenneté et de la liberté individuelle ? De telles questions ne relèvent malheureusement plus de la science-fiction…

Par notre histoire nous connaissons les dangers des idéologies totalitaires étatiques mais quand sera –t-il des idéologies arbitraires des entités privées ?

Conformément au traité de l’espace, les États doivent demeurer les seuls dépositaires de la liberté spatiale et les garants de l’exercice harmonieux des activités spatiales.

 

B – Un ordre juridique cosmique

Au-delà de la zone de la GE, libéré de toute domination terrienne, l’humain fait l’expérience de l’autonomie. Une colonie spatiale située dans l’espace profond échappe de facto au pouvoir de contrôle et de juridiction d’un État terrestre. Si depuis notre référentiel terrien, l’humain s’incarne dans la multitude et la diversité, en revanche appréhendé depuis un référentiel cosmique, de densité supérieure, l’humain s’incarne dans l’unité, il devient l’humanité (1). Ce changement de dimension spatio-temporelle implique un changement de dimension normative : le droit terrien cède la place à un droit cosmique (2).

1) L’humanité, nouveau sujet de droit

Nous sommes une seule et même humanité, une même personne juridique, mais diffractée par l’effet du champ gravitationnel terrestre qui nous incarne en une multitude d’individus. L’humanité en tant qu’unité n’est pas visible depuis notre espace-temps (fractale spatio-temporelle), elle s’incarne dans des densités supérieures. Autrement dit, nous ne pouvons voir l’humanité car en tant qu’homme nous sommes un de ses composants. Appréhender l’humanité dans son ensemble nécessiterait de s’extraire de notre espace-temps pour accéder à des densités supérieures.

Les recherches en neurosciences sur les différents états de conscience (comme la méditation profonde et les expériences de mort imminente) mais également la somme de témoignages de personnes relatant leurs expérience de voyage astral, montrent que la conscience peut s’élever à des fractales de densité supérieures et avoir accès à une quantité d’informations plus important et à des sentiments plus profonds. Nous pensons également que le voyage interplanétaire constitue une autre voie possible et complémentaire permettant à l’individu de s’élever au sein de densités supérieures. Les témoignages des astronautes sont là pour nous rappeler, à quel point, les séjours dans l’espace extra-atmosphérique peuvent modifier les états de conscience. Il est souvent relaté, l’expérience de ce personnel spatial qui, voyant une montre bracelet flottant devant lui, s’interroge sur sa provenance, alors qu’il s’agissait tout simplement de sa propre montre qui se trouvait à son poignet… Je pense également à l’astronaute Edgar Mitchell qui a fait des expériences de télépathie et qui a son retour sur terre a travaillé sur les États de conscience augmentée en créant l’institute of noetic sciences. Les out of body experiences sont également souvent relatées par les astronautes. Sous l’effet de la libération de la gravité, l’esprit se dissocie du corps physique pour vivre une existence autonome et explorer librement l’espace environnant.

« La conscience (alors) s’expanse au-delà du corps et surgit un sentiment d’interdépendance mystique avec le monde extérieur, jaillissant des tréfonds du corps et se manifestant sous la forme d’une conscience sensorielle aiguë et d’une force relâchée et illimitée (…) Le temps semble se démultiplier et l’on peut voir lentement arriver les menaces et y parer avec calme et détachement. »

Les voyageurs de l’astral, les astronautes, les méditants, les saints, tous partagent ce sentiment de connexion avec quelque chose de plus grand que soi, le divin, l’univers ainsi que le besoin d’être connecté à soi-même et à la « Source ».

Sur ces sujets, je soutiens une recherche scientifique fondée sur le principe de liberté la plus large possible quel que soit les domaines d’étude, une mise à l’écart des idéologies ambiantes, une place prépondérante accordée à l’expérience humaine et un traitement des hypothèses sans passion ni préjugés….

Au plan juridique, l’article V du Traité de l’espace dispose que les astronautes sont considérés comme des envoyés de l’humanité, placés sous la protection de l’humanité tout entière, rattachés juridiquement à l’humanité : autrement dit, en situation d’autonomie, libéré du champ gravitationnel terrestre, l’humain s’incarne en l’humanité, il est l’humanité incarnée sur la scène cosmique. Nous qualifions d’astronaute, toute personne envoyée dans l’espace, en situation d’autonomie et d’indépendance vis-à-vis des autorités terriennes. L’astronaute s’est élevé à un espace-temps de densité supérieure à celui de la Greater Earth. L’astronaute est dilaté aux dimensions l’espace-temps cosmique, abandonnant sa nature terrienne pour devenir véritablement humain. En ce sens, il ne représente pas seulement l’Humanité sur la scène cosmique, mais la réalise : il est l’incarnation de l’Humanité.

Posant que l’astronaute est l’Humanité, alors sa dimension présente recouvre à la fois le passé, le présent et le futur des hommes restés sur Terre ; son patrimoine s’étend au-delà de celui d’un seul homme, pour y intégrer une partie du cosmos et son environnement ne se limite pas à la biosphère.

Sur Terre, l’humanité est diffractée en une multitude d’individus. Certes, l’humanité est présente en chaque homme, mais chaque homme, chaque terrien ne peut incarner l’humanité dans son unité, à lui seul. Il n’est qu’une facette unique de l’humanité. En revanche, changeant de densité spatio-temporelle, s’élevant au cosmos, l’astronaute, change d’état de conscience pour englober l’humanité dans son unité. Il devient l’Humanité.

Au sein de la fractale cosmique, l’Humanité n’est pas une fiction juridique mais une véritable personne incarnée dans les astronautes. D’un point de vue juridique, cela nous épargne de réfléchir à des techniques de représentation de l’Humanité puisque l’astronaute, envoyé de l’Humanité, est lui-même, l’Humanité.

La conscience humaine s’expanse au point de devenir un seul et même être.

L’humanité, sujet de droit est rattachée à un ordre juridique cosmique dont il convient de tracer les grandes lignes.

2) Un droit cosmique, inspiré du droit naturel

Toute relation juridique implique nécessairement que les parties partagent un même espace et une même temporalité. Cette condition sous-tend toute intersubjectivité. L’Humanité ne peut entrer en relation juridique qu’avec une altérité de même « densité », de même échelle qu’elle, à savoir une entité extraterrestre. Un tel rapport juridique s’inscrit, non pas au sein du référentiel terrien mais au sein du référentiel cosmique. Ainsi, l’humanité ne peut être soumise ne peut être considérée comme un sujet de droit terrestre, incluant le droit international, elle est un sujet de droit cosmique.

Le droit cosmique qui sous-tend une intersubjectivité (b), repose sur le droit naturel de l’humanité (a).

a – Le droit naturel de l’humanité

Robinson Crusoé, seul sur son île déserte, n’est soumis à aucune loi, ni à aucun droit et sa liberté est illimitée car non entravée par autrui. A chaque instant, il fait acte de volonté, décide de ce qu’il veut faire, dans son intérêt propre en tant qu’est un être de raison. Ses actes sont guidés par des impératifs de justice. L’humanité est comme un seul homme, mais élevée à une densité temporelle supérieure, il en résulte que le droit naturel de l’Humanité présente nécessairement une construction homothétique au jus naturale tel que révélé chez l’homme et ses principes généraux ont inspiré la magna charta du droit de l’espace.

Le droit naturel tend à formuler des principes intangibles, immuables, qui échappent aux fluctuations de l’histoire et des mœurs. Il consiste en un droit fondé uniquement sur l’appartenance des hommes à une même humanité, au genre humain et non un droit façonné par la société des hommes.

L’Humanité et les hommes sont fondamentalement le même être ; seule change l’échelle fractale de perception. Autrement dit, « nous sommes le même humain dans un autre espace-temps. Cet humain se nomme Humanité ».

Un tel schéma réconcilie les dimensions immanente et transcendante de l’humanité puisque l’homme et l’humanité sont le même être mais inscrit au sein de fractales différentes : en chaque homme, l’humanité (immanence) ; en l’humanité, chaque homme (transcendance).

Le droit naturel de l’homme est-il le même que le droit naturel de l’humanité ? oui et non

– oui car l’Humanité et les hommes partagent la même nature, les mêmes caractères fondamentaux  et la même fin dans la mesure où ils sont fondamentalement le même être.
– Non car si la nature de l’homme se confond avec celle de l’Humanité, en revanche, les sens physiques et psychiques des hommes sont adaptés à l’espace-temps terrien. Tel est ce qui différencie l’humain de l’Humanité. Le droit naturel se compose de préceptes que découvre la raison humaine dans sa démarche déductive, or la raison est ancrée et limitée par l’espace-temps dans lequel elle s’inscrit. L’homme ne peut comprendre dans sa totalité la nature profonde de l’humanité (droit naturel cosmique, droit divin), il ne peut la découvrir par lui-même, que partiellement, par le droit naturel (terrien).

Le droit naturel de l’Humanité et le droit naturel de l’homme constituent un seul et même droit, mais découvert et établi variablement, par une conscience ancrée au sein de fractales différentes.

Les principes de droit naturel, en ce qu’ils prennent en considération la nature et la finalité de l’Humanité, sont, par essence immuables, universels et éternels. La variabilité des règles ne contredit ni l’immutabilité ni l’universalité du droit naturel. Cette variabilité découle du fait que les règles de droit naturel demeurent intelligibles et formalisés par les hommes qui ne cessent de progresser dans la connaissance de la nature humaine et de l’évolution de conscience qui est toujours susceptible de s’affiner.

Il reste à cerner les contours du droit naturel de l’humanité.

A ce titre, les normes spatiales, telles que formalisées au sein des accords onusiens prescrivent des comportements, des conduites sur la base de valeurs qu’elles entendent voire consacrer. Ces valeurs s’inspirent largement des droits naturels de l’homme qu’elles entendent élever au rang de l’Humanité.

L’Humanité, en tant que personne dispose donc de droits naturels et imprescriptibles parmi lesquels figurent naturellement la vie, la liberté et le patrimoine.

Ainsi, le droit naturel de l’Humanité à la vie est composé tant du droit à la conservation que du droit à l’unité du genre humain.

Le droit à la conservation a pour finalité la perpétuation de l’Humanité en tant qu’espèce. Il relève du droit et non du fait car bien que l’Humanité dispose d’un droit à l’existence, elle a surtout le devoir de continuer à exister. Le droit à l’unicité a, quant à lui, pour finalité l’intégrité de l’Humanité, c’est-à-dire l’interdiction de toute privation de l’humanité d’une de ses parties ou de toute division de l’humanité en sous espèces.

Le droit de l’Humanité à la liberté (incluant la liberté de pensée et de conscience, etc…) est un droit fondamental qui renvoie expressément à l’aptitude de l’Humanité à exercer sa volonté, c’est à dire à être en capacité de choisir et de faire. Elle est l’expression de l’individualité. C’est parce que l’Humanité est un être libre, qu’elle est reconnue comme personne juridique sur la scène cosmique. Art I du Traité de l’espace. L’exercice de cette liberté de l’Humanité n’aura de bornes que celles qui assurent aux autres entités extraterrestres la jouissance de ces mêmes droits sur la scène cosmique.

La liberté apparaît fondamentalement indissociable de la responsabilité : l’Humanité sera tenue de répondre de ses actes devant les entités aliènes.

Le droit au patrimoine est un droit fondamental en ce qu’il assure la conservation de la vie et représente fondamentalement une sphère de souveraineté individuelle inviolable pour l’Humanité. Le patrimoine s’entend de l’ensemble des droits, des biens et des obligations d’une personne. L’article 11 de l’Accord sur la Lune dispose que les corps célestes, orbites et trajectoires en direction de ces corps constituent le patrimoine commun de l’humanité, en ce sens, ils constituent à la fois sa propriété mais également « l’espace matériel » marquant l’identité propre de l’Humanité.

Le droit naturel a pour vocation de déterminer l’essence de l’Humanité et sa finalité dans l’univers. Il revêt une importance capitale dans le cadre de la colonisation de l’espace et doit être pensé en amont de tout projet d’habitation du cosmos.

Le droit naturel constitue un verrou aux projets de colonisation transhumaniste. En effet, dans un scenario de type ASGARDIA, l’humanité devient divisible et sa nature variable et évolutive. L’homme influant directement sur son évolution, se dotera personnellement de son propre code de conduite conforme à l’image qu’il se fait de lui-même.

Pour ma part l’humanisation de l’espace doit, à l’image des voyages astraux, conduire à une augmentation de conscience, permettant à l’homme s’élever en l’humanité.

b – Jalons pour un droit cosmique

Le droit cosmique a vocation à régir des faits de conduite inter-aliène qui se situent dans un temps et un espace différent de l’espace-temps propre au référentiel terrien. Il est donc impératif de clarifier et définir le domaine de validité du droit cosmique (α), avant de démontrer la nature intersubjective de ce droit (β).

α – Le domaine de validité spatial d’un ordre juridique est « l’espace pour lequel valent les normes de cet ordre juridique, c’est-à-dire la sphère dans laquelle les faits-conditions doivent être réalisés pour que la conséquence de droit doive se produire d’après la norme juridique, ou le territoire à l’intérieur duquel devra être réalisée, le cas échéant, la conséquence de droit ».

Le droit cosmique n’est valable qu’au sein de la fractale « cosmique », c’est-à-dire au sein de l’espace-temps de densité supérieure à notre espace-temps terrestre.

Quant à la validité temporelle du droit cosmique c’est « la période pendant laquelle la norme est applicable en tant que telle est le domaine de validité temporel de cette norme ». Ici, le domaine de validité temporel du droit cosmique doit s’entendre dans le sens de sa densité temporelle propre. Le temps cosmique est dilaté par rapport au temps terrestre.

Ainsi, si le droit international de l’espace s’inscrit dans une temporalité limitée à celle des hommes et à la dimension présente ; le droit cosmique s’étend, quant à lui, à celle de l’Humanité, c’est-à-dire qu’il présente une temporalité incluant les générations passées, présentes et futures. Cela signifie que la dimension présente du droit cosmique inclut, à la fois, le passé, le présent et le futur du droit international de l’espace. Cette dilatation temporelle est visible notamment, pour les crimes contre l’humanité en ce qu’ils sont imprescriptibles par nature car l’humanité, victime, est par définition intemporelle. Ainsi, « l’atteinte à l’humanité pourrait être considérée comme un crime relevant du droit naturel, d’essence supra nationale et transcendante au point que son imprescriptibilité a été constatée et non édictée par le législateur ».

Quant au domaine de validité personnel, il indique les individus à l’égard desquels la norme est valable. Ici, le domaine de validité personnel du droit cosmique est très différent de celui du droit de l’espace. En effet, le droit de l’espace a pour destinataire direct les États et les organisations internationales par l’intermédiaire desquels il réglemente la conduite des hommes, tandis que le droit cosmique s’adresse à l’Humanité, personne juridique.

Le droit cosmique régit les rapports entre entités de même densité temporelle au sein de la fractale cosmique ; à savoir les rapports juridiques entre l’humanité et toute forme d’altérité aliène.

Il serait erroné de considérer le droit cosmique comme un ordre suprême, au domaine de validité illimité et supérieur au droit international de l’espace. Aucune hiérarchie n’existe entre ces deux ordres juridiques, ils s’inscrivent simplement au sein de deux fractales spatio-temporelles différentes ; leurs domaines de validité respectifs étant totalement différents et parallèles.

 

β – L’intersubjectivité du droit cosmique

Il s’agit de régir les rapports entre des entités conscientes et libres partageant un même espace, une même temporalité et des références communes.
Elevée au sein de la fractale cosmique, l’Humanité apparaît comme une personne juridique, dotée de la capacité d’agir et susceptible d’entrer en contact avec des entités aliènes de même nature. C’est cette relation interaliène que l’ordre cosmique tend à régir.
Le pacte cosmique découlerait ainsi d’un contrat social entre Humanité et altérité extraterrestre, reposant expressément sur la volonté des acteurs et garantissant la liberté entre toutes les entités occupantes du cosmos. Ce pacte se calquerait de manière homothétique, sur le schéma des théories contractualistes impliquant de

 «trouver une forme d’association par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui-même et reste ainsi aussi libre qu’auparavant.»

De cette rencontre de volontés interaliènes, de ce pacte cosmique, découleront des règles de droit effectivement en vigueur au sein de l’espace cosmique.
Le droit cosmique représente donc un ensemble de règles et de normes juridiques destinées à régir les relations entre l’Humanité et les autres entités conscientes aliènes.

Il est impossible de définir les lignes directrices du droit positif cosmique, depuis notre espace-temps, pour deux raisons principales :
Premièrement, le droit cosmique s’inscrit fondamentalement dans une fractale spatio-temporelle à laquelle, l’homme et plus largement la communauté internationale n’a pas accès.
Deuxièmement, le droit cosmique découle d’un contractualisme entre deux ou plusieurs entités conscientes et volontaires, à savoir, d’un côté, l’Humanité et de l’autre côté, les altérités aliènes. En conséquence, l’absence de réciprocité avec les extraterrestres, empêche l’établissement d’un droit cosmique, dans la mesure où celui-ci ne peut résulter de la volonté unilatérale de l’Humanité.

Le droit cosmique se pense et se pose pour des entités conscientes inscrites au sein d’un même espace-temps cosmique, sa finalité tend à l’harmonie des rapports sociaux au sein de cette fractale.
Le droit est défini comme l’ensemble des règles de conduite qui gouvernent les rapports entre les hommes à un moment donné dans une société déterminée.

CONTACT TERRIEN – ETI : aspects juridiques et prospectifs

Par Perrine BARTHOMEUF
Avocat, Docteur en droit

décembre 2017

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“L'homme-individu est essentiellement famille, tribu, nation. Tandis que 
l'humanité, elle, n'a pas encore trouvé autour de soi d'autres Humanités pour se pencher sur elle et lui expliquer où elle va. »

Le père Theilhard de Chardin oubliait certainement nos frères galactiques…

1 – Les recherches portant sur « l’hypothèse extraterrestre 1 » sont toujours abordées sur la pointe des pieds, de peur d’être « exclues du champs du savoir recommandable 2 ». A croire que pour pouvoir étudier les phénomènes OVNI, il faille obtenir un permis de bonne conduite scientifique, unique passeport jugé sérieux pour conduire des recherches dans ce domaine. C’est ainsi que l’hypothèse de l’existence d’intelligence extraterrestre est étudiée sous l’angle rassurant des systèmes probabilistes, telle que l’équation 3 par trop simpliste et totalement inopérante de Drake ou encore selon des « stratégies scientifiques 4 » dont aucune n’a jusqu’alors produit le moindre résultat.

Les stratégies scientifiques développées au service de l’ufologie consistent :
– soit, à sonder l’univers à la recherche de signes de vie. Concrètement, il s’agit d’envoyer des signaux dans l’espace et d’attendre patiemment la réponse des extraterrestres…(programme SETI) 5 .
– soit, à « approfondir la compréhension que nous avons de notre planète et des conditions d’apparition de la vie 6 » afin de dégager des principes universels pour tous les êtres vivants. Ces études ont été appuyées par la découverte des exoplanètes, vers la fin des années 1990, relançant les spéculations sur l’existence de planètes abritant la vie.

2 – De telles méthodes fondées sur la science, la rationalité, la recherche de preuves matérielles échouent dans la démonstration de l’existence d’une vie biologique extraterrestre, puisque dans ce domaine, on sait par expérience ou ne sait pas.
La somme des témoignages recueillis depuis des siècles sur le phénomène OVNI, les ouvertures de conscience vécues par les expérienceurs, l’intérêt porté par les gouvernements à l’hypothèse E-T, nos intimes convictions en la matière, sont autant d’éléments qui appuient la réalité du phénomène OVNI et légitiment un positionnement de la société civile sur les implications politico-juridiques d’un contact Humain- Aliène.
A tout le moins, la communauté internationale dans son ensemble devrait considérer cette hypothèse comme un objet d’étude digne d’intérêt dans la mesure où les cas d’observations de PAN ou de contact avec des entités aliènes sont en augmentation croissante ces dernières décennies.

3 – Cette augmentation résulte principalement de deux facteurs : d’une part, le développement de l’énergie atomique et d’autre part, l’accès de l’homme à l’espace.

– Les sites nucléaires civils et militaires sont régulièrement visités. On constate une corrélation entre l’augmentation du nombre d’observations d’OVNI et le développement de l’armement et des centrales nucléaires. Les raisons invoquées au soutien de ce phénomène sont les suivantes : -l’activité nucléaire est perçue comme une menace par les ET ; – les extra-temporels souhaitent nous protéger de nous-mêmes afin que notre humanité ne s’abîme dans un conflit nucléaire – il existerait une loi physique qui relierait activité nucléaire et observation de PAN, en ce sens que les explosions nucléaires entraineraient une matérialisation subite et non désirée des vaisseaux ET 7 . Comme si le fait de fissurer le noyau d’un atome générait une perturbation au sein d’un espace-temps parallèle, lieu de vie d’entités aliènes.

– La multiplication des vols spatiaux en orbite basse a également contribué à attiser la curiosité des vaisseaux aliènes. Nombreux sont les témoignages des astronautes qui estiment avoir été suivis durant leur voyage orbital.

Le 19 septembre 2006, lors de la mission STS 115 la navette ATLANTIS ne peut effectuer sa rentrée atmosphérique et doit attendre 24 heures en raison d’un objet qui interfère avec sa trajectoire. L’objet la suit depuis plusieurs heures. Aucune explication officielle n’a jamais été donnée par la NASA. En conférence de presse, l’astronaute du vol, Mary Anne Stefany Shyn-Piper perd littéralement ses moyens et s’évanouit 8 en tentant d’expliquer ce qui s’était passé.

Elle n’est pas la seule, nombre d’astronautes auraient été confrontés à des ovnis et/ou à des présences extra-terrestres. Là où certains, comme Edgard MITCHELL, ont tenté d’avertir le public, d’autres préfèrent se murer dans le silence par peur de représailles.

4 – Il est temps de réfléchir au cadre juridique d’un éventuel contact avec des entités ET.

Une telle démarche se fait d’autant plus pressante qu’une nouvelle ère s’ouvre pour l’homme : celle de l’humanisation du cosmos. En effet, une habitation permanente et autosuffisante de l’espace s’impose dans un contexte de surpopulation et de raréfaction des ressources terrestres.

L’humanisation de l’espace entrainera inévitablement une multiplication des contacts.

5 – Envisager les rapports juridiques entre humains et entités aliènes suppose, au préalable, de définir l’ordre juridique auquel sera rattaché ce rapport de droit.

Il convient de différencier selon que le contact ait lieu au sein du champ gravitationnel terrestre ou au sein d’un Espace-Temps (E-T) de densité temporelle supérieure.

L’espace-Temps terrien correspond à la zone de la plus grande Terre. La Greater Earth désigne une région sphérique de l’espace 9 , centrée sur la Terre, où l’influence gravitationnelle de notre planète domine les mouvements de n’importe quel objet. Cette zone constitue physiquement le périmètre naturel de la Terre et juridiquement un espace sous domination terrienne.

Elle est le siège d’un ordre juridique terrien.

Le droit terrien a vocation à s’appliquer au sein de la Greater Earth, il s’inscrit dans une temporalité limitée à celle d’un être humain et à la dimension présente et s’applique à l’égard des hommes et éventuellement d’entités aliènes incarnées au sein de ce même espace-temps.

Au-delà de cette zone, libéré du champ gravitationnel terrestre, l’humain s’incarne au sein d’un espace-temps de densité temporelle supérieure. Les hommes vivent une augmentation de conscience, font l’expérience de l’unité au point de s’incarner en une nouvelle personne : l’Humanité. « La conscience (alors) s’expanse au-delà du corps et surgit un sentiment d’interdépendance mystique avec le monde extérieur, jaillissant des tréfonds du corps et se manifestant sous la forme d’une conscience sensorielle aigüe et d’une force relâchée et illimitée (…) Le temps semble se démultiplier et l’on peut voir lentement arriver les menaces et y parer avec calme et détachement 10 » . Le temps se dilate, les distance se raccourcissent, la matérialité disparait : l’humain s’incarne ou se désincarne au sein d’un autre espace-temps, il devient l’humanité incarnée. Tous ceux qui ont vécu ce type d’ascension spatiotemporelle (voyageurs de l’astral, astronautes, méditants, saints) partagent ce sentiment de connexion avec quelque chose de plus grand que soi, le divin, l’univers et tous manifestent un besoin d’être connecté à soi-même et à la « Source ».

Autrement dit, si au sein de l’espace-temps terrien, soumis au champ gravitationnel terrestre, l’humain apparaît incarné dans une multitude d’hommes, en revanche élevé au cosmos l’humain fait l’expérience de l’unité, pour devenir une personne unique : l’Humanité.

Ce changement de dimension spatio-temporelle implique un changement de dimension normative : l’ordre terrien cède la place à un ordre cosmique. Les contacts humanité-alienité se feront non pas dans un tête à tête mais dans un conscience à conscience.

6 – L’hypothèse d’un contact avec l’Autre doit s’envisager dans une valorisation des identités respectives. Nul ne saurait devenir le martyr ou le bourreau de l’autre.

Un contact avec une entité aliène au sein de la GE sera rattaché à l’ordre juridique terrien (I) tandis qu’un contact au sein d’un E-T supérieur sera rattaché à un ordre juridique cosmique(II) dont il s’agit de définir les contours respectifs.

 

I – CONTACT HOMME-ENTITE ALIENE AU SEIN DE LA PLUS GRANDE TERRE

La communauté des ufologues a toujours été favorable à l’adoption et à la mise en œuvre d’un protocole à suivre en cas de contact avec des ET. L’objectif consiste à traiter efficacement un signal ou un contact au niveau international tout en évitant de générer un climat de stress et de panique au sein des populations(A). Passée la phase de détection, il convient de réfléchir, de manière prospective, aux normes transnationales susceptibles d’encadrer le rapport de droit entre un humain et une entité intelligente aliène, de sorte que chaque individu et/ou chaque collectivité humaine (Etats, etc.) connaissent ses droits et devoirs face à une ETI(B).

A – PROCEDURE A SUIVRE EN CAS DE CONTACT : PORTOCOLE POST-DETECTION

Dans le cadre du programme SETI, l’Académie Internationale d’Astronautique a élaboré un protocole post-détection à suivre en cas de détection d’un signal extra-terrestre par un individu ou une collectivité.

Celui-ci consiste en 9 principes : 11

1 – Des consultations internationales devront être organisées afin d’envisager l’opportunité de l’envoi d’un message aux civilisations extraterrestres.
2 – Les consultations relatives à l’envoi ou non d’une réponse et sur le contenu de cette dernière doivent s’effectuer par le COPUOS 12 en consultation avec les organisations gouvernementales et non gouvernementales intéressées.
3 – Ces consultations sont ouvertes à la participation de tous les États intéressés et sont destinées à aboutir à des recommandations reflétant un consensus.
4 – Il revient à l’Assemblée générale des Nations Unies de prendre la décision d’envoyer ou non un message à l’intelligence extraterrestre et d’en déterminer le contenu sur la base des recommandations du COPUOS
5 – Si une décision est prise d’envoyer un message à l’intelligence extraterrestre, elle sera envoyée au nom de l’humanité, tout entière
6 – Le contenu du message doit garantir la préservation des intérêts l’humanité. Le contenu du message devra être mis à la disposition du public et libre de consultation
7 – (…)
8 – Il est fait défense aux Etats d’entrer en communication avec des ETI sans consultation préalable de la communauté internationale
9 – les États signataires de la présente Déclaration et les organismes des Nations unies doivent faire appel le plus largement possible à l’expertise de scientifiques, d’universitaires et d’autres personnes reconnus dans ce domaine.

Ce protocole poursuit un triple objectif : vérifier la provenance extraterrestre du signal, éviter tout phénomène de panique au sein des populations et, traiter l’information à l’échelle internationale en prenant soin que les réponses soient apportées au nom de l’humanité tout entière et dans l’intérêt de l’humanité tout entière.

Toutefois, on peut s’interroger sur la pertinence de telles procédures post-détection au regard de deux arguments souvent avancés : d’une part, les entités aliènes semblent privilégier les contacts intimistes d’individus à individus, et d’autre part, les contacts dits « collectifs » demeurent, aux dires de certains ufologues, captifs de la compétence ou plutôt de « l’omerta » des États.

La rencontre avec l’autre provoquera un choc identitaire permettant à l’Humanité de mieux se comprendre, de connaître sa nature profonde.

Afin de se préparer au contact, l’humanité doit s’interroger sur les droits fondamentaux des hommes opposables aux ETI (extraterrestrial Intelligence).

B – LE CADRE JURIDIQUE RÉGISSANT LES RAPPORTS ENTRE LES HOMMES ET LES ENTITÉS ALIÈNES INTELLIGENTES

Le droit terrien a vocation à régir des faits de conduite homme-aliène qui se situent au sein de l’espace-temps terrien. Il convient de définir le domaine de validité du droit terrien inter-aliène (1), avant d’en envisager le contenu (2).

1 – Domaine de validité du droit terrien inter-aliène
Envisager un rapport de droit entre des hommes et des entités aliènes implique, comme préalable, que les consciences s’incarnent au sein d’un même espace-temps. L’accord inter-aliène supposent que les entités aliènes soient situées au sein de la Greater Earth. Ceci pour deux raisons essentielles : la première tenant au fait qu’un rapport intersubjectif ne peut intervenir que si les parties partagent le même espace et le même temps et la seconde consistant dans la situation d’égalité des parties ; de rapport entre semblables. Ceci signifie que l’Autre prend sens uniquement s’il est reconnaissable comme une conscience perceptive semblable. Ainsi, « en considérant l’autre de façon conséquente comme un être raisonnable et libre, je reconnais sa sphère de liberté et, en retour, auto-limite la mienne. De la réciprocité de traitement et d’influence se déduit , 2 | 2008, mis en ligne le 16 décembre 2009, consulté le 02 novembre 2013. URL : http://trajectoires.revues.org/209′]une relation de nature juridique 13 ».

Il en résulte que le domaine de validité du droit terrien interaliène est le suivant :

Domaine de validité territorial : Le domaine de validité spatial d’un ordre juridique est « l’espace pour lequel valent les normes de cet ordre juridique, c’est-à-dire la sphère dans laquelle les faits-conditions doivent être réalisés pour que la conséquence de droit doive se produire d’après la norme juridique, ou le territoire à l’intérieur duquel devra être réalisée, le cas échéant, la conséquence de droit ». Le droit interaliène terrien n’est valable qu’au sein de la zone de la plus Grande Terre, limité par le champ gravitationnel terrestre.

Domaine de validité temporel : Il s’agit de « la période pendant laquelle la norme est applicable en tant que telle est le domaine de validité temporel de cette norme 14 ». Une norme peut être valable pour une durée prédéterminée mais il se peut également qu’elle reste valable jusqu’à ce qu’elle soit abrogée par une norme postérieure. Ici, le droit inter-aliène terrien s’inscrit dans une temporalité limitée à celle des hommes et à la dimension présente. Elle est e temps propre généré par le champ gravitationnel terrestre.

Le domaine de validité personnel vient préciser les destinataires directs de la norme de droit inter-aliène terrien, c’est-à-dire les individus à l’égard desquels la norme est valable. En l’espèce, seuls seront concernés les hommes et toutes entités aliènes à la condition qu’elle soit incarnée au sein de notre espace-temps terrien.

Il convient d’envisager quelles pourraient être les grandes lignes du droit terrien inter-aliène.

2 – Jalons pour un droit terrien inter-aliène au sein de la Greater Earth

Les droits de l’homme constituent le socle de notre modernité politique et anthropologique dans la mesure où ils participent de notre idée de l’être humain. De la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 à la Déclaration Universelle de 1948, les droits humains revêtent une dimension éthique, humaniste, rationnel et laïque. Ils sont les marqueurs de l’identité humaine ; et représentent les droits inaliénables de chaque homme.

Aussi, envisagés dans le cadre d’une relation homme-ETI, les droits de l’homme doivent être opposables aux entités aliènes.

Les droits fondamentaux humains opposables aux aliènes pourraient comprendre les droits de l’homme et certains droit assurant la protection de notre environnement terrien étendu à la Greater Earth.

Le droit terrien inter-aliène pourrait contenir les principes suivants (dont la liste n’est pas exhaustive) divisé en deux parties respectivement relatives aux droits individuels et aux droits collectifs :

Les droits individuels :

– Le principe du droit à la vie « Tout individu a droit à la vie ».

Le principe de la liberté: « Tous les êtres humains et entités aliènes sont libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité 15 ».

– Le principe du droit à la reconnaissance de la personnalité juridique (aliène ou humain) et au respect de celle-ci.

– Le principe du respect de la vie privée : «Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes 16 ».

– Le principe de la liberté de pensée et de conscience : «Toute personne a le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion 17 ». Les ETI ne doivent pas interférer dans notre processus de réflexions et de choix personnels. PA sde soumission intellectuelle.

– Le droit à l’évolution et le droit au refus de l’évolution (posthumanisme, hybridation, etc.).

– Le droit au respect du corps humain 18 et le principe de l’inviolabilité du corps humain « Aucune puissance extraterrestre ne prendra, ne possèdera, ou ne manipulera du matériel biologique ou génétique humain pour quelque raison que ce soit 19 ».

Les droits collectifs :

– Le principe de la souveraineté. Le Peuple terrien est souverain et indépendant. « Aucune force extraterrestre n’enfreindra ou n’abrogera la souveraineté humaine de cette planète 20 ».

– La Greater-Earth constitue le territoire, siège de la souveraineté du peuple terrien. « La Greater Earth demeure libre d’intervention, d’occupation ou d’exploitation, à la fois mentales et physiques extraterrestres sauf consentement express du Peuple terrien 21 ».

– Le principe de navigation pacifique au sein de la Greater Earth.

– Le principe de la primauté de la Loi Terrienne au sein de la Greater Earth

– Le principe de respect de l’identité et de l’intégrité de chaque espèce consciente

– Le principe de non-contamination de l’environnement terrien. Eviter toute contamination ainsi que des modifications nocives de la Greater Earth résultant de l’introduction de substances extra-terrestres.

Les ETI peuvent disposer de leur propre système juridique. Le rapport de droit présente donc un élément d’extranéité susceptible de mettre en concurrence loi terrienne et loi aliène. Dès lors, certaines hypothèses donneront lieu à des conflits de loi.

Il est parfaitement concevable de faire primer la loi terrienne sur toute autre loi aliène dans la mesure où les rapports de droit se nouent au sein de la Greater Earth. Toutefois, par exception, certains droits aliènes portant notamment sur le statut même des ETI pourront primer sur le droit terrien en ce qu’ils assurent et garantissent la protection de l’identité aliène.

II – HYPOTHESE DE CONTACT EN DEHORS DE LA PLUS GRANDE TERRE

Libéré du champ gravitationnel terrestre, l’humain se dilate aux dimensions d’un espace-temps de densité temporelle supérieure. Les hommes abandonnent ainsi leur nature terrienne pour devenir véritablement humain. L’Humanité et les hommes sont fondamentalement le même être ; seule change l’échelle fractale de perception. Autrement dit, « nous sommes le même humain dans un autre espacetemps. Cet humain se nomme Humanité 22 ».

Libéré du champ gravitationnel terrestre, l’humain retrouve son unité.

Qu’en sera-t-il des rapports entre l’humanité et toute forme extraterrestre d’altérité au sein d’un référentiel spatio-temporel supérieur?

Rappelons que toute intersubjectivité nécessite le partage d’un même espace-temps.

Aussi le droit cosmique a vocation à régir des faits de conduite inter-aliène qui se situent dans un temps et un espace différent de l’espace-temps propre au référentiel terrien.

Le domaine de validité du droit cosmique est différent du droit terrien.

Le droit cosmique n’est valable qu’au sein de la fractale « cosmique », qui représente un espace-temps parallèle à l’espace-temps terrien.

Au sein de la fractale cosmique, la matérialité disparaît tandis que la temporalité se dilate.

Ainsi, si le droit terrien s’inscrit dans une temporalité limitée à celle des hommes et à la dimension présente ; le droit cosmique s’étend, quant à lui, à celle de l’Humanité, c’est-à-dire qu’il présente une temporalité incluant les générations passées, présentes et futures. Cette dilatation temporelle est visible notamment, pour les crimes contre l’humanité en ce qu’ils sont imprescriptibles par nature car l’humanité, victime, est par définition intemporelle 23 . L’Humanité apparaît sous la forme dématérialisée de formes pensées.
Incarnée au sein de la fractale cosmique, l’Humanité apparaît comme une personne juridique, dotée de la capacité d’agir et susceptible d’entrer en contact avec des entités aliènes de même nature. C’est cette relation HUAMNITE-ALIENITE que l’ordre cosmique tend à régir.

Le pacte cosmique découlerait ainsi d’un contrat social entre Humanité et Altérité extraterrestre, reposant expressément sur la volonté des acteurs et garantissant la liberté entre toutes les entités occupantes du cosmos. Ce pacte se calquerait de manière homothétique, sur le schéma des théories contractualistes 24 impliquant de « trouver une forme d’association par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui-même et reste ainsi aussi libre qu’auparavant 25 ».

Pour l’heure, il nous est impossible de définir les lignes directrices du droit positif cosmique pour deux raisons principales :
Premièrement, le droit cosmique s’inscrit fondamentalement dans une fractale spatio-temporelle à laquelle, l’homme et plus largement la communauté internationale n’a pas accès. Pourquoi ? Parce qu’en tant hommes, nous sommes un des composants de l’humanité. Appréhender l’humanité dans son ensemble nécessiterait de s’extraire de notre espace-temps pour accéder à des densités supérieures.

Deuxièmement, le droit cosmique découlera d’un contractualisme entre deux ou plusieurs entités conscientes et volontaires, à savoir, d’un côté, l’Humanité et de l’autre côté, l’Aliénité, toutes deux prises respectivement dans leur unité.
Ces entités sont des consciences augmentées, ont accès à de grande quantités d’informations et possèdent probablement une éthique qui est sans commune mesure avec celles des hommes, prisonniers de l’incarnation et victimes de la division.

L’Humanité, existant en tant que personne, doit achever sa quête d’identité, savoir qui elle est, afin de pouvoir décider de ses droits et de ses devoirs.

Depuis notre référentiel terrien, il demeure, toutefois, possible de réfléchir à ce que pourrait être le droit naturel de l’humanité.

Le droit naturel tend à formuler des principes intangibles, immuables, qui échappent aux fluctuations de l’histoire et des mœurs. Il consiste en un droit fondé uniquement sur l’appartenance des hommes à une même humanité, au genre humain et non un droit façonné par la société des hommes.

L’humanité est comme un seul homme 26 , mais élevée à une densité temporelle supérieure, il en résulte que le droit naturel de l’Humanité présente nécessairement une construction homothétique au jus naturale tel que révélé chez l’homme depuis le référentiel terrestre. Un tel schéma réconcilie les dimensions immanente et transcendante de l’humanité puisque l’homme et l’humanité sont le même être mais inscrit au sein de fractales différentes : en chaque homme, l’humanité (immanence) ; en l’humanité, chaque homme (transcendance).

Le droit naturel de l’homme est-il le même que le droit naturel de l’humanité ? Oui et non

– Oui car l’Humanité et les hommes partagent la même nature, les mêmes caractères fondamentaux et la même fin dans la mesure où ils sont fondamentalement le même être.
– Non car si la nature de l’homme se confond avec celle de l’Humanité, en revanche, les sens physiques et psychiques des hommes sont adaptés à l’espace-temps terrien. Tel est ce qui différencie l’humain de l’Humanité. Le droit naturel se compose de préceptes que découvre la raison humaine dans sa démarche déductive 27 , or la raison est ancrée et limitée par l’espace-temps dans lequel elle s’inscrit. L’homme ne peut comprendre dans sa totalité la nature profonde de l’humanité (droit naturel cosmique, droit divin), il ne peut la découvrir par lui-même, que partiellement, par le droit naturel (terrien).

Il reste à cerner les contours du droit naturel de l’humanité.

L’Humanité, en tant que personne dispose donc de droits naturels et imprescriptibles parmi lesquels figurent naturellement la vie, la liberté et le patrimoine.

Le droit naturel de l’Humanité à la vie est composé tant du droit à la conservation que du droit à l’unité du genre humain.

Le droit à la conservation a pour finalité la perpétuation de l’Humanité en tant qu’espèce. Il relève du droit et non du fait car bien que l’Humanité dispose d’un droit à l’existence, elle a surtout le devoir de continuer à exister 28 . Le droit à l’unicité a, quant à lui, pour finalité l’intégrité de l’Humanité, c’est-à-dire l’interdiction de toute privation de l’humanité d’une de ses parties ou de toute division de l’humanité en sous espèces 29 .

Le droit de l’Humanité à la liberté (incluant la liberté de pensée et de conscience, etc…) est un droit fondamental qui renvoie expressément à l’aptitude de l’Humanité à exercer sa volonté, c’est à dire à être en capacité de choisir et de faire. Elle est l’expression de l’individualité. C’est parce que l’Humanité demeure un être libre, qu’elle est reconnue comme une personne juridique sur la scène cosmique 30 . L’exercice de cette liberté n’aura de bornes que celles qui assurent aux autres entités extraterrestres la jouissance de ces mêmes droits sur la scène cosmique.

La liberté apparaît fondamentalement indissociable de la responsabilité : l’Humanité sera tenue de répondre de ses actes devant les entités aliènes

Le droit au patrimoine est un droit fondamental en ce qu’il assure la conservation de la vie et représente fondamentalement une sphère de souveraineté individuelle inviolable pour l’Humanité. Le patrimoine s’entend de l’ensemble des droits, des biens et des obligations d’une personne. L’article 11 de l’Accord sur la Lune dispose que les corps célestes, orbites et trajectoires en direction de ces corps constituent le patrimoine commun de l’humanité, en ce sens, la zone de la plus grande Terre constitue à la fois sa propriété mais également « l’espace matériel » marquant l’identité propre de l’Humanité 31 .

Les droits naturels de l’Humanité sont, par essence, opposables à l’ensemble des ETI partageant le même espace-temps cosmique. De même, les ETI pourront faire valoir leurs droits naturels propres. De ces concessions réciproques découlera un droit cosmique positif garantissant l’harmonie des relations entre toutes les formes de consciences peuplant le cosmos.

L’histoire ne fait que commencer…………

Perrine BARTHOMEUF, le 12 décembre 2017

Notes références:
1 – Les termes extraterrestre et extratemporel seront employés indifféremment pour désigner les aliènes, quand bien même, nous soutenons que le terme extratemporel correspond mieux à une vision fractale de l’Univers. Les aliènes sont dans un autre temps, c’est-à-dire au sein d’une autre densité temporelle et non pas seulement « ailleurs que sur Terre ». Voy. E. Julien, La science des extraterrestres, Op. Cit.

2 – W. STOCZKOWSKI, Des hommes, des dieux et des extraterrestres : ethnologie d’une croyance moderne, Paris, Flammarion, 1999, p. 348-355.

3 – N = R x fp x ne x fl x fi x fc x L
où :
R : nombre d’étoiles dans la voie lactée ;
fp : pourcentage d’étoiles ayant des planètes ;
ne : pourcentage de planètes favorables à la vie ;
fl : pourcentage de planètes où la vie est apparue ;
fi : pourcentage de planètes où l’intelligence est apparue ;
fc : pourcentage de planètes où une civilisation technologique est apparue ;
L : durée de vie moyenne d’une civilisation technologique (exprimée en années).
Telle est l’équation présentée par l’astronome Francis Drake3, exprimant le nombre N de civilisations susceptibles d’exister au sein de notre Voie Lactée3. Celui-ci ne pouvant se résoudre à la solitude de l’Humanité….

4 – J. R Primack, N. E. Abrams, Destin cosmique- Pourquoi la nouvelle cosmologie place l’homme au centre de l’univers, éd. Rober Laffont, Paris, 2008, 399 p., p. 222.

5 – Si, au départ, la NASA a soutenu le projet, rapidement et dans un éclair de lucidité, le congrès américain y a mis un terme en 19925. Le programme SETI5 est dorénavant géré par une association privée à but non lucratif basée en Californie. Son objet se définit comme suit : « explorer, comprendre et expliquer l’origine, la nature et l’importance de la vie dans l’univers ». SETI n’a pas encore découvert le moindre signe d’intelligence extraterrestre, mais selon la formule de leurs dévoués partisans : « l’absence de preuve ne constitue pas une preuve d’absence ». Les opposants (scientifiques, philosophes ou politiciens) au programme SETI font valoir que celui-ci utilise un outil anthropocentrique d’un âge révolu : est-il raisonnable de penser que les extraterrestres utilisent la radioastronomie pour toute forme de communications ? Et quand bien même, se pourrait-il, sachant que notre galaxie s’étend sur plus de 100 000 al, que nous puissions recevoir leurs signaux, aujourd’hui ? Cela impliquerait qu’ils les aient envoyés autant d’années que le nombre d’années-lumière qui les sépare de nous….

6 – J. R Primack, N. E. Abrams, Destin cosmique- Pourquoi la nouvelle cosmologie place l’homme au centre de l’univers, Op. Cit.p. 222.

7 – Eric JULIEN, Enfants des Étoiles, Éditions JMG, 2006, p.251.

8 – http://homme-et-espace.over-blog.com/2015/04/les-femmes-dans-l-espace-et-face-aux-ovnis.html

9 – Zone dont le rayon est estimé à environ 1,5 millions de Km

10 – M-A Deschamps, Corps et extase, éd. Guy Trénadiel, 1990, 251 p.

11 – http://www.setileague.org/iaaseti/reply.htm

12 – Committee on the Peaceful Uses of Outer Space (COPUOS)

13 – Isabelle Aubert, « Sujet et intersubjectivité », Trajectoires [En ligne], 2 | 2008, mis en ligne le 16 décembre 2009, consulté le 02 novembre 2013. URL : http://trajectoires.revues.org/209

14 – J. A. Barberis, « … », Recueil des cours, 1992,

15 – Art. 1 DUDH

16 – Art. 12 DUDH

17 – Art. 18 DUDH

18 – Art. 16-1 loi n° 94-653 du 29 juillet 1994 relative au respect du corps humain.

19 – http://www.humansovereignty.org/fr/index.htm

20 – http://www.humansovereignty.org/fr/index.htm

21 – Op. Cit. Supra note 18 et 19

22 – E. Julien, La science des extraterrestres, Op. Cit., p.254

23 – Loi n° 64-1326 du 26 décembre 1964 tendant à constater l’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité. P. Truche, « La notion de crime contre l’humanité : bilan et propositions », Esprit, 1992.

24 – Les trois théories contractualistes sont celles de Hobbes, Locke et Rousseau.
Selon la théorie de Hobbes (Le léviathan, 1650), l’état de société est rendu nécessaire par l’insécurité de l’état de nature. La nature du contrat social est fondée sur la soumission totale de l’individu à l’Etat, créé par l’homme. L’aliénation des libertés individuelles vient en balance de la garantie de la sécurité accordée à chacun.
Selon Locke (Second Traité du gouvernement civil, 1690), les hommes entrent dans un état civil par un contrat d’association reposant sur le consentement mutuel et un contrat de soumission conditionnel (à la différence de Hobbes qui est une soumission totale), par lesquels les individus abandonnent une partie de leur pouvoir (d’assurer leur propre conservation et de punir quiconque porte atteinte à leur vie) à l’État, en échange de la garantie de la liberté et de la propriété privée.
Selon Rousseau, (Du Contrat Social, 1762), à la différence de Hobbes et de Locke, le contrat social investit le peuple de sa propre souveraineté pour garantir la liberté et l’égalité entre tous les individus. La théorie de Rousseau porte en germe les principes de la démocratie libérale.

25 – J.J. Rousseau, Chapitre VI du Livre I Du Contrat Social.

26 – En référence à Pascal soulignant que l’humanité est comme un seul homme qui apprend toujours.

27 – B. Oppetit, Philosophie du droit, 1ère édition, Paris, Dalloz, 2004, p. 46.

28 – R. Andorno, La bioéthique et la dignité de la personne, Paris, PUF, coll. « Médecine et société », 1997, p. 58 et s. et R.J. Dupuy, L’avenir du droit international de l’environnement, « Introduction », La Haye, Martinus Nijhoff Publishers, 1985, p. 18.

29 – C. Le Bris, L’humanité saisie par le droit international public, Op. Cit. p. 91.

30 – Art. 6 DUDH « Chacun a droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique ».

31 – G.B. Kutudjian, « Le génome humain : patrimoine commun de l’humanité », Hector Gros Espiell airocum liber : personne humaine et droit international, Bruxelles, Bruylant, 1997, vol.1, p. 604 à 607.

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L’expression « soucoupes volantes  » à 70 ans

 

Trois minutes en juin

l’observation d’ovni qui a changé le monde

observations de 9 « soucoupes volantes » par Kenneth Arnold le 24 juin 1947

Conclusion du livre du Dr Bruce Maccabee

 

 

Le sujet de ce livre est un événement, c’est l’observation étrange qui s’est produite il y a environ 70 ans.

On m’a demandé pourquoi je prenais la peine d’étudier et d’écrire au sujet d’une observation si ancienne alors qu’il y a des milliers d’observations plus récentes et mieux sous certains aspects, tels que des témoins multiples, des traces physiques, des photos, des films, des vidéos, des radars, etc…

Ma réponse est la suivante: après avoir chassé la chimère communément appelée soucoupes volantes (OVNIs ou PANs) pendant environ 50 ans, principalement en étudiant les meilleures observations les plus récentes et en ne trouvant aucune réponse réelle quant à ce que ces événements représentent, (ne pas accepter n’importe quoi!) j’ai décidé qu’il était temps de revenir en arrière, au début, avec l’espoir que je puisse découvrir quelque chose d’important que les enquêteurs avaient manqué.

Comme on l’a souligné précédemment dans ce livre, il y a eu plusieurs centaines d’observations au cours de la période de juin à août 1947. La question était: laquelle devrais-je étudier? La plupart des rapports d’observation n’ont pas été étudiés, si on les compare aux enquêtes faites de nos jours (étudier complètement l’observation à partir d’entretiens multiples avec les témoins, connaître les détails de l’environnement de l’époque, étudier les effets physiques, le cas échéant, tout en recherchant des explications possibles, etc…) Les éléments les plus proches des enquêtes modernes sur les OVNIs ont été les entretiens entre les témoins et les journalistes, les membres du service de renseignement de l’US Air Force et dans quelques cas, le FBI. Ces entretiens n’ont fourni en général que des informations superficielles sur les observations. Les détails techniques nécessaires pour prendre la décision OVNI ou non, n’ont pas été fournis dans la plupart des cas.

Alors que j’avais étudié différents cas pour savoir si nous avions raté quelque chose comme des détails importants sur les « soucoupes volantes », j’ai commencé à me rendre compte qu’une observation émergeait, la tête et les épaules au-dessus du reste. Cette observation s’est distinguée parce que le témoin s’était effectivement interrogé lui-même. Dans le rapport de son « auto-interview », il avait fourni un historique détaillé de l’événement ainsi que de nombreux détails techniques qui permettaient de décider s’il était possible ou non que cela puisse être expliqué.

Après avoir compris que cette observation était importante pour d’autres raisons que le fait que ce fut la première observation publiée, j’ai commencé à me demander ce qui nous avait manqué lorsque nous, avec notre approche « sophistiquée » moderne de l’enquête OVNI, avons presque jeté cette observation parce qu’il n’y avait qu’un seul témoin (on croyait qu’il n’y avait meilleure preuve concluante que d’autres rapports faisant référence à la même observation) et parce qu’il n’y avait aucun soutien photographique ou radar ou d’autres preuves.

Je me réfère bien sûr à l’observation de Kenneth Arnold. Ce n’était pas seulement par hasard que c’était la première observation publiée. Ses mesures et son calcul de vitesse l’ont mis à part des autres observations de soucoupe et sa croyance initiale selon laquelle il avait vu des avions d’enfer, nouveaux, lui donnaient une sorte de couverture pour présenter sa découverte à ses pairs sans qu’ils pensent que cet homme apparemment normal était devenu fou.

Ensuite, j’ai commencé à réaliser ce que nous avions manqué. Ce que nous avions manqué, c’est le fait que cinq types importants d’informations nécessaires pour une analyse appropriée d’une observation des OVNIS, du type de celles qui manquent à d’autres rapports, avaient été inclus dans le rapport d’Arnold:

1 – la crédibilité et l’exactitude du témoin: c’était un homme d’affaires prospère, sans historique d’embrouille ou de canular; il a été formé techniquement et a essayé d’être aussi précis que possible en présentant son observation; il critiquait de manière appropriée l’exactitude de ses observations et n’était pas sceptique quant à ce qu’il avait vu; il a été le meilleur enquêteur de sa propre observation et cela a fait de lui le premier enquêteur OVNI (soucoupe volante).

2 – le bon endroit: il volait à haute altitude avec une visibilité « illimitée » et par conséquent, il a pu voir les objets pendant de nombreux miles au Nord et au Sud et pendant plusieurs secondes, il était à l’ouest des objets et voyageait presque perpendiculairement à leur direction de vol, il pouvait les voir passer près de hautes montagnes, y compris le Mt. Rainier et le Mt. Adams, pendant une partie du temps, ils ont été assez proches de lui pour qu’il voit leur forme générale.

3 – le bon moment: il volait à un moment où l’atmosphère était calme, de sorte qu’il pouvait laisser l’avion voler de lui-même alors qu’il observait les objets; il était là quand ils sont apparus et sont passés; il était là quand le soleil était haut à l’ouest de lui, lui donnant ainsi une vision optimale de l’ensemble de la scène située à l’est par rapport à lui.

4 – la bonne attitude: il était assez étonné de ce qu’il voyait pour décider d’essayer d’estimer leur taille et leur vitesse en utilisant les outils qu’il avait disponibles: attaches rapides; montre avec une trotteuse; les caractéristiques géographiques des lieux (Mt. Rainier et Mt. Adams).

5 – il était pleinement alerte et capable d’enregistrer (dans sa mémoire) les détails majeurs et certains détails mineurs du passage des neuf objets qui n’étaient manifestement pas des avions conventionnels.

Plus je pensais à ces cinq types d’informations, et en particulier à l’information (4) ci-dessus, plus je me demandais si ce n’était qu’un hasard aléatoire qui les rassemblait dans cette observation ou si quelque chose de plus profond était en cours ici. Si ce ne fut pas le hasard, est-ce que cette observation avait été organisée. . . par eux?

Je me suis demandé pourquoi les objets se laisseraient voir par un témoin crédible dans des conditions de vision optimales, de sorte que l’observation ne pouvait pas être expliquée?

Le message?

Et puis une réponse est venue à moi: en apparaissant à un témoin irréprochable et en lui fournissant suffisamment d’informations visuelles pour rendre l’observation inexplicable, ils lui avaient envoyé un message et à travers lui, à toute l’humanité.

C’est alors que j’ai décidé d’écrire ce livre pour montrer à tous la vraie importance de cette observation: elle a prouvé que nous ne sommes pas seuls.

Vous n’êtes pas seuls.

Dr Bruce Maccabee, juin 2017

Notre rapport d’activité annuel 2016

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Rapport d’activité annuel 2016

Rapport financier:

Comme prévu à l’Article 5 des statuts de l’association:

Recettes pour 2016: zéro

Dépenses pour 2016: zéro

Rapport technique:

Le nom des participants est en italiques

1. Suivi de l’actualité de l’ufologie

1.1 Internet

– nous recevons tous les mois les « ACTUALITÉS DU CERPI EN TEMPS RÉEL«  (Belgique – Michel Vanbockestal),

– réaction de l’Académie à un article hostile à l’ufologie de Constance Jamet du Figaro à propos de l’intérêt d’Hillary Clinton pour les extraterrestres (Jacky Kozan),

– publication du nouveau site Internet de Sylvie Joubert ( http://sylvie-joubert.fr/index.htm ),

– départ à la retraite de Xavier Passot du GEIPAN, remplacé par Jean-Paul Aguttes,

– présentation à OVNI-Paris de Messieurs Passot et Aguttes du Geipan,

– publication de « Statistique ufologique de l’Association Québécoise d’Ufologie » (Gilles Milot, Claude Lavat),

– interview, en exclusivité « ovnis-direct« , du spationaute Jean-François Clervoy sur les ovnis et l’espace (Daniel Robin, Claude Lavat),

– risques de collisions entre des avions et des ovnis, le point de vue d’un scientifique sur une énigme considérée comme un sujet d’étude d’une extrême importance (Claude Lavat),

– publications par Wikileaks de courriels de la Secrétaire d’État Hillary Clinton, interceptés dans le cadre de la campagne pour l’élection présidentielle américaine. Ils montrent les actions de Podesta en faveur de la divulgation et les contacts de Tom Delonge avec des personnalités du Pentagone concernant la préparation de cette divulgation auprès de la jeunesse (Jacky Kozan).

– le Ministère Espagnol de la Défense publie la numérisation de 80 rapports déclassifiés (1 900 pages) de fichier « ovni » en Espagne. Ces documents couvrent les événements qui ont eu lieu dans l’espace aérien espagnol depuis la première observée en 1962 à San Javier (Murcia) à la dernière en date du 1995 en Morón (Sevilla).

1.2 TV

X-Files est revenu à l’antenne le jeudi 25 février à 20h55 sur M6,

– la chaîne TNT n°23, diffusant des séries traitant d’ufologie comme Hangar 1, a failli disparaître. Le Conseil d’État a décidé d’annuler la décision du CSA de retirer son autorisation à la société qui exploite la chaîne Numéro 23. Le principal actionnaire de la société avait commis une fraude à la loi en sollicitant une autorisation non pas dans l’intention de développer un service de télévision mais seulement pour réaliser une importante plus-value en cédant ses actions.

– « David Vincent et les Envahisseurs« , un lien vers la série nous a été indiqué par Michel Vanbockestal,

– la série « Mystère » dont le thème concerne les enlèvements et les crop circles passe sur AB1 tous les jeudis soir. (Anne-Marie Prieto, Claude Lavat),

– « Les Anciens Astronautes« , série diffusée sur RMC Découverte,

– le MUFON a lancé un appel auprès de ses membres afin qu’ils participent à un casting pour une nouvelle série TV basée sur le MUFON.

1.3 Radio

RTL a laissé passer un communiqué annonçant une émission animé par Jacques Pradel (affaire de la momie de Roswell) abordant le phénomène ovni sans dérision. Mais RTL ne retourne pas sa veste, ils se sont rattrapés quelques semaines plus tard en publiant un autre article qui ne laisse pas apparaître d’aspect sérieux lorsque le thème ovni est abordé. RTL reste un acteur principal de l’embargo sur la vérité.

– l’enregistrement de l’émission radiophonique sur Pacifique FM « en quête de l’au-delà » avec Giovanni Cosentino (Michel Vanbockestal)

1.4 Magazines

– rappel de la première apparition de Marilyn Monroe sur la couverture de LIFE Magazine en avril 1952 qui titrait: « il y a un cas de soucoupes interplanétaires » (Georges Metz, Guy Loterre, Jacky Kozan en réaction à un message de François Bourbeau),

– liquidation judiciaire de la société LDLN de Laurent et Sylvie et Laurent Boulanger qui avaient décidé de continuer le travail de Joël Mesnard. Attention c’est la sarl qui est liquidée, pas la revue LDLN qui a été relancée sous le titre de « lumières diurnes lumières nocturnes » par Jean-Louis Lagnau (Claude Lavat Michel Turco Robert Roussel, Sylvain Matisse, Gérard Nouzille, Gilles Durand et Jacky Kozan),

– début d’évolution d’une partie de la presse, le magazine « La Recherche » aborde la vie extraterrestre sans dérision à priori (Claude Lavat),

VSD qui avait publié les premières éditions du rapport COMETA publie en juillet un article sur les ovnis (Claude Lavat et Jacky Kozan),

SCIENCE ET VIE, revue qui a toujours tourné en dérision le sujet OVNI, vient d’éditer un numéro hors série d’une centaine de pages intitulé « EXTRATERRESTRES » exposant en une dizaine d’articles les questions relatives à la possibilité de vies extraterrestres, et le lien possible avec le problème OVNI. (Claude Lavat, Gilles Durand, Vasilia Pasturel, Sylvain Matisse, Jean-Pierre Troadec, Michel Vanbockestal, Anne-Marie Prieto et Jacky Kozan),

Courrier international du 13/7/16 a publié 7 pages tirées de la presse mondiale sur le thème des E.T.. L’ exobiologie sur fond d’ufologie est traitée avec sérieux. Le sujet est pris comme un thème scientifique. Très bonne iconographie avec des montages photos originaux et humoristiques (Jean-Pierre Troadec).

Le Monde Diplomatique d’août 2016 consacre sa « une » aux « conversations extraterrestres » (Jean-Pierre Troadec),

Mickey Géant sort cet été 3 BD sur le thème des extraterrestres et inspirées du film MEN IN BLACK. La culture Alien fait partie du monde des enfants…(Jean-Pierre Troadec),

– un nouveau magazine GENIUS, sorti en août, consacre sa « une » aux extraterrestres : « LA CHASSE AUX ALIENS EST OUVERTE » (Jean-Pierre Troadec),

– encore un bon exemple du rejet de la réalité par « Ciel et espace » qui n’hésite pas à commenter une nouvelle allant dans le sens d’un signe de vie ailleurs que sur Terre:

« – mais ils n’ont pas fait leur devoirs » (notez le « s » à la fin de devoir !). Les chercheurs n’auraient pas analysé comment chaque étape de leur analyse pourrait affecter leur résultat. Dans l’immédiat, il faudra donc attendre des observations complémentaires pour savoir s’il y a bel et bien des anomalies dans les spectres observés. Et quand bien même ils se vérifieraient, il faudrait s’assurer qu’il n’y a vraiment pas de phénomène physique capable d’expliquer une telle anomalie.« 

Un chef d’œuvre ! (Claude Lavat et Jacky Kozan)

Nexus N° 107 publie 2 articles consacrés au phénomène ovni le premier sous la plume de Jean-Pierre Troadec axé sur la 3AF et son président actuel Luc Dini et le second article d’Édouard Ballot relatant les 26 ans de Joël Mesnard passé au sein de LDLN (Jean-Pierre Troadec, Guy Loterre, Gérard Nouzille, Claude Lavat et Jacky Kozan)

1.5 Presse quotidienne

– étonnante bonne réaction de la presse écrite en général (France et International) après la publication des dossiers ovnis par la CIA à l’occasion de la sortie de la série TV X-files (Gilles Durand, Claude Lavat, Michel Vanbockestal et Jacky Kozan)

– désinformation de l’Est Républicain avec la publication de « l’extraordinaire psychose autour des soucoupes volantes qui régna à la fin de l’année 1954 en Lorraine ». Après notre réaction ferme, le journaliste a manifesté sa volonté de recevoir d’autres informations (Jacky Kozan Georges Metz et Claude Lavat).

1.6 Conférences

– du GEIPAN à Ovnis-Paris le 12/4/2016 à l’occasion du départ de Xavier Passot. Selon le Geipan il n’y aurait pas eu de vague en 1954, plus d’événement remarquable le 5/11/90, il n’y a que des témoins malades mentaux… Cette présentation a déclenché des réactions d’ufologues et l’académie d’Ufologie a envoyé des lettres recommandées demandant des explications au Geipan et à la Direction du CNES. Des réponses ont été obtenues portant sur la forme de nos demandes mais rien sur le fond du discours tenu à Ovnis-Paris(Guy Loterre, Claude Lavat, Christian Comtesse et Jacky Kozan)

– les ovnis de retour dans le ciel wallon: voici les preuves !(Michel Vanbockestal)

– la Convention ALIEN à Santa-Clara Californie (Silicon Valley) 28 au 30 octobre 2016. Le monde du Show-Biz et les Militaires ont pris les choses en main. Il y a 2 jours Nick Pope a annoncé sa participation à cette convention dont personne n’avait entendu parler. Elle a dû être organisée en peu de temps. L’urgence pour divulguer se confirme.

– le mercredi 30 novembre 2016 « Les OVNIS et le rapport COMETA par l’un de ses rédacteurs » avec Christian Marchal (Claude Lavat)

2. Suivi de l’actualité astronomique

– première sonde arrivée sur Pluton et premières images avec déjà des observations interprétées comme anormales (Vasilia Pasturel, …).

– une nouvelle communication annonçant la découverte d’une 9ème planète du système solaire alors que cette info, concernant le même objet céleste, avait été officiellement annoncée il y a 7 ans par la Nasa.

– la science se demande toujours où sont les extraterrestres (Vasilia Pasturel, …)

– annonce de la mise en route du plus grand télescope du monde en Chine prévue en 2016 (Claude Lavat)

– le journal de Beyrouth l’Orient-Le Jour a publié qu’un puissant signal radio dans l’espace relance la quête extraterrestre – La détection d’un « puissant signal » par un radio télescope russe en 2015, le signal provient de la constellation d’Hercules (HD164595) à environ 95 années lumière de la Terre, il a été détecté le 15 mai 2015 par le radiotélescope RATAN-600 dans la République Russe de Karachay-Cherkessia près de la frontière avec la Géorgie par l’équipe d’astronomes de Nikolai Bursov de l’Académie Russe des Sciences.

3. Suivi de l’actualité astrophysique

– la comète Catalina est passée à 100 millions de kilomètres de la Terre.

– le SETI modifie sa stratégie de recherche de civilisations extraterrestres mais continue à chercher une vie qui ressemblerait à la nôtre … (Claude Lavat, Jacky Kozan)

4. Suivi de l’actualité des recherches en physique

– échanges sur la physique de l’information (Claude Lavat, Jacky Kozan)

– des physiciens affirment avoir repéré une « cinquième force » qui viendrait s’ajouter aux quatre que la science reconnaît aujourd’hui.

Le grand collisionneur de Hadrons du CERN a détecté un signal qui correspondrait à une nouvelle particule, qu’aucune théorie n’avait prédite. S’agirait-il du Néguentron proposée par Claude Lavat? Le numéro 11184 de SCIENCE & VIE récemment paru fait état dans un article bien documenté et pédagogique de la très probable découverte d’une particule provisoirement nommée « particule X », découverte faite au LHC en décembre 2015. Les caractéristiques de cette particule observées jusqu’à présent la rendent totalement incompatible avec le Modèle Standard et ne correspond à aucune particule du bestiaire pourtant très garni des particules conformes à ce modèle. Les seules hypothèses envisagées comme échappatoire à ce problème seraient l’existence d’une nouvelle force en complément des 4 forces connues ou l’existence d’une dimension supplémentaire dans laquelle, la gravitation telle que celle proposée par la Relativité Générale serait à reformuler (Claude Lavat, Michel Turco, Sylvain Matisse et Jacky Kozan).

– échange d’informations et de points de vue suite à une publication annonçant le lancement prochain par la Chine, d’un satellite à communication quantique (Michel Turco, Sylvain Matisse et Jacky Kozan)

– échange d’informations et de points de vue sur le paradoxe d’Ehrenfest, constaté dans l’étude des repères tournants et plus spécialement dans l’étude des disques tournants. Lorsque l’on prend en compte la relativité restreinte on constate que la géométrie semble différente dans le repère inertiel et dans le repère tournant alors qu’il s’agit du même espace physique (Claude Lavat, Marc d’Antonio, Michel Vanbockestal, Jean-Claude Venturini).

– sortie de MacroCosmos, un magazine bimestriel d’astronomie (assez orienté exoplanètes) gratuit et disponible en ligne (Michel Turco).

5. Collaboration Internationale

Café Ufológico RIO54 – Les membres de l’Académie d’Ufologie en Argentine ont encore fait un excellent travail en particulier en animant les rencontres ufologiques de Buenos-Aires au café Rio 54. Merci à Rubén Morales et Mario Lupo. Nous recevons régulièrement les invitations aux réunions et les comptes-rendus.

– visite privée de Gérard Lebat en Argentine en début d’année. Merci à Rubén Morales qui l’a accueilli et accompagné lors de ses visites. Voici un extrait de ce qu’a écrit Gérard:

« – Arriver à Buenos Aires, pour un ufologue Français, c’est un peu comme venir d’une autre planète et j’ai été véritablement bien souvent pris pour un visiteur extraterrestre ! De plus, un programme NON STOP à travers l’Argentine, durant  trois semaines, en fait plus de 8000 kms au compteur du véhicule de location, c’était une idée et un projet irréaliste. A noter que peu d’Ufologues Français connus dans le milieu sont venus en Argentine. Le premier était le chercheur Jacques Vallée, reçu également par le Pr Ruben Morales il y a de nombreuses décennies. »

ACTUALITÉS DU CERPI EN TEMPS RÉEL, Michel Vanbockestal, membre de l’Académie d’Ufologie en Belgique nous envoie régulièrement sa newsletter très dense, très bien documentée et riche en informations majeures pour les ufologues.

– relais de l’action de Stephen Bassett du Paradigm Research Group (PRG) auprès d’Hillary Clinton dans le cadre de sa candidature à la Présidentielle américaine et suite à son implication dans l’initiative Rockefeller. L’action a été élargie à une pression directe sur le Président Obama afin qu’il fasse la « divulgation » avant la fin de son mandat. Pour celà une pression continue est mise sur la presse américaine et anglaise afin qu’elle ose questionner la Présidence sur ce thème. En parallèle Stephen Bassett rencontre des membres du Congrès et du Sénat. Gros succès dans la presse anglaise et américaine dont quelques gros tirages titrent sur la divulgation qu’Obama a l’intention de faire avant la fin de son mandat. Mais finalement le Président Obama a quitté la Maison Blanche sans prendre le risque de s’attirer des ennuis juste avant de partir. Nous ne connaissons pas les intentions du Président Trump. Nous devons attendre l’arrivée en fonction du nouveau patron de la Sécurité Intérieure pour tenter de subodorer la future attitude des dirigeants des USA.

– les publications par wikileaks d’emails de John Podesta ancien Conseiller de Bill Clinton, d’Obama et Conseiller d’Hillary Clinton lors de sa campagne présidentielle, nous a fait découvrir une opération de divulgation auprès des jeunes par Tom Delonge (Rocker), aidé par une dizaine de spécialiste du Pentagone. De grandes choses se passent en préparation de la Divulgation. Travaillent sur la divulgation avec Tom DeLonge: le Dr. Neil McCasland, Commandant du Laboratoire de Recherche de l’US-Air Force (AFRL) de la base de Wright-Patterson à Dayton, Ohio. Il est responsable du budget de 2,2 milliards de dollars du programme de Science et technologie; le Major Général Michael J. Carey, Assistant Special du Commandant de l’Air Force Space Command de la base de Peterson, Colorado; Robert F. Weiss, Le Vice Président et Directeur Général Manager des Programmes de Développement de l’Aéronautique Avancée de Lockheed Martin Corporation (SkunkWorks). Il est en poste à la zone 51 et probablement son premier client. Source: Tom DeLonge lui-même dans un e-mail à John Podesta. Tom DeLonge, en tant que chanteur et guitariste, a participé aux six albums studio de Blink-182, groupe qu’il a fondé en 1992 avec le bassiste Mark Hoppus. DeLonge a fondé en 2005 un groupe de rock alternatif, Angels & Airwaves, avec qui il a depuis sorti cinq albums. En janvier 2015, il a quitté le groupe Blink-182 et a sorti son premier album solo « To The Stars » le 21 avril 2015. (Gérard Nouzille, Claude Lavat, Michel Ribardière, Georges Metz et Jacky Kozan).

– annonce par le Ministère de la Défense du Royaume-Uni de la publication en 2016 du reste des dossiers ovnis. Nick Pope ayant confirmé l’information en précisant qu’ils contiendraient des documents importants orientant vers une divulgation. A noter que le nouveau Premier Ministre du Royaume-Uni, Madame Theresa May, doit avoir une bonne connaissance du dossier divulgation ovni car en 2012 elle avait refusé l’extradition vers les USA du hacker-ufologue Gary Mac Kinnon, qui risquait une peine de 70 ans de prison.

– la coopération avec le MUFON est en sommeil en raison des divergences d’appréciation des démarches que doivent faire les ufologues. Le MUFON se consacre plutôt aux enquêtes sur les observations et à l’archivage. L’Académie d’Ufologie essaie d’intervenir auprès du monde politique afin qu’il lève l’embargo sur la vérité concernant le phénomène ovni. La tâche est énorme car les Politiques du moment n’évolueront pas, il faut donc d’abord les évacuer pour les remplacer par d’autres, ce qui implique la formation préalable des citoyens pour qu’ils choisissent bien leurs prochains bulletins de vote (Guy Loterre, François Bourbeau, Rubén Morales, Michel Plantier).

– en Argentine enterrement discret de la CEFAE qui n’avait enquêté que sur 12 cas en 2 ans. Ces cas étant expliqués par la lune, des étoiles, des oiseaux, etc… (Ruben Uriarte)

– publication de l’étude NARCAP sur 600 cas observations faites par des pilotes

– Philip Mantle a proposé de confier ses documents sur le film canular ALIEN AUTOPSY ARCHIVE (connue sous la désignation autopsie de la momie de Roswell). Phil Jarman qui est à l’origine de l’affaire avait écrit à Philip Mantle pour expliquer comment tout avait commencé.

– près de l’aéroport de Moscou Vnukovo un OVNI carré a volé près d’un Airbus avec des passagers. Les pilotes d’Airbus en vol de Krasnodar à l’aéroport de Moscou Vnukovo ont remarqué un objet volant non identifié de forme inhabituelle. Selon les pilotes de ligne l’ovni a volé très près de l’avion à une altitude de trois mille mètres. (Paul Stonehill enquête, Georges Metz, Jean-Pierre Troadec)

– nous avons reçu un témoignage de Tunisie, en 2014 vers 23h: un cylindre gris pas brillant à une auteur pas assez grande pour dépasser le haut des sapins, il est passé par dessus et puis a disparu derrière les sapins, pas de bruit de moteur. Le témoin a expliqué que dans son pays parler d’ovni est très difficile et personne ne vous prend au sérieux. Il cherchait a établir un contact avec des ufologues locaux que les ufologues français pourraient lui recommander.

– Les ovnis en Allemagne, un gros travail a été réalisé à partir d’une base de données (UFO-Datenbank.de) de la DEGUFO (société allemande pour la recherche Ufologique) et de données et informations collectées par PED, société pour l’étude du phénomène OVNI. C’est une visualisation interactive des données qui concernent une période allant de 1945 jusqu’au printemps 2016 (Michel Turco, Sylvain Matisse, Robert Roussel).

– le site « openminds.tv » d’Alejandro Rojas, membre de l’Académie d’Ufologie est inaccessible pour environ la moitié des membres de l’Académie d’Ufologie. Une enquête est en cours pour localiser le blocage.

6. Collaboration entre associations

Ovnis directs est toujours le site recommandé pour l’actualité ufologique (Daniel Robin, Nagib Kary et Jacky Kozan ),

– les Repas Ufologiques, ont donné l’exemple et maintenant d’autres, et pas des moindres, emboîtent le pas: http://www.ledinerdusavoir.com/(Christian Comtesse),

Ovnis Paris (Guy Loterre),

Café Ufológico RIO54 en Argentine (Rubén Morales et Mario Lupo),

CERPI en Belgique (Michel Vanbockestal),

AQUAssociation Québécoise d’Ufologie (Gilles Milot),

New FOTOCAT Blog a été mise à jour en Octobre 2016 (Vicente-Juan Ballester Olmos hors Académie),

CERO-France, une association créée pour répondre aux interrogations des personnes ayant vécu une expérience d’enlèvement ou de contact avec des entités humanoïdes. Son but est d’accueillir, d’informer, de soutenir et de favoriser les rencontres et les échanges de ceux qui ont vécu ce type d’expérience (Myriam Belmyr hors Académie).

7. Démarche de fédération des différentes ufologies

– publications de textes concernant cette démarche de fédération d’associations ufologiques (Sylvie Joubert et Jacky Kozan).

8. Implications politiques

– débat permanent sur la Divulgation: est-elle proche? elle ne peut pas avoir lieu… les avis sont partagés.

– présentation à OVNI-Paris de Messieurs Passot et Aguttes du Geipan. La présentation aux ufologues a eu lieu à Ovni-Paris à la Cafeteria du Comptoir Casino à Paris-La Défense, le 12 avril 2016 à 19h30. A les entendre, il n’y a plus de vague 1954, plus de 5/11/90, que des témoins malades mentaux… En réaction, des lettres ouvertes de protestation ont été envoyées à la Direction du CNES et au GEIPAN (Guy Loterre, Claude Lavat, Christian Comtesse, Michel Vanbockestal, Jean-Claude Venturini, Gérard Nouzille, Georges Metz et Jacky Kozan),

– une loi qui permettrait de poursuivre les journalistes qui publient des documents sans l’accord de son propriétaire. Jeudi 14 avril à midi, le Parlement européen a voté massivement en faveur de l’adoption d’une loi sur les secrets d’affaires. En terminologie juridique, les secrets d’affaires sont des informations gardées confidentielles afin de préserver un avantage compétitif (information de Michel Vanbockestal)

– le site Internet de 3 AF Sigma 2 vous accueillent par un grand blanc et un commentaire: « domaines d’activité: étude des phénomènes aéronautiques non identifiés, activités: réunions périodiques – feuille de route: sera fournie ultérieurement. » R.I.P. 3AF-Sigma ! (http://www.3af.fr/commission-technique/sigma)

– Le Président Obama mentionne des « adversaires de l’espace » dans une note adressé aux membres du Sénat et de la Chambre des Représentants (Anne-Marie Prieto, Rubén Morales, Jean-Pierre Troadec, Claude Lavat, Michel Turco, Georges Metz et Jacky Kozan)

9. Analyses

Dans l’ordre où elles ont été traitées au cours de l’année.

– participation à l’étude du cas de la RR2 de Savoie (Daniel Robin, Jacky Kozan, Claude Lavat).

– outil de suivi des avions par les logiciels exploitant les signaux de leurs transpondeurs (Gérard Nouzille, Michel Vanbockestal et Jacky Kozan). Rappel du travail initial effectué par Laurent Duval.

– à l’occasion d’un débat sur la bonne volonté de la presse en général en ce qui concerne le phénomène ovni, nous avons découvert que la presse française bénéficie largement, en nombre de bénéficiaires et en montant de la subvention, des aides du gouvernement français. La Cour des Comptes a publié un document qui concerne plus de 200 de journaux dans lequel on peut voir que par exemple, Le Figaro entre 2009 et 2011 a touché en moyenne plus de 17 millions d’euros par an. En tête de liste, les premiers bénéficiaires (Le Monde, le Figaro, Libération, Le Nouvel Obs, l’Express) sont aussi les plus acharnés à traiter l’ufologie en dérision. (Claude Lavat, Jacky Kozan en réaction à un message de François Bourbeau).

– une boule verte a traversé le ciel du Sud-est de la France le 17 février (Claude Lavat, Gilles Durand, Michel Turco et Jacky Kozan).

– analyses d’images de ce qui aurait pu être un fragment de météorite en liaison avec la boule verte observée 48 h auparavant dans la région (Claude Lavat, Gilles Durand, Georges Metz, Evgeny Sidorov, Mario Lupo et Jacky Kozan).

– actualisation de l’affaire de Poltergeist d’Arc-Wattripont à l’occasion de la sortie du livre « Le poltergeist d’Arc-Wattripont – vérité, scandale et désinformation » – conférence du 9/04/16 (Michel Vanbockestal et Jacky Kozan).

– échanges particulièrement intéressants et enrichissants entre Michel Ribardière et Sylvie Joubert à propos de questions posées par un jeune s’intéressant aux intelligences “extraterrestres”. Après quoi courent-elles ? Que projettent-elles ? Sommes-nous capables de les comprendre ? Faut-il éliminer la question du sens de la vie dans l’univers ? Certaines espèces cosmiques ont-elles découvert le sens des manifestations de la vie dans l’univers ?

– les drovnis survolent toujours les centrales nucléaires, en France et en Belgique. Une audition de l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST – Assemblée Nationale et Sénat), consacrée à la question du survol de centrales nucléaires par des drones des réunions a eu lieu le 24 novembre 2014. (Claude Lavat, Christian Comtesse, Michel Vanbockestal et Jacky Kozan).

– un court débat sur le positionnement spiritisme/ufologie a été déclenché par l’annonce d’une présentation de Jacques Peccate en avril à Paris « le phénomène ovni au regard du spiritisme » (Guy Loterre, Christian Comtesse et Jacky Kozan).

– collaboration entre science et parapsychologie en ufologie (Michel Vanbockestal).

– nouveau type d’hommes en noir ou plutôt de silhouettes sombres, s’introduisant dans les maisons avec un attrait pour la cuisine. (Michel Vanbockestal, Sandrine Fernandez et Jacky Kozan).

– rapport VECA sur les crop circles (Christian Comtesse, Michel Vanbockestal et Jacky Kozan).

– distorsion de temps de Bruce Gernon dans le triangle des Bermudes (Michel Turco)

– la face cachée des apparitions de Fatima le quatrième secret, la notion de télesthésie (Jean-Pierre Troadec, Claude Lavat, Jacky Kozan Michel Vanbockestal).

– retour sur la vague de 1990 à la demande d’un membre du CERPI (Michel Vanbockestal et Jacky Kozan).

– vol Egypt Air MS 804 disparu, les experts mentionnés un ovni comme cause première de l’accident? (cette mention serait à l’origine du black-out sur l’info). Des corps « réduits » ont-ils été récupérés? Une heure avant l’accident, deux pilotes d’un avion de ligne turque auraient été approchés à 60 cm (soixante centimètres) par un ovni qui projetait un faisceau vert et qui a disparu subitement. Une tour de contrôle a signalé aux pilotes qu’ils avaient quelque chose près de leur appareil. L’information a été abondamment publiée .

– retour sur le réseau Fripon de surveillances des météorites (Michel Turco).

– historique de l’expression « petits hommes verts » (Michel Turco, Georges Metz, Gilles Durand, Jacky Kozan).

– échange d’informations et de points de vue sur une phrase prononcée par Jean-Claude Juncker président de la Commission européenne qui a dit en séance du parlement européen le 28 juin: « J’ai vu les dirigeants d’autres planètes »  (vidéo sur YouTube) (Jean-Claude Venturini, Anne-Marie Prieto, Gilles Durand, Sylvie Joubert et Jacky Kozan).

– retour sur un événement de la nuit du 20 au 21 septembre 1980, sur les pente du Mt Ventoux. De nombreux témoins, militaires, ont aperçu, à plusieurs reprises dans la nuit des boules lumineuses qui se déplaçaient, avec des trajectoires variables, des disparitions et réapparitions soudaines. Cette observation est proclamée, sans enquête préalable, comme une confusion car le ciel était très couvert et le temps très orageux et il y avait eu une course automobile cette nuit là, sur les pente du Mont Ventoux (Jean-Claude Venturini).

– examen d’une vidéo montrant le passage d’un avion à basse altitude présenté comme un ovni, en Turquie, le soir du coup d’État manqué 18/7 (Denis Zezouin et Jacky Kozan).

– quelle sera la place des ufologues après la Divulgation? (Jacky Kozan, Georges Metz, Claude Lavat, et Sylvie Joubert).

– évolution de la technique sans l’humain, intelligence artificielle (IA), vie ou intelligence ? (Jacky Kozan et Michel Turco).

– depuis le début du mois de juillet 2016, l’association Ovni Investigation reçoit régulièrement des témoignages relatant l’observation de phénomènes lumineux orange de forme circulaire ou sphérique qui se déplacent lentement dans le ciel, à basse altitude, sans bruit, au-dessus des habitations des villes ou en rase campagne (Daniel Robin, Jean-Pierre Troadec, Georges Metz et Claude Lavat).

– selon 2 astronomes américains, rien que dans notre galaxie il y aurait plus de planètes habitables que d’habitants sur la Terre! cette annonce est à comparer avec celle du journal télévisé de France 2 en début de cette année, qui a annoncé qu’il avait maintenant UNE sœur pour la Terre!

– un Scientifique français Christophe Galfard ose affirmer qu’il est persuadé que la vie extraterrestre existe (Jean-Pierre Troadec et Robert Roussel).

– techniques pour observer les météorites et étoiles filantes de manière radioélectrique (Claude Lavat, Michel Turco et Evgeny Sidorov).

– publication par le Geipan de l’observation personnelle de Jacky Kozan, un belle démonstration, sans scrupule, de leur rôle de banalisation des observations.

– OVNI à Beez en Belgique, probablement un bolide des Perséides (Michel Vanbockestal et Jacky Kozan).

– comportement des circuits intégrés CCD ou CMOS la nuit.

– apparition des nouveaux crop circles, avec en particulier celui de Ansty près de Salisbury dans le Wiltshire. Découvert le 12 août 2016 ses réalisateurs ont expliqué que c’était une opération purement commerciale locale basée sur le logo d’un fabricant de verre (Sylvain Matisse et Jacky Kozan).

– les agressions d’OVNI envers les humains, l’ovni de Baridiame au Sénégal en 1980 (32 cases détruites et 6 blessés), et Saladare en Ethiopie en 1970 (50 maisons détruites, 1 mort et 8 blessés).

– échanges d’avis à l’occasion de commentaires sur la série TV « Les Anciens Astronautes« , diffusée sur RMC Découverte et plus largement, échanges sur la présence d’ET sur Terre et les récits des religions (Michel Vanbockestal, Michel Turco, Sandrine Fernandez, Anne-Marie Prieto, Jean-Claude Venturini, Gérard Nouzille et Jacky Kozan).

– mise en garde de la FEMA, Agence Fédérale Américaine des Situations d’Urgence, publiée en 1992 (Michel Turco et Jacky Kozan).

– notre ami Robert, dans une rue des environs de Rodez, a entendu une détonation et a eu le temps de voir l’avion virer avec  » autre chose de long » puis s’éloigner à plus grande vitesse (Georges Metz, Gilles Durand et Michel Vanbockestal).

– au cours d’un vol, la technicienne en météorologie, Elizabeth Klarer, a pu prendre une photo le 7 juillet 1956 dans le ciel du lieu-dit Cathkin (Natal) en Union Sud Africaine. Tout d’abord, il y avait un objet en forme de disque dans le ciel. Ce dernier a alors généré un nuage blanc de vapeur qui l’a entièrement recouvert donnant l’impression qu’il voulait dissimuler sa vraie nature (Jean-Pierre Troadec et Michel Turco).

– une publication « Belzébuth, extraterrestre ? » (signalée par Michel Vanbockestal).

– à propos d’Eric Julien et la comparaison avec les lettres Ummos, que penser du contenu de son livre  » La science des extraterrestres« . (Michel Vanbockestal, Michel Turco, Georges Metz).

– la RR3 de Chantal près de Saillagousse dans les Pyrénées Orientales en 1977 (publiée pour la première fois par Sylvie Joubert).

– analyse de plusieurs cas d’observation de lanternes festives (publié dans La République du Centre).

– question sur les UFOs au Gouvernement Britannique par Lord Black de Brentwood.

– annonce par la NASA qu’il y a de l’eau sur EUROPE le satellite de JUPITER – Flagrant délit de magouille de la NASA avant l’attribution de son budget.

– la première diffusion du docu-fiction « OVNI sous les Tropiques – l’affaire des Babas Michelin » de William Cally produit par Kapali Studios Création de La Réunion. Dans les années 60, un jeune agriculteur créole de l’île de La Réunion, Luce Fontaine, déclare avoir vu un engin volant extraordinaire et deux « Bonshommes Michelin » en scaphandre en sortir (Michel Vanbockestal, Georges Metz et Michel Turco).

– il faudrait reprendre certaines affaires avec nos connaissances et moyens actuels, ce qui pourraient nous apporter des réponses dans un sens ou dans un autre (Sylvain Matisse, Georges Metz).

– Un échange de points de vue sur une publication : « LES LOIS PHYSIQUES POURRAIENT-ELLES ÊTRE CONFONDUES AVEC LES EXTRATERRESTRES ? TELLE SERAIT L’IDÉE AUDACIEUSE D’UN CHERCHEUR ASTROPHYSICIEN« .

– un hommage à Edgar Mitchell astronaute, a largement été repris par les associations ufologiques et même par la presse française (Paris-Match).

10. Fonctionnement de l’association

-élection d’un nouveau Conseil Permanent. Le nouveau Conseil Permanent est constitué avec Sylvie Joubert, Rubén Morales, Claude Lavat, Gérard Lebat, Georges Metz, Jean-Claude Venturini et Jacky Kozan. Anne-Marie Prieto est première suppléante et Sandrine Fernandez deuxième suppléante. Jacky Kozan a été élu coordinateur jusqu’à la fin de l’activité du Conseil en décembre 2019.

– débat interne au Conseil sur l’opportunité de faire une lettre ouverte « oanis » au Ministère de la Défense ainsi que les modalités de sa préparation et de son envoi.

– Philippe Guillemant, Physicien dont nous avions apprécié la qualité des travaux a une nouvelle fois écrit des mots désagréables à l’encontre de l’Académie d’Ufologie et ceci indirectement. Une protestation courtoise a été rédigée par Jacky Kozan et envoyée à sa Direction et ses autorités de tutelle. Nous avions connu son nom pour la première fois lorsqu’il avait fait une présentation à l’Atelier CAIPAN 2014. Les tentatives de déstabilisation d’associations sont maintenant bien connues et nous devons réagir vivement à chaque action visant à nous discréditer. (Claude Lavat, Anne-Marie Prieto, Sylvie Joubert et Jacky Kozan)

– attaques contre l’Académie d’Ufologie (pilotée par Marc Raimbaud) semblant calquée sur la procédure connue utilisée par les agences de renseignement étrangères (réactions de Christian Comtesse et Jacky Kozan),

– enquête interne pour connaître les formats de fichiers informatiques préférés par les adhérents pour les documents textes, les tableurs et les images,

– élaboration d’une liste de livres conseillés évolutive et devant être publiée sur le site Internet « ufolog.eu » (Christian Comtesse, Gérard Nouzille, Robert Roussel, Claude Lavat et Jacky Kozan),

– nous avons remarqué une fréquentation inhabituelle du site Internet de l’académie d’Ufologie le jour de Noël (8 fois +).

11. Travaux du Conseil Permanent

– délibérations du Conseil sur la stratégie de l’Académie d’Ufologie pour les 3 prochaines années (tout le Conseil Permanent),

– définition d’un programme de formation à l’ufologie,

– débats sur l’intérêt, la forme et la méthode d’utilisations des « sticks de validation Académie d’Ufologie » (Sylvie Joubert, Rubén Morales, Georges Metz et Jacky Kozan),

– échanges de points de vue à propos de la publication du document de Jacky Kozan « Nul besoin de fédérer l’ufologie » (Sylvie Joubert, Georges Metz et Jacky Kozan),

– « Les vibrations qui nous ascensionnent ». Cette théorie a lancée un débat pour essayer de définir ou au moins préciser les vibrations en question. Nous nous sommes documentés sur la résonance de Schumann et les Bovis des magnétiseurs. La Fédération Galactique (Salusa … de Sirius) qui est une idée de Mike Quinsey, Américain proche de Frank Herbert auteur de Dune pourrait bien être derrière cette théorie des vibrations terrestres, lesquelles seraient entrain de changer pour nous « ascensionner ». Leur objectif étant de donner naissance à une nouvelle religion basée sur la conscience universelle en s’appuyant sur les avancées de la science en matière de physique de l’information. (Sandrine Fernandez, Sylvie Joubert, Georges Metz et Jacky Kozan),

– élaboration d’une liste de livres conseillés traitant d’ufologie,

– élaboration d’une liste de sites Internet conseillés traitant d’ufologie.

12. Publications des membres de l’Académie d’Ufologie

– « Le passage du OU au ET » de Sylvie Joubert. Un texte traitant de sujets abordés dans « Parasciences – Le Cœur de la Raison » et qui concerne plus généralement tous les phénomènes que les sciences sont incapables d’éclairer.

– « E.T. téléphone maison« .(Michel Ribardière, Sylvie Joubert).

– Hillary Clinton ne divulguera rien de plus que les autres Présidents (Jacky Kozan, Claude Lavat).

– Paul Stonehill nous informe régulièrement de ses nouvelles publications et de commentaires liés aux observations faites en URSS et de nos jours en Europe de l’Est et en extrême-Orient,

– Paul Stonehill nous a communiqué plusieurs documents importants sur la détection de la trace laissée par un camouflage utilisant un rayon Laser mis en place par une civilisation afin de ne pas se faire repérer,

« Concept de Non Réciprocité Cognitive » (Claude Lavat),

– Ufologie aujourd’hui, « Professionnalisme et Respect » traduction d’un article de Richard Hoffman Directeur des Projets Stratégiques du Mufon publié par Alejandro Rojas le 14 juin 2016 sur son site « openminds.tv »,

« Exosociologie : les deux fatalités ou 3+2= 0 » (Claude Lavat),

– Article de Gérard Lebat sur la publication de l’interview de Jean-Pierre Troadec par Nexus « Jean-Pierre Troadec fait le point sur le dossier ovni au sein du milieu de l’aéronautique ».

13. Livres

« Halt In Woodbridge » de Peter Robbins (avec une suggestion de commentaires sur l’affaire de Rendlesham par les membres de l’Académie d’Ufologie),

– « UFOs over Poland » de Piotr Cielebias (édité par Philip Mantle),

– Autres publications de Philip Mantle en tant qu’éditeur:

« The Halt perspective »

« UFOs over Romania »,

« Russia’s USO Secrets: Unidentified Submersible Objects in Russian and International Waters Paperback » de Paul Stonehill et Philip Mantle – 22 april 2016, contient aussi des observations faites dans l’Antarctique.

« Citoyenneté Galactique » de Sylvie Joubert – Édition Le Temps Présent, collection Enigma,

« Parasciences Le Coeur de la Raison » – Sylvie Joubert – Édition Le Temps Présent, collection Mutation,

« An Overview of Close Encounters and Low Flybys » (une vue d’ensemble des rencontres rapprochées et des vols à basse altitude) d’Antony Tambini Edition Branden Books (USA),

« OVNIS Les oubliés de la Science » – Robert Roussel – Éditions l’Harmattan,

« Le poltergeist d’Arc-Wattripont – vérité, scandale et désinformation » de Michel Vanbockestal,

« Fatima le quatrième secret » de Daniel Robin,

« Civilisation Planétaire le Projet Humain Global » de Daniel Robin,

« Los ovnis de la Antàrtida » de Rubén Morales, grand succès auprès des ufologues mais aussi des Scientifiques qui ont été directement concernés depuis plusieurs dizaines d’années. Nombreuses retombées en Argentine.

– Un éditeur, Michel Moutet, propose: « l’Adieu aux soucoupes volantes » d’Adamski qui avait été publié en français en 1985 à 550 exemplaires et qui est devenu totalement introuvable (Jean-Pierre Troadec),

– Les livres d’Anthony Tambini F-5: « Tigers Over Vietnam », « Douglas Jumbo-The Globemaster », « Ice Meteors Unknown Dangers Overhead », sont maintenant disponibles en Kindle.

14. Hors Académie

« Passeport pour le Cosmos » du Dr John E. Mack, 450 pages en Français,

« Les Apparitions d’Ovnis » décrit par JOËL MESNARD, est actuellement disponible en librairie; Editeur : LE MERCURE DAUPHINOIS,

– par ailleurs Jean-Pierre Petit, en coopération avec Jean-Claude Bourret, publie un livre à l’automne 2016, dont un chapitre évoquera également d’UMMO où JPP affirme détenir une nouvelle preuve scientifique démontrant la validité du dossier…

15. Documents offerts par Georges Metz

– N° 926 de Tintin du 25 juillet 1966 avec pour titre: « Objectif: soucoupes volantes »,

– des photos peu connues du contacté Georges Adamski,

– dessin de l’un des témoins d’une RR3 à Saint James, Missouri, USA en Mai 1945. Un occupant apparaît dans le dôme transparent qui surplombe le disque. Document rare pour l’époque d’avant 1947.

– Vortex Extrême-Orient Russe en été 1989, un extrait du catalogue de l’ufologue Albert S. Rosalès : « Le retour des humanoïdes 1989. Ce qui est désigné comme un vortex spatio-temporel qu’à mon sens j’appellerais comme une ‘bulle d’espace-temps’ venant interférer dans notre monde à trois dimension avec son temps propre« .

– « notre ami Robert », dans une rue des environs de Rodez, a entendu une détonation et a eu le temps de voir l’avion virer avec  » autre chose de long » puis s’éloigner à plus grande vitesse (Georges Metz).

16. Départs et nouveaux membres

Démission de Fabrice Bonvin au mois de janvier 2016.

Nous avons appris le décès du Lieutenant Jean Plantier, figure historique de l’ufologie.

Bienvenue à Jean-Pierre Troadec, Christophe Da Silva, Sylvain Matisse, Mikael Josset-Cardon, Jonathan Deval, Perrine Barthomeuf-Delville.

Jacky Kozan, le 28 février 2017

Théorie des anciens astronautes par Michel Vanbockestal

Un article de Michel Vanbockestal
fondateur du CERPI
membre de l’Académie d’Ufologie

le 11 septembre 2016

M. Vanbockestal est l’auteur des livres :
Le poltergeist d’Arc-Wattripont – vérité, scandale et désinformation –
Editions Le Temps Présent – Collection Fonction Psi
Les Phénomènes Inexpliqués en Belgique – Editions Jourdan – Collection Obscuria

CERPI
Le Centre d’Etudes et de Recherches sur les Phénomènes Inexpliqués
existe depuis 1979

Concernant la proposition d’échanges à propos de la théorie des anciens astronautes, je remercie tous les participants qui se sont manifestés et notamment Michel Turco, Anne-Marie Prieto, Sandrine Fernandez et (sauf erreur, oubli ou omission) Jacky Kozan.

Tous les avis, qui se rejoignent d’ailleurs, m’ont paru pertinents et correspondre à ce que je suppose être la réalité, à en juger par mes propres recherches.

Il y a bien des années d’ici, alors que je me trouvais à un jubilé régional agrémenté d’un spectacle son et lumière riche en effets spéciaux, la féerie qui était présentée me suggéra une remarque que je partageai avec mon épouse : face au déchaînement de décibels, au déluge de lumière et d’effets pyrotechniques, il était évident que si l’un de nos lointains ancêtres avait dû assister à cela il aurait été horrifié (ou émerveillé). Il n’aurait rien compris. Il se serait probablement prosterné devant ce qu’il n’aurait pu attribuer qu’à une manifestation divine. La voix puissante, d’un interlocuteur invisible (car situé en régie), semblable au tonnerre ; une concentration de spots et de rayons laser braqués sur un feuillage en auraient fait un « buisson ardent qui ne se consumait pas » ; la musique tonitruante d’une sono « céleste » ; tout cela aurait largement contribué à renforcer sa confusion.

Si des « êtres venus d’ailleurs » avaient alors visité notre planète, nul doute qu’ils auraient compris le parti qu’ils pouvaient tirer de la situation. Or on a vu qu’il y avait largement assez de place dans notre histoire pour pouvoir y caser plusieurs civilisations successives, qui auraient ensuite disparu (http://www.dailymotion.com/video/x3xhycc ) ou migré, peut-être provisoirement, pour revenir ensuite. D’autres civilisations auraient donc également pu entrer en concurrence et afficher des desseins différents : les uns auraient assujetti les humains pour en faire leurs esclaves, corvéables à merci. (Dans l’une de mes lectures il est question de mines d’or – en d’autres endroits, le même travail de recherches et d’exploitation aurait eu lieu… sur la Lune), les autres auraient entrepris de modifier l’organisme de l’humain via la génétique en vue de son développement. Pourquoi le manichéisme ne serait-il pas répandu au niveau spatial ? Pourquoi d’éventuels ET seraient-ils (tous) de petits saints et ne peut-on concevoir que, là haut aussi, il y ait des bons et des mauvais ?

Mauro Biglino, ancien traducteur du Vatican, semble accorder crédit à cette hypothèse en se basant sur l’étude des textes bibliques. Mais bien entendu on n’est pas obligé de le croire sur parole, à partir de textes eux-mêmes controversés, mettant la foi à contribution.

Comme l’a très bien signalé Jacky Kozan, l’archéologie n’est pas infaillible. La datation au carbone 14 a montré ses limites. Chaque procédé archéologique visant à attribuer une date à des artefacts est sujet à objections et à erreurs. Michel Turco et Jacky Kozan ont montré qu’une (et même plusieurs) civilisations auraient eu le temps, en considérant l’âge de notre planète, de se développer, d’atteindre un très haut niveau technologique et de disparaître, pratiquement sans laisser de traces (voir le documentaire). Mais dans le cas qui nous concerne il était possible de se baser d’une part sur les procédés scientifiques et d’autre part sur les héritages testamentaires à notre disposition, sans toutefois perdre de vue que ces derniers ont au fil du temps subi de nombreuses modifications (volontaires et involontaires) et que leur interprétation s’avère donc hasardeuse.

Sans grande surprise, l’étude archéologique a considérablement mis à mal la stricte historicité des récits bibliques. D’après ceux-ci, certains patriarches notables, tels qu’Abraham, n’auraient probablement même pas existé mais seraient nés du besoin littéraire de tourner une histoire nationale en légende. L’histoire des murs de Jéricho n’aurait été qu’une belle invention étant donné qu’à l’époque concernée la ville n’était même pas habitée… D’autres impératifs se seraient présentés, orientant le mix de ces légendes et de l’histoire réelle afin de créer une religion qui aurait elle-même assuré le comportement général de la population, notamment afin de pouvoir la contrôler.

Pourtant, certains passages de l’ancien testament sont révélateurs et d’une manière très inattendue que l’archéologie est impuissante à contredire. Mais révélateurs de quoi ?

Je ne vais pas ici développer chaque argument car cela nous mènerait trop loin. Cependant, on peut résumer les choses comme ceci, de manière indubitable parce que stipulées par la Bible elle-même et hors de toute interprétation litigieuse (Par exemple, on peut prétendre que les scripteurs de la Bible auraient inventé des manifestations divines afin de marquer les esprits et susciter la foi en un être suprême, mais leur imagination de l’époque – même la plus débridée – pouvait difficilement correspondre trait pour trait et « par hasard » à des manifestations extraterrestres ou spatiales que nous retrouvons en ufologie. Inversement, en évoquant un dieu, des anges, etc. les descriptifs se devaient de demeurer « spirituels » et ne pouvaient pas présenter des caractéristiques humaines ou assimilables) :

Les anges décrits dans l’ancien testament n’étaient aucunement des êtres essentiellement spirituels mais au contraire bien concrets, tangibles, voire « perfectibles » même s’il est clair qu’ils disposaient également de pouvoirs hors du commun, très déroutants pour les gens de l’époque. Concevrait-on en effet qu’un ange (purement spirituel donc et vivant dans le giron du Dieu tout puissant) puisse être fatigué et éprouver le besoin de se reposer, de dormir, de manger, de se laver (notamment les pieds suite à une marche harassante). Comment pourrait-il aussi être surpris, se tromper, voire être vaincu et mourir ? Pire : le Dieu de la Bible semble être lui-même aussi bien mortel, même si son espérance de vie est largement supérieure à la nôtre au point que ses subordonnés peuvent facilement le croire immortel. Voilà des propos qui en étonneront plus d’un mais dont on peut pourtant effectivement trouver la substance dans les écrits dits saints.

On trouve également, dans ce type d’étude, nombre de points totalement incompatibles avec ce que l’on admet généralement de la religion : ainsi Jahvé n’aurait pas du tout été le célibataire endurci que l’on croit connaître et même l’archéologie s’accorde pour lui donner une épouse, en allant jusqu’à la nommer : Ashéra. Qu’importe, direz-vous. Toutefois cela confère à ce Jahvé un caractère bien plus « humain » et proche du « commun des mortels ». Et pourquoi ce dernier, s’il s’agissait d’un dieu à la puissance infinie et omnipotent aurait-il dû utiliser du matériel pour rejoindre sa base ? Pourquoi même ce matériel volant devrait-il faire du bruit (que les anciens décrivaient avec leurs mots, en comparant avec ce qu’ils connaissaient : le bruit de nuées, de tempêtes…) ?

L’étude croisée de l’archéologie et de la Bible démontre également que le célèbre « Prince des ténèbres » mis à toutes les sauces et tous les noms pour décrire l’esprit du mal, soi-disant issu de la chute des anges, était en fait un autre « dieu », entendez un concurrent ou un ennemi de la même nature que son vis-à-vis, mais pas seulement un sous-fifre dissident. Il s’agissait en fait initialement de Baal et de son nom complet Baal-Zébub serait venu celui, déformé, de Belzébuth que chacun comprend comme étant le diable. L’histoire a donc été véhiculée, transformée et déformée sur base d’une mauvaise interprétation renforcée par des impératifs très concrets, parmi lesquels le militaire ne figure pas parmi les moindres !

A l’époque, il existait donc en quelque sorte au moins deux factions armées (laissant parfois derrière elles des paysages facilement comparables à la désolation post-atomique, des tableaux très parlants de conflits mettant à l’œuvre des procédés parfaitement anachroniques, des abductions très bien décrites – avec le vocabulaire disponible s’entend – au moyen d’engins n’ayant rien à voir avec la sphère divine, peut-être la mise à la disposition des humains de moyens de transmission et usant de stratégies propres dépendant d’un agenda particulier assez clairement en relation avec leur milieu d’origine. En effet, l’histoire de l’époque est riche en batailles, conquêtes et exterminations, stabilités provisoires et revirements de situations, que l’archéologie ne peut que confirmer. Schématiquement, on pourrait dire que leur issue dépendait de la faction qui était alors présente, celle de Jahvé semblant prépondérante, Baal prenant la relève en son absence.

L’absence elle-même ne s’accommode absolument pas de l’idée que nous avons de Dieu, qui aurait plus que le don d’ubiquité puisque capable d’être partout en même temps. Voilà donc un curieux « mouvement perpétuel » qui devrait s’arrêter de temps en temps à la pompe pour faire le plein !

On pourrait relever de même des centaines d’arguments allant dans le même sens.

Je ferai donc un gros raccourci par rapport au travail de recherches pour dire que si l’on se base sur les textes de Mauro Biglino le caractère « extraterrestre » (au sens large) de Dieu ne ferait aucun doute.

Le cas échéant, on comprendrait que l’archéologie et la science d’une manière plus générale ne soient guère disposées à entériner cette hypothèse. Cela remettrait trop de choses en question, porterait un coup fatal aux religions monothéistes en provoquant sans doute le chaos, mettrait à mal notre légendaire supériorité anthropocentrique, etc.

Remarquez que je n’ai même pas parlé de pyramides ou d’autres édifices colossaux, ni d’alignements particuliers ou encore de dessins seulement visibles du ciel.

Je terminerai en relevant une expression très fréquente dans l’ancien testament mais qui, à mon sens, colle très mal avec l’idée d’un « dieu », unique (pur esprit, jaloux ( ? Dieu « tout puissant » pourrait-il être jaloux ?), colérique, vindicatif et guerrier dans l’A.T et tout d’amour dans le Nouveau) et beaucoup plus avec la conception de civilisations rivales venant de l’espace. Cette expression est la suivante :

« Toutes les armées du ciel »…

Un dernier point tout de même : la Bible évoque bel et bien la présence de Géants. La seule métaphore est mise à mal par la découverte d’ossements hors normes (souvent réfutée par la science) et si l’on s’y borne il faut alors supposer le cas de personnes « supérieures », à la morphologie très voisine mais aux facultés disproportionnées. Je ne peux pas présumer de l’authenticité des géants en question. Je crois cependant pouvoir remarquer l’augmentation de la taille moyenne de l’Homme au cours de son évolution avec même une accélération de cette augmentation (1960-1990). Voici qui semblerait confirmer la succession de cycles avec les conclusions que l’on pourrait en tirer sur base de l’extrapolation.

La théorie dite « des anciens astronautes » ne me paraît donc pas invraisemblable.

Michel Vanbockestal, le 11 septembre 2016


Michel Vanbockestal est le fondateur du CERPI et l’auteur des livres :
– Le poltergeist d’Arc-Wattripont – vérité, scandale et désinformation –
Editions Le Temps Présent – Collection Fonction Psi
Les Phénomènes Inexpliqués en Belgique – Editions Jourdan – Collection Obscuria

Le CERPI Centre d’Etudes et de Recherches sur les Phénomènes Inexpliqués existe depuis 1979

La Coda

Un communiqué du PRG,  de Stephen Bassett

La tempête médiatique continue de prendre forme dans le contexte de l’élection présidentielle des États-Unis et de sa connexion avec la question extraterrestre. Où se dirige cette tempête?

Elle conduit à un seul endroit – le podium à la fin du « Cross Hall » face à la « Salle Est » dans l’aile Est de la Maison Blanche – où le président Obama va annoncer au peuple américain et par extension aux peuples du monde, la présence d’êtres intelligents non-humains, pas de la Terre qui interfèrent avec la race humaine – La Divulgation.

La couverture médiatique est en pleine expansion dans les nouvelles publications basées sur les technologies au service des générations de ce millénaire.

Le nombre d’articles depuis Novembre 2014 qui plaident aussi pour le travail du PRG en lien avec cette affaire, est supérieur à 100 et peut être trouvée ICI.

Un échantillonnage complet de tous les genres de couverture à partir des médias de langue anglaise se trouve ICI. Cette compilation est sur un rythme qui devrait atteindre 1300 annonces pour 2016.

A Moscou un OVNI carré à volé près d’un Airbus

Paul Stonehill, membre de l’Académie d’Ufologie, nous a communiqué l’information suivante:

Près de l’aéroport de Moscou Vnukovo un OVNI carré à volé près d’un Airbus avec des passagers.

Tôt le matin, le dimanche 8 mai, les pilotes d’Airbus en vol de Krasnodar à l’aéroport de Moscou Vnukovo ont remarqué un objet volant non identifié de forme inhabituelle.

Selon les pilotes de ligne l’ovni a volé très près de l’avion à une altitude de trois mille mètres. Il avait une forme carrée inhabituelle. Les membres de l’équipage de l’avion ont dit qu’ils ne pouvaient pas faire une erreur et l’avoir confondu avec un ballon ou un drone.

Il est rapporté que l’avion était au-dessus de l’aéroport de Vnukovo, en procédure d’atterrissage au Sud-ouest de la capitale russe. En dépit de cet incident aérien, le vol ‘Krasnodar – Moscou « a pu atterrir en toute sécurité à l’aéroport Cheremetievo ».

Un extrait de presse: http://www.rusdialog.ru/news/65709_1462743958

Paul Stonehill enquête et nous informera.

ovni carré Moscou 1

ovni carré Moscou 2

20% de la population mondiale croient que des extraterrestres vivent parmi nous déguisés en humains

Rappel d’un sondage publié en avril 2010

20 pour cent de la population mondiale croient que des extraterrestres existent et vivent parmi nous déguisés en humains

Les extraterrestres existent et ils vivent parmi nous déguisés en humains, voilà ce que croient au moins 20 pour cent des personnes interrogées dans une enquête mondiale.

Un sondage Reuters Ipsos fait sur 23 000 adultes dans 22 pays a montré que plus de 40 pour cent des habitants de l’Inde et la Chine estiment que des extraterrestres se promènent parmi nous déguisés en humains, tandis que les moins susceptibles de le croire sont la Belgique, la Suède et les Pays-Bas (8 pour cent chacun).

Cependant, la majorité des personnes interrogées, soit 80 pour cent, ne croient pas que les extraterrestres soient parmi nous.

« Il semblerait que qu’il y ait une corrélation modeste entre les pays les plus peuplés et ceux qui sont plus susceptibles d’indiquer qu’il peut y avoir des extraterrestres déguisés parmi eux», a déclaré John Wright, premier vice-président du cabinet d’études de marché Ipsos qui a ajouté: « Peut-être que l’on est dans un cas simple où dans un pays moins peuplé, vous êtes susceptible de mieux connaître votre voisin».

Plus d’hommes que de femmes, 22 pour cent contre 17 pour cent,  croient que les êtres extraterrestres sont sur la terre.

L’enquête a montré que la plupart des croyants sont âgés de moins de 35 ans et dans toutes les catégories de revenu. Parmi ceux qui ne croient pas, la plupart sont des femmes.

Sources:

http://www.reuters.com/article/us-aliens-idUSTRE6370S720100408

http://www.ipsos-na.com/news-polls/pressrelease.aspx?id=4742

E.T. téléphone maison

Suite à  l’article « Les intelligences extraterrestres et nous » coécrit avec Michel Ribardière il y a environ un mois,  voici un autre article que Sylvie Joubert vient de mettre en ligne sur son site.

http://www.sylvie-joubert.fr/et telephone maison.htm


E.T.  téléphone  maison

Comment communiquer de la Terre en direction d’une intelligence non terrestre et vice versa ? La représentation populaire la plus amusante  de cette communication se trouve dans la phrase célèbre prononcée par le drôle de petit extraterrestre du film « E.T. » de Steven Spielberg :   « E.T. téléphone maison ». C’est ainsi que notre imaginaire dépeint le rapprochement entre civilisations, le téléphone n’étant bien sûr ici  qu’un symbole de communication parmi d’autres destiné aux enfants, mais qui aurait pu être aussi bien une fusée, un vaisseau, un satellite,  une sonde, etc. c’est-à-dire toute technique de liaison produite par le savoir-faire humain et reliant deux lieux très éloignés l’un de l’autre.   En filigrane de cette représentation, surgit a contrario le présupposé suggérant que si nous ne parvenons pas à établir le contact avec une  intelligence non humaine, c’est en raison d’un manque de performance technique quelconque. Ce présupposé technique est légitime, en  même temps,  il ne s’agit peut-être que d’une piste parmi d’autres menant au contact.

Lire la suite sur le site de Sylvie Joubert:

http://www.sylvie-joubert.fr/et telephone maison.htm

Nouveau livre: « An Overview of Close Encounters and Low Flybys »

Anthony J. Tambini membre de l’Académie d’Ufologie
publie un nouveau livre MAJEUR dans l’histoire de l’ufologie

UFO book cover1

An Overview of Close Encounters and Low Flybys
(Une vue d’ensemble des rencontres rapprochées et des vols à basse altitude)

Traduction du texte de la 4ème de couverture:
Au cours des 50 dernières années, diverses organisations traitant du phénomène OVNI, y compris le projet Blue Book de l’US Air Force, ont simplement rassemblé des éléments pour élaborer les rapports d’observations d’OVNIS. A l’exception de certains rapports et photographies spécifiques, aucun effort réel n’a été fait pour analyser ces documents. Le temps est venu pour ces organisations d’engager une action pour les examiner scientifiquement dans le but de déterminer des spécificités qui leur sont associées.
L’auteur de ce livre est un conseiller technique de l’aéronautique à la retraite. Représentant technique pour une grande entreprise aérospatiale. L’une des nombreuses missions dans laquelle il a été impliqué est celui d’ingénieur en fiabilité, maintenance et sécurité des systèmes, ainsi que dans la liaison entre l’entreprise et le client dans le domaine de l’aérospatiale. En tant que tel, il a eu la responsabilité d’analyser les rapports de ses clients afin de déterminer les tendances qui peuvent avoir une incidence sur l’utilisation opérationnelle d’un aéronef particulier. Ce livre regroupe les documents résultant de ses travaux d’analyse des nombreux rapports d’observations d’OVNIS issus de ses fichiers, ainsi que de ceux du Projet Blue Book de l’US Air Force. Il espère que le livre va initier un effort immédiat des organisations traitant du phénomène OVNI, ainsi que des ufologues indépendants afin qu’ils examinent les données accumulées qui se trouvent à portée de leur main. Une annexe à la fin du livre contient des recommandations sur la façon d’accomplir cette tâche.

UFO book cover4http://www.amazon.com/UFOs-Unidentified-Objects—Overview-Encounters/dp/0828326185/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1459789565&sr=1-2&keywords=Tambini

De la collaboration entre science et parapsychologie en ufologie

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Un texte de Michel Vanbockestal

Avril 2016

Je lisais récemment les opinions très différentes à propos de l’opportunité d’étudier également les OVNIS à la lumière de nos connaissances en matière de parapsychologie, phénomènes surnaturels et autres inclassables et non seulement de réaliser une étude essentiellement axée sur la science.  Il est certain que chaque opinion se défend.

La science reste indéniablement une référence solide et probablement même la plus solide dont nous disposions apparemment.  Nous lui devons d’innombrables réalisations et bienfaits, mais peut-être aussi de ces « bienfaits » que l’Homme a récupérés dans le domaine militaire en lui attribuant dès lors des conséquences redoutables.  Parmi celles-ci figure sans doute l’exploitation de l’énergie atomique, laquelle semble intéresser (ou inquiéter) une intelligence que nous supposons très largement avancée, au point d’envisager que nous n’en soyons – comparativement – qu’à nos balbutiements au sein d’une possible multitude de civilisations.  Il est amusant de constater que la science évoluée, qui rejette généralement la parapsychologie, fait paradoxalement parfois de ses sujets autant d’apprentis-sorciers capables du pire et du meilleur.

Si tel devait bien être le cas, nous qui nous trouvons actuellement à l’aube d’un nouveau paradigme, il est concevable que nous devions imaginer que ces civilisations aient connu à de nombreuses reprises de ces bouleversements paradigmatiques.  Par conséquent, les entités que nous nous proposons d’étudier évoluent presque certainement dans des conditions que notre imagination la plus débridée ne pourrait absolument pas concevoir.  Si nous avions à converser avec l’un de ses représentants, outre l’obstacle linguistique (qui pourrait ne plus revêtir aucun sens), ne serions-nous pas aussi désemparés que ces hommes qui vivaient au temps de César et que l’on confronterait à nos contemporains habitués à la télévision et au Smartphone, ayant depuis longtemps marché sur la Lune, capables de détruire des légions entières d’une simple pression du doigt et bien d’autres choses encore qui leur apparaîtraient comme autant de prodiges miraculeux, « surnaturalisables », ce qui aurait fait d’eux des êtres « déifiables » ?

Certes, la science propose un garde fou appréciable évitant les dérives des hypothèses échevelées, un retour parfois rude à des conceptions bien terre à terre, un scepticisme de bon aloi faisant également œuvre de salubrité publique.  Mais nous savons aussi que le vrai n’est quelquefois pas vraisemblable, que la vérité emprunte bien souvent des chemins tortueux, que des conceptions scientifiques considérées jadis encore comme immuables ont dû être complètement revues et que les avancées de la physique quantique semblent relever d’une science-fiction inacceptable.  Et pourtant vraie !  En outre, la science a aussi connu des imposteurs dans ses rangs.

Ne constate-t-on pas aussi que la science, un terme générique qui désigne en fait de très nombreuses disciplines dont l’interprétation peut s’avérer très différente parce qu’envisageant un autre aspect contextuel, s’immisce de plus en plus dans la philosophie après s’en être pourtant départie ?  Or, le terme « philosophie » sert également de synonyme au mot « religion » ou « confession » ne serait-ce peut-être que parce que sa signification aboutit à un « amour de la sagesse » qui pourrait tout aussi bien être « sagesse de l’amour ».  Mais l’amour a-t-il un intérêt quelconque aux yeux de la science, en dehors de son aspect biologique réductible à la relation sexuelle, la reproduction ?  Car si l’on veut parler d’amour comme d’un sentiment, il faudrait alors plutôt faire référence aux sciences humaines et l’on changerait de territoire.  Cependant, les sciences humaines et sociales interagissent avec les sciences dites dures, la médecine est loin de n’être que scientifique tout en se basant sur de l’expérimental et de l’empirique.  Cela me semble démontrer que l’Homme ne peut s’étudier à la seule lumière d’une compétence, au travers d’un seul filtre ou grille de lecture, mais qu’il relève plutôt d’un ensemble kaléidoscopique très singulier.  Je ne pense pas qu’il soit anthropocentrique de considérer qu’il puisse en aller de même pour des civilisations extérieures.  C’est possible, mais nous n’en savons rien.

En partant du principe que l’objet de notre étude ne permet encore aucune conclusion définitive puisque nous ne savons toujours pas avec certitude ce que sont les OVNIS, que nous en sommes toujours réduits à émettre des hypothèses, le recours à la multidisciplinarité ou l’interdisciplinarité, voire la transdisciplinarité dont parle notre consœur Sylvie Joubert dans son excellent ouvrage « Coprésence, le manifeste de Möbius » me paraît tout indiqué.

Le danger réside dans la priorité que nous voudrions accorder à l’une des disciplines envisagées, en perdant de vue qu’elles pourraient être complémentaires ou – au contraire – générer des conclusions qui ne rendraient compte que d’un aspect, éventuellement observable seulement de manière sporadique.  Même si l’élargissement des moyens mis à notre disposition pour étudier le phénomène OVNI en y adjoignant des compétences souvent discréditées (mais aussi sur base de quels apriorismes !) peut faire craindre de se disperser, ne serait-ce pas aussi un procédé légitime en réponse à l’une des caractéristiques ovniennes principales, à savoir l’art du camouflage, du mimétisme ou de l’homochromie et, précisément, du discrédit ?

Une autre manière de considérer la question serait de revenir sur la différence énorme d’avance scientifique, technologique… etc. bref : paradigmatique, qui placerait l’objet de notre étude hors de portée de notre compréhension.  Quelle chance aurions-nous, dès lors, d’appréhender le phénomène ou ses sujets ?  (Le verbe appréhender a trois significations : prendre, craindre et comprendre, ce qui devrait se méditer).  Cette chance pourrait être tout simplement nulle.  Mais peut-être aussi présenterait-elle un faible pourcentage de réussite.  Dans ce cas, il apparaîtrait clair que, pour aboutir, la vision que nous devrions en avoir ne pourrait qu’être le fruit de la collaboration des yeux de multiples compétences, en vertu de leurs disparités.

Nous savons désormais que notre entourage ne nous renvoie que l’image d’une réalité très illusoire, laquelle nous apparaît comme telle car – finalement – cela sert parfaitement nos intérêts immédiats.  Mais tout peut dépendre du type de réalité, macroscopique ou microscopique, que nous désirons observer et il est certain que, le cas échéant, cela influencerait l’enseignement que nous pourrions en tirer.

Finalement, le consensus dépendrait du meilleur choix que nous puissions opérer dans le champ des possibles, à condition que ce dernier soit assez étendu et que nous puissions au besoin focaliser sur l’essentiel de manière à ne pas nous laisser leurrer par les apparences.  Pour poursuivre dans la métaphore, de nombreuses mises au point s’imposeraient.  Mais elles ne seraient réalisables qu’à condition de disposer de toutes les lentilles.

Les cas de poltergeist sont a priori totalement incompatibles avec les considérations ufologiques.  A première vue, on n’y décèle aucun rapport.  Je puis pourtant vous garantir que dans le cas d’Arc-Wattripont, que j’ai particulièrement étudié avec mon association, il a rarement été possible d’y trouver autant de connotations clairement ufologiques, même si celles-ci n’apparaissaient pas au premier regard.

Dans cette affaire, le milieu scientifique ne pouvait admettre que la simple supercherie.  Cette éventualité une fois écartée, le même milieu ne pouvait plus qu’envisager et calculer les sources possibles d’énergie  sans que cela permette de trouver le mécanisme qui régissait les phénomènes.  L’exorciste et le psychanalyste ne pouvaient à leur tour qu’appréhender l’une des facettes de l’énigme.  Dans un cas au moins, l’une de ces interventions a contribué à renforcer la problématique au lieu de la résoudre.   Les représentants de la loi ne pouvaient que constater et partir à la recherche de causes finalement très superficielles, sans les trouver non plus, avant de s’embarrasser dans les considérations judiciaires et administratives.  Des démonologues ont permis de comprendre qu’il n’existait aucune possession démoniaque.  Dès lors, on savait au moins ce que ce n’était pas mais on ne savait toujours pas ce que c’était !  Un médecin a pu mettre en évidence « l’effet blouse blanche » tandis que nous n’avions pas accès au dossier médical mais que nous pouvions exclure la pathologie mentale.  Bref : nous tournions en rond.  Aucun des spécialistes n’avait été déterminant.  Pourtant, le travail de chacun, dans des optiques souvent très différentes, a été utile.  Même les erreurs permettaient de procéder par élimination.  Finalement, nous avons dégagé l’hypothèse la moins invraisemblable, laquelle présentait – en plus – l’avantage de rendre compte des différentes hypothèses préexistantes, même celle du scepticisme.  Comble du fin, la supercherie s’intégrait dans la solution sans la contredire et dans une logique inattaquable !  Cerise sur le gâteau, une fois que tout ce travail fut fait, l’hypothèse ufologique est apparue, de plus en plus évidente, mais en présentant l’énorme inconvénient d’aboutir à une référence circulaire.

Voilà qui me paraît faire la démonstration éclatante de l’intérêt du rapprochement pluridisciplinaire en reconnaissant l’insuffisance de l’un quelconque des représentants pris séparément.  Chacun a apporté sa pierre à l’édifice, la principale difficulté réside finalement dans l’art de rassembler les pièces du puzzle en un tout cohérent.  Or, en l’absence d’un seul élément, l’image finale ne pouvait ni être validée ni se cristalliser en une réalité valablement observable.

Dans l’exemple que je viens de citer, on peut facilement comprendre que, confrontés à un puzzle véritable, classique, nous disposons de la faculté de reconstituer, de visualiser mentalement, virtuellement, l’image finale.  Cela provient de ce que cette image appartient à nos connaissances intégrées auxquelles il nous est facile de faire appel, parce qu’elles font partie de notre paradigme.  A la lumière de ce qui a été dit plus haut, on peut comprendre que ce n’est pas forcément le cas en ufologie.  Dès lors, la juxtaposition des différentes compétences devient ipso facto indispensable.

En conclusion, science et parapsychologie se heurtent à l’échec par leurs propres limites.  Mais le travail, les connaissances et les erreurs des uns et des autres, mis en corrélation, ouvrent curieusement une porte de sortie qui mène à une solution séduisante.  Les écueils à éviter résident dans le sectarisme et l’étroitesse d’esprit et l’art dans le dosage de la rigueur et de la permissivité.

M.Vanbockestal, (fondateur du CERPI). Avril 2016.

Auteur des livres :

Le poltergeist d’Arc-Wattripont – vérité, scandale et désinformation
(Editions Le Temps Présent – Collection Fonction Psi)

et :

Les Phénomènes Inexpliqués en Belgique
(Editions Jourdan – Collection Obscuria)

CERPI
Le Centre d’Études et de Recherches sur les Phénomènes Inexpliqués existe depuis 1979
http://www.cerpi-officiel.be

Les extraterrestres ont-ils une conscience ?

Un texte de Jacky Kozan
20 février 2016

Depuis quelque mois les publications se succèdent sur les thèmes de la physique de l’information, de la conscience et de la matière. Elles déclenchent des réactions d’intérêt, de satisfaction ou de rejet.

Les ufologues peuvent lire des choses étonnantes concernant le phénomène ovni. A la source de ces publications, l’arrivée dans le public de la notion de physique de l’information, puis la prise en considération de la conscience dans le cadre de cette nouvelle branche de la physique.

Certains universitaires expliquent que la conscience domine la matière, qui elle-même n’existe pas et que par conséquent le phénomène ovni est dominé par la conscience de celui qui l’observe. Le discours est irrecevable, par les ufologues et même par les sceptiques et les déboulonneurs de témoignages.

C’est dommage car, sur le fond, ce discours tient la route et est intéressant. Il offre aux ufologues une dimension supplémentaire pour étudier le phénomène ovni.

En ufologie nous avons des témoignages qui valident des notions telles qu’une source d’information créant un objet réel à partir d’une énergie ou un comportement intelligent dans une source d’énergie. En interne « Académie d’Ufologie » nous avons examiné en 2014 un cas de formation d’un ovni en forme de ballon à partir d’une source électromagnétique de type plasma. Ce cas date du 6 décembre 2003, dans le village de Plakanciems, à 20 km. Au Sud-est de la ville de Riga (Lettonie).
Nous avons de quoi confirmer les théories proposées et ne sommes pas surpris par le discours qui, au contraire, nous apporte des explications techniques.

Je vais lister les points générant l’incompréhension, ce qui nous donnera la possibilité de les reprendre à loisir afin que tous les ufologues et le public, c’est-à-dire les citoyens qui financent la Recherche, comprenne ces nouvelles avancées majeures de la Physique.

Des expressions qui choquent:

– le mot conscience quand il n’est pas appliqué uniquement à l’humain,
– la matière n’existe pas,
– les ovnis n’existent pas,
– les ovnis n’existent que dans la tête des gens,
– l’IA (intelligence artificielle) n’a pas de conscience.

Le mot conscience.

Mon éducation occidentale a fait que pour moi et comme pour la plupart des « pingouins moyens » occidentaux, la conscience est quelque chose qui n’existe que chez les humains. Une souris grise de laboratoire est peut-être plus intelligente que beaucoup d’humanoïdes.  Elle a sa propre forme d’intelligence, inaccessible à la nôtre, elle a quelque chose qui est l’équivalent de notre conscience mais il faut trouver un autre mot, une autre définition. Je fais le même raisonnement pour l’Arabette des Prés ou le grain de Riz, eux aussi plus complexes que nous. Logiquement un organisme plus complexe que celui d’un humain doit avoir quelque chose d’équivalent à la conscience, mais on ne peut pas dire qu’il soit plus consciencieux que les humains.
Les créatures extraterrestres ne sont, par définition, pas humaines. Quel que soit leur niveau d’intelligence, on ne peut donc pas affirmer qu’elles aient une « conscience ». Elles ont « autre chose ».

Définitions de conscience dans les dictionnaires:

Larousse
Connaissance, intuitive ou réflexive immédiate, que chacun a de son existence et de celle du monde extérieur.
Représentation mentale claire de l’existence, de la réalité de telle ou telle chose.
Fonction de synthèse qui permet à un sujet d’analyser son expérience actuelle en fonction de la structure de sa personnalité et de se projeter dans l’avenir.

Dictionnaire de l’internaute
Perception chez l’homme de sa propre existence et du monde qui l’entoure.
Sens moral, jugement de valeur de ses propres actes.

Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales
Connaissance qu’a l’homme de ses états, de ses actes et de leur valeur morale
Organisation de son psychisme qui, en lui permettant d’avoir connaissance de ses états, de ses actes et de leur valeur morale, lui permet de se sentir exister, d’être présent à lui-même.

C’est clair, le mot conscience ne s’applique qu’à l’humain.
Il faut d’autres mots pour nommer l’équivalent de la conscience dès qu’il n’est plus question des humains.

Appliquer le mot conscience à un champ d’information universel, c’est d’abord surévaluer l’importance de la conscience humaine dans l’univers et c’est surtout limiter les possibilités de ces champs d’information dans l’univers. En appelant conscience l’intelligence qui gère l’univers, encore une fois on se représente l’univers sur la base de ce que nous sommes capables de comprendre aujourd’hui. Alors que nous sommes loin de pouvoir comprendre ce qui nous est proche et ce qui est immédiat.

La conscience est le résultat d’un processus physique qui capte et traite des informations tant que le support physique existe. Lorsqu’un humain meurt son système de réception et de traitement de l’information s’arrête de fonctionner et se transforme en « poussière d’étoile ». Il n’y a plus de système local de production de conscience.

Des propos qui contredisent ces affirmations sont tenus par des Universitaires, mais ils sont incompréhensibles par le public et les ufologues.
Alors peut-être qu’avec le temps l’un d’entre eux nous expliquera. Mais comme j’ai compris que le temps n’apporte rien dans la résolution des problèmes de physique quantique, je crois que nous ne sommes pas prêts de comprendre.

Depuis longtemps le mot conscience à été utilisé pour définir cette intelligence universelle et ses véhicules, mais ce n’est pas une raison pour persévérer dans cette voie. D’autres définitions ont été proposées:

– le champ akashique,
– les champs néguentropiques©
– le computronium
– le perceptronium
– et plus limitatif puisque basé sur l’humain, la noosphère
Ce sont quelques définitions que j’ai pu rencontrer au cours de mes lectures. Il y en a probablement beaucoup d’autres mais c’est à nous d’en créer de nouvelles.

Bien que trouvant le mot conscience inadapté pour désigner une forme d’intelligence autre qu’humaine, je suis d’accord sur la finalité de l’approche. Mais pour moi, la conscience humaine est un résultat fonctionnel. L’équivalent de la conscience au niveau plus général de l’univers est peut être aussi un résultat fonctionnel, mais c’est autre chose. Nous sommes donc une partie de cette « fonction » qui est aux commandes de l’univers. Notre conscience humaine est un sous-ensemble de cette fonction qui passe par du matériel hydrocarboné pour s’exprimer (Ref: mon texte « ils sont faits avec de la viande« ).

Qu’est-ce la conscience, sinon le résultat d’un traitement d’information? On peut traiter l’information sur des matériaux comme le silicium ou sur l’hydro-carboné (la viande). Nous ne sommes que du matériel construit sur une base hydro-carbonée. Nous avons créé des mots comme intelligence, conscience, âme, psyché ou comme Dieu mais chacun y met ce qu’il veut et tout ceci n’est que le résultat d’une puissance de calcul et de transmission d’informations. Un ordinateur, même un micro ordinateur qui a 10 ans, est plus intelligent et plus consciencieux que beaucoup de systèmes bâtis sur une base hydro-carbonée. De plus, ses possibilités d’extension sont incommensurables. Les outils informatiques que nous connaissons et plus généralement l’Intelligence Artificielle sont élaborés sur la base de l’intelligence humaine. Au départ ce sont des copier/coller de l’intelligence humaine. Le mot conscience peut s’appliquer à l’Intelligence Artificielle, tout au moins tant qu’elle reste comparable aux performances d’une intelligence humaine. Mais il faudra vite lui trouver un autre mot.

La matière qui n’existe pas.

Tout dépend du niveau auquel on raisonne. Dès les premiers cours de chimie (en 4è pour moi) on nous apprend les notions de molécules, atomes, électrons qui tournent autour du noyau. On comprend bien que la matière est composée de petites particules en mouvement les unes par rapport aux autres. On apprend que la matière est pleine de vide, mais que précisément c’est ce vide contenant les particules en mouvement qui constitue la matière. C’est la matière.

Affirmer que la matière n’existe pas, qu’elle n’existe que dans la tête des gens, ce n’est pas améliorer nos connaissances, c’est choisir de choquer la population.
Alors cette démarche est-elle liée au déni coutumier du phénomène ovni? Est-ce une tentative de préparation à un nouveau concept de type religieux? En attendant d’entendre des discours recevables par le public, chacun interprétera la situation comme il lui convient.

Rappel: extrait d’une page Internet validée par l’IN2P3 :

Un atome est-il vide ?
Le volume du noyau est un million de milliards de fois plus petit que celui de l’atome.
Le volume de l’atome est donc constitué d’au moins 99,9999999999999% de vide !

En théorie, les particules qui forment les protons et les neutrons (les quarks) sont, tout comme l’électron, des particules ponctuelles, c’est à dire des particules sans volume. En théorie, un atome est donc constitué de 100% de vide ! Il n’est bien sûr pas possible de prouver que c’est vrai…

Voici l’image d’un atome que l’on nous montre à l’école:

Atome 1

Et voici un atome avec ses proportions représentées à l’échelle:

Atome 22

Les ovnis n’existent donc pas.

C’est le message qu’essaient de nous faire passer des publications récentes à consonance plutôt religieuse. Les ovnis quand ils ont un aspect matériel, sont donc faits de « rien » et ce n’est donc qu’une information qui induit cet ovni dans notre imagination.
Pour préciser le message, il faudrait qu’il soit mentionner: « comme tout ce qui est matériel ». Ainsi la Tour Eiffel n’existe que dans notre imagination, de même pour la Grande Muraille de Chine, un TGV qui passe, la Lune. Le raisonnement s’applique aussi aux systèmes hydrocarbonés (la viande). Ainsi, une oie gavée n’existerait donc que dans l’imagination de celui qui mange du foie gras et le receveur des impôts dans la tête de celui qui vient donner son argent.
Mais alors ma propre imagination, capable d’inventer tout ceci, où est-elle installée? Mon imagination n’existe que dans mon imagination…

Je suis d’accord avec le fond du discours: tout ce qui est matériel est plein de vide. C’est l’information, qui gère des particules ponctuelles pour faire une représentation de ce qu’on appelle la matière. Je refuse la notion de matière qui n’existe pas ou qui n’existe que « dans la tête des gens ». La matière même si elle est étrange aux yeux de la science existe bien et les ovnis aussi.

L’amalgame ovni/conscience ressemble au discours tenu par la Fédération Galactique en la personne de Mike Quinsey ou Salusa (de Sirius).
http://salusafrancais.blogspot.fr/
http://fgfrance.blogspot.fr/

Cette Fédération Galactique ressemble à une « Black PSYOP ». Frank Herbert en est à l’origine, c’est un personnage remarquable qui a écrit le livre « DUNE ». Nous avons presque tous vu le film extraordinaire qui en a été fait. Les messages de la Fédération Galactique sont cohérents avec le film Dune.
La démarche lancée par Frank Herbert a été prise en charge par Sheldan Nidle qui a construit toute une organisation à partir de la démarche de Frank Herbert. Mike Quinsey qui signe aujourd’hui les messages qui s’adressent au public est probablement le pseudo de toute une équipe.

Le discours actuel sur la conscience ainsi que les tentatives de tourner en ridicule le matérialisme, semblent bien coller à la stratégie à long terme de Frank Herbert qui semble avoir pour objectif la création d’une nouvelle forme de religion.

Le lien direct ovni/conscience arrive bien pour aider les détracteurs institutionnels du phénomène ovni qui sont effrayés par les annonces de possibilités de vies extraterrestres. On assiste donc à une médiatisation spectaculaire du discours. Pourtant son impact sur les ufologues est grandement négatif. Je serais étonné qu’il bouleverse notre paradigme, qui a pourtant bien besoin d’être renouvelé.

La conscience de l’intelligence artificielle fera l’objet de ma prochaine publication.

Jacky Kozan, le 20 février 2016
Relecture et améliorations Dany Kozan

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« Pourquoi les ovnis…? »

Un texte présenté par Stanton Friedman à la « 4e Annual UFO Crash Retrieval Conference » du 10 au 12 novembre 2006 à Las Vegas, Névada

Source: http://www.stantonfriedman.com/index.php?ptp=articles&fdt=2006.11.10&prt=1

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Résumé

J’ai eu la chance de faire plus de 700 présentations dans 18 pays, généralement sur la base de mon livre “Flying Saucers ARE Real” (les soucoupes volantes sont réelles). Mes auditoires, principalement des universités et des groupes professionnels, ne semblent avoir aucun problème à accepter les données factuelles détaillées que je présente et conduisant à mes conclusions que certains ovnis sont des vaisseaux spatiaux extraterrestres et que le sujet des soucoupes volantes représente une sorte de Watergate Cosmique. Mais ce qui semble être le plus préoccupant, à en juger par la séance de questions, ce sont les questions « Pourquoi? ». Pourquoi les soucoupes volantes se sont-elles crashées? Pourquoi des « Aliens » ont visité la Terre? Pourquoi le gouvernement ne nous dit pas ce qu’il sait? Pourquoi les « Aliens » n’ont pas atterri sur la pelouse de la Maison Blanche ou à l’Organisation des Nations Unies? Pourquoi des gens ont falsifié les documents MJ-12? Pourquoi dites-vous SETI signifie « Silly Effort To Investigate » (effort idiot pour enquêter)? Pourquoi avez-vous persévéré pendant 39 ans? Pourquoi le gouvernement ne vous à pas convaincu de laisser tomber?
Peut-être que mes réponses aideront le lecteur à répondre à ces questions « Pourquoi? », ou le conduiront à plusieurs autres de telles questions.

 

« Pourquoi les ovnis… »

1 – Pourquoi avez-vous conclu que la preuve est accablante que la Terre est visitée par des vaisseaux spatiaux extraterrestres intelligemment contrôlés?

La réponse la plus simple est que c’est la seule conclusion applicable à l’énorme quantité de preuves. Dans mes conférences je passe en revue 5 études scientifiques de grande envergure et demande ensuite combien d’auditeurs l’ont lu. Généralement moins de 2% en ont lu une. Je remarque que Ted Phillips a recueilli plus de 5000 cas de traces physiques dans plus de 70 pays. Dans certains cas, des gens ont vu un vaisseau atterrir puis décoller laissant derrière lui diverses marques sur le sol comme des marques de brûlures circulaires, des traces de trains d’atterrissage, des petites empreintes de pas, des anneaux de sol desséchés, etc… Ce ne sont pas des crop circles où, normalement, aucune soucoupe n’est vue. Environ 1/6 de ces cas concernent des rapports de petits êtres. Je fais référence à plus de 1000 cas d’enlèvements qui ont été étudiés par Budd Hopkins, David Jacobs, John Mack, et Raymond Fowler et au cas de Betty et Barney Hill enregistré par John G. Fuller. Je pense au travail remarquable de Marjorie Fish qui indique clairement que la carte des étoiles de Betty est logique et fournit des informations que nous ne connaissions pas auparavant. En outre, j’ai passé du temps dans 20 salles d’archives, eu une habilitation de sécurité pendant 14 ans, et trouvé qu’il est parfaitement évident que des données cruciales ont été bloquées et que beaucoup de gens du gouvernement ont menti en ce qui concerne les OVNIS. Dire que certains ovnis sont d’origine ET, ne répond bien sûr pas à d’autres questions telles que: pourquoi les extraterrestres viennent ici, pourquoi je n’en ai pas vu un seul, d’où viennent-ils, etc…, etc…

 

2 – Pourquoi les extraterrestres, s’ils sont réels, n’atterrissent pas sur la pelouse de la Maison Blanche et ne disent pas: « Conduisez-moi à votre chef. »?

Évidemment, je ne parle pas pour les extraterrestres. Toutefois, notons trois faits:

A – La Maison Blanche est dans une zone de vol interdite. Notre réponse à des intrus dans ces zones est de prendre des mesures immédiates pour escorter les intrus ou les abattre. Dès l’été 1952, lorsqu’en juillet, les ovnis ont survolé la Maison Blanche, des ordres ont été donnés à des intercepteurs militaires d’abattre les ovnis s’ils n’atterrissaient pas lorsqu’ils étaient invités à le faire. Ceci est décrit en détail dans le livre de Frank Feschino Jr. « Shoot Them Down ». Le Major-Général Roger Ramey a proclamé que des intercepteurs avaient été perturbés des centaines de fois mais sans succès. Comme une indication du zèle des pilotes, j’ai entendu parler d’au moins 7 cas spécifiques dans lesquels les ovnis avaient zappé l’avion d’attaque terrien. Tim Good dans son livre « Need to Know » présente des cas similaires. Je travaille sur les propos d’un pilote qui affirme que les OVNIS ont éliminé 20 de nos avions en Europe dans le début des années 1950.

B – Ce peut être surprenant pour beaucoup d’Américains, mais le président des Etats-Unis ne parle pas pour la planète Terre. Après tout, qui l’a élu Président mondial? Certainement pas le milliard de personnes originaires d’Inde ou 1,3 milliard de personnes en Chine. Évidemment, l’ONU ne parle pas non plus pour la planète Terre.

C – Normalement, des négociations ne se déroulent qu’entre des parties à peu près égales. Assurément, il n’est pas difficile de voir que les extraterrestres ont une technologie très en avance sur la technologie terrienne. Leurs véhicules sont nettement plus rapide, plus maniable et ils ont accès à d’énormes transporteurs spatiaux (vaisseaux-mères) avec Dieu-sait-quelles possibilités. Ils n’ont aucune raison de négocier quand ils peuvent déjà faire ce qu’ils veulent faire.

 

3 – Pourquoi les extraterrestres veulent venir ici si, comme vous l’avez dit, nous sommes une société primitive dont l’activité principale est clairement la guerre tribale?

Les réponses à cette question dépendent beaucoup de l’image du voisinage galactique local et de la situation de notre planète. Les cultistes du SETI semblent penser que nous sommes le sommet de la création et qu’il peut y avoir 50 000 civilisations dans notre galaxie, la Voie Lactée, qui est composée de quelques centaines de milliards d’étoiles. Elle a près de 100 000 années-lumière de diamètre, ce qui, selon Frank Drake, signifie qu’il peut y avoir une autre civilisation, distante de « seulement » 1000 années-lumière. Ce qui, bien sûr, ferait de nous une civilisation élite très particulière. Je pense qu’il y a probablement de nombreuses civilisations avancées dans notre voisinage local, sur des planètes autour de quelques-unes des 2300 étoiles situées à moins de 54 années-lumière, en particulier les 46 qui sont très semblables au soleil. Le fait important ici, c’est que nous avons eu une technologie sophistiquée depuis seulement 100 ans. Mais la terre est vieille d’environ 4,5 milliards d’années et a été adaptée à la vie depuis plus d’un milliard d’années.

Juste au coin de la rue, à 39,4 années-lumière de distance, on trouve une paire d’étoiles semblables au soleil, Zeta Reticuli 1 et Zeta Reticuli 2 . Elles ne sont qu’à 1/8 d’année-lumière l’une de l’autre, mais elles sont un milliard d’années plus âgées que le soleil. En d’autres termes, il y a eu beaucoup de temps pour que d’autres civilisations s’y mettent en place. Avoir un voisin facilement observable serait bien plus motivant pour le développement des voyages interstellaires que ce que nous avons ici dans notre cambrousse. Mon point de vue est, en accord avec celui de la physicienne Beatriz Gabo Rivera, que nous sommes comme les gorilles dans une nature préservée en Afrique et qui ne savent rien à propos de ce qui se passe en dehors de leur réserve. Je pense qu’en fait les extraterrestres se promènent dans le quartier depuis très longtemps. Je pense qu’il est hilarant que le Dr Seth Shostak, un des plus bruyants du SETI, dit qu’il n’y a personne sur Zeta Reticuli 1 ou Zeta Reticuli 2, car ils ont été écoutés par un Radio Observatoire du Sud il y a 10 ans. On pourrait penser qu’il connait l’équipement et la fréquence qu’utilisent les communicateurs extraterrestres très en avance sur nous et qu’eux essaient d’attirer notre attention, ce qui est totalement absurde.

Les réponses dépendent aussi grandement de la difficulté de se déplacer dans le quartier. Si l’on est un adepte du SETI (comme le terrible Peter Jennings le 24 février 2005, dans un « mocumentaire » à la TV) et que l’on retient que notre vaisseau spatial le plus rapide est la sonde Voyager et qu’il faudra 70 000 ans pour se rendre à l’étoile la plus proche, on en déduit que les voyages ne seraient pas communs en effet. Une approche beaucoup plus réaliste est de noter que Voyager n’a pas de système de propulsion autonome depuis qu’il a quitté la Terre. Il est en roue libre, aidé par un ravitaillement cosmique. Peut-on estimer le temps qu’il faut pour traverser l’océan en y jetant une bouteille? Pouvons-nous dire combien de temps il faudrait pour voler de New York à Los Angeles en jetant une plume dans l’air? Il a fallu 33 heures à Charles Lindberg pour traverser l’Atlantique. Le Concorde l’a fait en quelques heures. La station spatiale fait le tour de la terre en 90 minutes. Les signaux électromagnétiques mettent 1/7 de seconde pour envelopper la terre.

Rappelez-vous, nous venons juste de donner le coup d’envoi en technologies. Repensez à 1900. Remarquez qu’il n’y avait ni télévision, ni radio, ni micro-ondes, ni centrales nucléaires, ni satellites, ni tests ADN, ni lasers, ni ordinateurs, ni avions, ni fusées, ni armes nucléaires ou d’organes transplantés. Je suis convaincu que, si nous ne nous détruisons pas bêtement, il y aura un moment où voyager vers les étoiles sera considéré comme pas plus difficile que de traverser l’Atlantique en 747 aujourd’hui. J’ai récemment fait un vol sans escale de Newark, New Jersey, à Hong Kong en Chine, en moins de 17 heures. Des sous-marins nucléaires font le tour du monde sans faire surface. Évidemment, il y a ceux qui pensent que voyager vers les étoiles est impossible. Si cela était vrai, ce qui ne l’est pas, évidemment personne ne pourrait non plus venir ici depuis les étoiles.

Pensez à toutes les personnes qui passent par l’aéroport de Chicago O’Hare en un an et pensez à la grande variété des raisons de voyager.

Pour revenir à notre sujet, voici quelques raisons de venir chez nous:

A – Étudiants diplômés préparent une thèse sur le développement d’une société primitive, sur une planète où, étonnamment, il n’y a pas de gouvernement planétaire et où il y a beaucoup de langues différentes; ou une thèse sur divers échantillons biologiques étranges, ou sur des variantes génétiques d’êtres intelligents.

B – Réalisateurs d’émissions TV pour des spectacles hebdomadaires tels que « idiotie chez les Boondocks ».

C – Ingénieurs miniers comme ceux qui sont allés en Californie, au Klondike et en Australie pour l’or, ou au Texas et au Moyen-Orient pour le pétrole. Comme la terre est la planète la plus dense du système solaire, on s’attend à y trouver beaucoup de métaux très lourds, rares mais très importants, tels que l’or, l’uranium, le rhénium, le platine, le tungstène, l’osmium, etc. Ils sont tous beaucoup plus dense que le plomb. Nous savons, par l’étude des spectres d’étoiles, qu’ils sont rares. Ils ont aussi des propriétés très particulières.

D – Ingénieurs miniers qui extraient les métaux les plus courants des nodules sur le fond de l’océan et des astéroïdes entre Mars et Jupiter. Nous avons envisagé de le faire. Évidemment, pour nous, la guerre est beaucoup plus importante que l’exploitation minière de l’océan, alors nous construisons des sous-marins nucléaires pour rester dans les profondeurs de l’océan avec leur multitude de missiles à tête nucléaire. Il y a aussi d’abondantes réserves de ce qu’on appelle des « terres rares », beaucoup utilisées dans les industries électroniques et nucléaires. Il ne faut pas oublier qu’il y a un siècle, la principale utilisation de l’uranium c’était pour préparer des émaux jaunes pour la poterie. Le zirconium et le titane n’avaient aucune valeur. Maintenant la marine nucléaire utilise des alliages à base de zirconium en raison de leurs propriétés nucléaires et anticorrosion intéressantes. Le titane est utilisé dans les avions comme le SR-71 en raison de sa haute résistance et de sa faible densité.

E – Employés de centres de ravitaillement et de repos situés sur la face cachée de la lune ou dans les profondeurs de l’océan ou dans la ceinture d’astéroïdes.

F – Visiteurs surveillant les anciennes colonies établies par leurs ancêtres. Peut-être étaient-ils nombreux…? Ce qui pourrait expliquer pourquoi nous avons des races noires, brunes, rouges, jaunes et blanches.

G – Geôliers. La Terre est peut être une colonie pénitentiaire sur laquelle des extraterrestres ont déposé leurs mauvais garçons et filles et c’est pourquoi nous sommes si désagréables les uns aux autres. L’état de Géorgie et l’Australie ont d’abord été occupés par des forçats. Laisser des condamnés perturber les autres civilisations qui, contrairement à nous, ont appris à vivre en paix, est peut être interdit par le règlement galactique.

H – Vacanciers. La Terre est peut être un centre de loisirs. Notez le grand nombre de gens qui visitent Hawaï, Las Vegas et Orlando. Si le Voyage n’était pas aussi facile, combien se seraient aventurés pour voir des plages de surf ou des tables de jeux ou Mickey Mouse?

I – Recherche de spécimens pour les zoos et aquariums extraterrestres. Nous trouvons encore de nouvelles espèces.

J – Sociétés horticoles galactiques locales collectent de spécimens pour exposition et croisements génétiques.

K – Chercheurs médicaux. Ils doivent peut-être évaluer le matériel génétique des spécimens échantillonnés afin d’y trouver des défauts génétiques ou des gènes super-spéciaux. Il y a un certain nombre de cas dont la fréquence dans la population est très faible (par exemple, une seule personne sur 14 000 est atteint d’hémophilie) beaucoup de spécimens doivent être examinés.

L – Lunes de miel. Peut-être que pour le voisinage galactique la Terre est le « must » des lunes de miel . Tarifs spéciaux pour une semaine sur Terre …  avec options sur la Lune ou Mars …

M – Cartographes. Des cartes du voisinage galactique peuvent décrire, par exemple, l’équivalent des mines de charbon anglaises au 19ème siècle.

N – Amateurs de sport. Il y a peut-être des excursions spéciales pour observer des événements sportifs. Ne pas oublier qu’un match de championnat du monde d’échecs a eu lieu en Islande.

O – Scouts cherchant le meilleur site pour un nouveau parc d’attractions dans le système solaire.

P – Inspecteurs d’armes. Si nous faisons l’hypothèse éminemment raisonnable que chaque civilisation avancée se préoccupe de sa propre survie et de sa sécurité, attendons-nous à ce que notre développement d’armes de destruction massive ainsi que les moyens de les livrer, deviennent une grande préoccupation. De toute évidence, après la seconde guerre mondiale, nous avons mis moins d’un siècle pour maîtriser la fission et la fusion ainsi que d’autres technologies nouvelles pour nous permettre d’extérioriser notre amitié ou notre hostilité. Ainsi, une raison logique pour nous visiter est de nous mettre en quarantaine jusqu’à ce que nous développions une technique pour apprendre à vivre en paix les uns avec les autres. Aucun comité des nouveaux-membres de la fédération galactique ne nous permettra d’y adhérer. Nous sommes trop primitifs. Je suspecte les cultistes du SETI de penser qu’ils seraient des invités bienvenus. Ce n’est pas très probable.

Q – Producteurs de films. Ayant travaillé sur un grand nombre de films documentaires à de nombreux endroits, je dirais que certains visiteurs envisagent peut-être des fictions épiques et des films faits pour leurs entreprises de cinéma à la maison … et enregistrent des séquences ici et là.

 

4 – POURQUOI le gouvernement ne dit pas ce qu’il sait?

Ont-ils peur d’une panique de type « Guerre des Mondes« ? Je pense que oui. Après tout, le New Jersey a été détruit par les Martiens. Que pouvions-nous faire contre eux? La panique n’était pas inappropriée.

Mais nous devons d’abord reconnaître qu’il y a un Watergate cosmique et une longue histoire de mensonges des gouvernements sur les ovnis comme je l’ai décrit dans un document 1 qui énumère les mensonges du FBI, de la CIA, l’US Air Force, la NSA etc… Certains affirment que:
A – les gouvernements ne peuvent pas garder des secrets,
B – le véritable secret est qu’ils ne savent pas ce qui se passe et ils ne peuvent pas admettre cela non plus.

Je suis en désaccord avec les deux.
Quelques exemples de secrets qui ont été gardés: Le Manhattan Engineering District a employé 130 000 personnes en secret total pendant la Seconde Guerre mondiale pour développer la bombe atomique à un coût de plusieurs milliards de dollars. Les Alliés ont cassé le code allemand et avaient 12 000 personnes travaillant à Bletchley Park au Royaume-Uni, interceptant, décodant et traduisant les communications militaires allemandes. Si le secret avait été découvert, les Allemands auraient changé leurs codes. Il n’y a vraiment rien eu de public 25 ans plus tard, malgré les grandes améliorations évidentes de la technologie. Nous avions aussi cassé les codes militaires japonais, encore une fois secrètement. En ce qui concerne (B), notez que les organismes militaires ont des systèmes de surveillance secrets qui fournissent beaucoup plus d’informations que nous, les civils, pouvons en obtenir.

Le « Naval Research Laboratory » a finalement admis en 1995 qu’il avait lancé le système « Corona » de satellites de renseignement électromagnétique pour surveiller les systèmes de radar et de communication soviétiques à partir de 1960, après 12 échecs tenus secrets. Le premier qui a fonctionné a fourni plus de données que tous les vols  secrets U-2 auparavant. Les Soviétiques étaient au courant de l’U-2, mais n’osaient pas admettre qu’ils ne pouvaient rien y faire. Les citoyens Américains n’avaient pas été informés. De même, les Soviétiques avaient abattu un nombre d’avions de reconnaissance militaire qui sondaient la Russie, la Corée du Nord et la Chine, causant la perte de 166 membres d’équipage. On a menti à leurs familles: accident malheureux, crash en mer, etc… Ce ne fut pas avant 2001 que les Etats-Unis ont eu une réunion avec les familles des membres d’équipage et qu’on leur a dit ce qui était arrivé, même si la plupart des pertes ont eu lieu dans les années 1940, 50, et 60. Des médailles ont été distribuées. William Burrows raconte l’histoire dans son livre « By Any Means Necessary » 2.

Le « National Reconnaissance Office » n’a reconnu qu’en 2005 qu’il avait lancé 7 satellites « Poppy » entre 1962 et 1971. Leur fonction était d’effectuer une surveillance très sophistiquée des installations électroniques et des radars sur les navires soviétiques. Des milliers de personnes ont été impliquées.

Donc, oui, en effet, des secrets peuvent être conservés. Le budget noir annuel des États-Unis  est estimé à 30-40 milliards de dollars. Cela fait beaucoup de secrets.

Alors pourquoi garder secret  les ovnis ?

A – Tous les grands pays et de nombreux groupes terroristes aimeraient beaucoup reproduire la technologie de vol des soucoupes. Elles peuvent littéralement voler en cercles autour de nos véhicules, se déplacer à très grande vitesse, faire des virages à angle droit, se déplacer vers le haut et vers le bas, généralement avec peu de bruit, il n’y a pas de moteurs visibles, pas de gaz d’échappement. Ce seraient de merveilleux systèmes de livraison d’armes et de défense. Depuis que nous avons récupéré une épave, dès 1947 (voir « Crash at Corona » 3), nous avons mis en place un projet hautement classifié (l’opération Majestic 12 comme décrit dans mon livre « TOP SECRET / MAJIC » 4) pour essayer d’évaluer à la fois l’épave et obtenir des mesures de caractéristiques de vol à l’aide de systèmes aéroportés et de radars terrestres, caméras, capteurs électromagnétiques et autres instruments. Il est certain que les gouvernements ont des instruments et des plates-formes d’observation beaucoup plus sophistiqués que n’en ont les particuliers. La règle clé ici est que l’on ne peut pas dire quelque chose à ses amis sans le dire à ses ennemis. Il semble qu’il y ait eu de nombreux accidents d’OVNI, y compris à l’étranger (Varginha au Brésil, par exemple). Il y a une longue histoire sur les pays collectant et évaluant des véhicules ennemis accidentés. Cela ne relève pas forcément d’une conspiration. Tout le monde a les mêmes préoccupations quand il s’agit de ses propres intérêts.

B – Chaque pays se préoccupe de savoir si ses ennemis ont découvert les secrets de la technologie des soucoupes avant eux et ce pays doit être concerné par la façon de se défendre contre de nouveaux véhicules. Il doit aussi se préoccuper d’apprendre ce que l’ennemi a déjà appris. Les espions soviétiques à Los Alamos ont apparemment raccourci d’au moins un an le temps qu’il a fallu aux Soviétiques pour tester leur première bombe A (1949) .

C – Que se passerait-il si une annonce était faite par des individus de grande confiance à travers le monde, tels que la Reine et le Pape, en disant qu’effectivement certains ovnis sont des vaisseaux spatiaux extraterrestres?

Voici ce que je crois qu’il se passerait:

1 – La fréquentation des églises augmenterait.

2 – Les admissions à l’hôpital psychiatrique augmenteraient.

3 –  Le marché boursier serait en baisse; l’incertitude est toujours l’ennemi.

4 –  Sur la base de mes plus de 600 conférences universitaires, la jeune génération qui, contrairement à moi, n’était pas née quand il n’y avait pas de programme spatial, défendrait une nouvelle vision de nous-mêmes comme TERRIENS au lieu d’Américains, Canadiens, Grecs, Péruviens, etc… Beaucoup pensent que ce serait formidable. Mais je ne connais pas de gouvernement sur Terre qui veuille que ses citoyens doivent leur allégeance première à la planète (à laquelle ils appartiennent) à la place d’un gouvernement national individuel. Le nationalisme est la seule règle. Je crois que les visiteurs étrangers, qui sont peut-être nos propriétaires, pour autant que nous le sachions, nous considèrent comme des Terriens même si, à cause de notre trafic militaire, ils sont bien conscients qu’il y a différents groupes au pouvoir à différents endroits.

D – Un petit groupe de fondamentalistes religieux (Jerry Falwell et Pat Robertson me viennent à l’esprit) ont déjà proclamé haut et fort que les OVNIS sont l’œuvre du diable et qu’il n’y a pas d’autre vie intelligente en dehors de la Terre. Quelle insulte à la notion d’un Dieu tout-puissant! Ils seraient mal barrés et englués dans leur  religion si une divulgation devait être faite. Ils ont eu beaucoup de poids politique.

E – Une divulgation, nécessiterait que les gouvernements admettent qu’ils ont menti comme des arracheurs de dents pendant des décennies. Je ne vois pas quel gouvernement ferait cela.

F – Si une divulgation était soigneusement faite sans les marchands de peur de « La Guerre des Mondes« , beaucoup de gens penseraient vraisemblablement que les extraterrestres qui peuvent venir ici, doivent être beaucoup plus avancé technologiquement que nous le sommes, puisque nous, nous ne pouvons aller là-bas. Cela suggère fortement que bientôt il y aurait de nouvelles méthodes de production d’énergie, de nouveaux transports aériens et terrestres, de nouveaux ordinateurs et systèmes de communication, c’est à dire un chaos économique. Nous ne sommes pas très bons en grands changements économiques à grande échelle faits dans la hâte. Pensez à l’Union Soviétique qui, après nos fortes pressions, ont découvert la démocratie, les élections, la liberté, le capitalisme. En moyenne, à part le prix élevé du pétrole, est-ce que les Russes sont mieux aujourd’hui qu’ils ne l’étaient il y a 17 ans ?

G – Parce que je suis convaincu que dans de nombreux pays des pilotes militaires ont été désintégrés par des ovnis ou ont « disparus », je pense que les gouvernements seraient tous très réticents pour dire à leurs citoyens qu’ils ont essayé d’attaquer des ovnis mais qu’ils ont riposté et gagné. Le chef de l’American Rocket Society en 1952 a pris à partie le président Truman à propos des ordres d’attaque. Frank Feschino Jr. (Shoot Them Down) a rassemblé des centaines de rapports de supposés accidents d’avions aux Etats-Unis et à l’étranger dans les années 1950. Trois pilotes militaires, dont chacun avait effectué plus de 100 missions en Corée, où ils ont dû faire face à des MIGs en maraude, se sont écrasés quand ils sont rentrés à la maison. Cela me semble très suspect.

 

5 – Pourquoi les soucoupes se crasheraient?

Habituellement, cela est accompagné d’un commentaire mentionnant que cela n’a aucun sens qu’un véhicule sophistiqué provenant d’un endroit situé à de nombreuses années-lumière puisse éventuellement se crasher. S’il vous plaît, notez que le véhicule aurait pu provenir d’une base sur la face cachée de la lune, de la ceinture d’astéroïdes, de Mars ou d’un « dépôt de charbon » extraterrestre local dans le quartier.

A – En premier lieu, il y a beaucoup d’éléments indiquant que ce qui s’est écrasé à Roswell et dans les plaines de San Agustin au Nouveau-Mexique au début de Juillet 1947, était de petits modules d’excursion terrestre plutôt que de très gros véhicules interstellaires (transporteurs spatiaux? vaisseaux mère?) qui les ont amenés sur Terre tout comme nos grands porte-avions transportent 75 petits avions dont le mode de propulsion est nettement différente de celui du bateau.

B – Deuxièmement, lorsque nous examinons les grands efforts déployés par le Bureau de la Sécurité des Transports pour déterminer la cause des accidents d’avion, nous trouvons souvent, après beaucoup d’efforts, que c’était des choses inattendues simples allant de boulons desserrés, à des oiseaux ingérés, un câblage défectueux, une erreur de pilotage, de la glace au mauvais endroit. Cela aurait pu être des niveaux très élevés d’électricité atmosphérique en raison de tempêtes ou de la grande sécheresse de l’air du désert; ou de la grêle inattendue en haute altitude.
Nous savons qu’un radar était en opération à White Sands en raison d’un lancement  imminent de fusée et le fait qu’il utilisait des tubes à vide. C’était un radar de poursuite pointant vers le Nord. Traverser le faisceau radar aurait pu produire un petit hoquet dans le système de contrôle d’un système de propulsion magnéto-aérodynamique entraînant une collision et une collision subséquente de la soucoupe « leader » avec la soucoupe « ailier ».
Peut-être qu’une fusée de l’armée américaine lancée dans le voisinage se serait précipité, par inadvertance, sur une soucoupe?
Peut-être y avait-il une perte momentanée de l’attention lorsque le site hautement radioactif de Trinity, où la première bombe atomique a été testée, a été remarqué?
Nous n’avons vraiment aucune raison de croire que les extraterrestres ne se trompent jamais, ou ne sont jamais confrontés à l’inattendu. Un jour, peut-être que le gouvernement publiera le rapport qui a sans aucun doute été écrit sur les causes des accidents. Mais ce n’est pas parce que nous ne disposons pas de ce rapport que l’événement n’a pas eu lieu.

 

6. Pourquoi n’avez-vous pas vu une soucoupe volante?

Je n’en ai pas la moindre idée, mais j’ai vécu la plupart du temps dans les villes et j’ai regardé le trafic plutôt que le ciel. Je consulte mon auditoire après mes conférences et trouve que typiquement 10% ont vu un, en couvrant plusieurs décennies. Seulement 10% de ces observations ont été signalés. Je n’ai jamais vu Tokyo ni eu la polio ou le VIH. Je connais des gens qui ont vu Tokyo, d’autres qui ont eu la polio ou le VIH. J’ai passé de nombreuses années à chasser les neutrons et les rayons gamma. Je n’ai jamais vu l’un d’eux non plus. Ils sont pourtant tout aussi réels.

7 – Pourquoi dites-vous que SETI signifie Silly Effort to Investigate (effort idiot  pour enquêter)?

Franchement, je trouve qu’il y a très peu de science derrière l’effort du SETI. Il suppose qu’il y a des civilisations utilisant des technologies de communication similaires à celles que nous avons développées pour essayer d’attirer notre attention. Il suppose qu’il n’y a pas de colonisation et aucune migration et que personne ne vient ici. Il suppose que, parce qu’il faut moins d’énergie pour envoyer des signaux que pour voyager, personne ne se déplace. Bien sûr, personne ne vole de New-York à destination de Hong Kong parce qu’Internet et le téléphone sont moins chers! Hah. C’est de la foutaise bien enrobée. Ils pourraient facilement avoir des milliers ou des millions d’années d’avance sur nous. Une radio AM ne capte pas les signaux FM. Un général allemand juste avant le début de la Seconde Guerre mondiale avait noté que les Britanniques avaient construit toute une série de grandes tours (de plus de 60 mètres) avec des traverses qui, pour lui, devait faire partie d’un réseau de radars. Le Graf Zeppelin s’est déplacé lentement parallèle au réseau, a écouté et n’a trouvé aucune signal. La fréquence utilisée était 10 fois plus élevée que ce que les Allemands écoutaient et heureusement ils n’ont jamais été au courant de la façon dont leurs avions ont été repérés et suivis.

Si des civilisations terrestres, avec un grand héritage commun, une expérience et un accès à la science semblable, ne peuvent pas prédire correctement la technique qui sera utilisée par des gens semblables à quelques centaines de kilomètres, pourquoi supposer que nous pouvons comprendre les extraterrestres? Ils disent constamment qu’il n’y a aucune preuve concernant les ovnis, mais ils ont toujours évité de faire des études scientifiques de grande envergure. Vérifiez leurs références. Regardez attentivement l’équation de Drake, leur Saint Graal. Nous ne disposons d’aucun moyen pour déterminer ni la durée de vie d’une civilisation ni la fraction de planètes qui ont une vie intelligente ni celles qui ont développé une technologie. Nous avons des données sur une « civilisation », sur une planète, dans un seul système solaire. Les vrais scientifiques n’extrapolent ou n’interpolent pas à partir des données d’un seul point. Les personnes du SETI omettent la colonisation et la migration qui pourraient grandement allonger la durée de vie d’une civilisation. C’est de la pseudoscience, peu importe le nombre de professionnels diplômés impliqués. Il faut admettre que leur sécurité d’emploi dépend du fait que personne ne vienne ici …

 

8 – Pourquoi le gouvernement n’a pas arrêté Stan Friedman, si ce qu’il dit au sujet d’un Watergate cosmique et des preuves accablantes que nous avons des visiteurs, est vrai?

Évidemment, je ne parle pas pour le gouvernement. Je suis prudent dans ce que je dis, et je respecte la loi en ce qui concerne la recherche de données classifiées auprès de personnes habilitées. Je fais peut-être exactement ce qu’ils veulent, c’est à dire la préparation du public pour la date à laquelle le grand secret sera libéré. Je n’ai jamais eu de numéro de téléphone confidentiel. Il est dans mes livres et sur mon site Internet. Chacun de ces points pourrait offrir beaucoup d’opportunités. Mon service de répondeur est chargé de donner des informations sur mon voyage à ceux qui appellent. Franchement, je ne peux pas vivre ma vie en regardant par-dessus mon épaule. Certains ont suggéré que j’étais trop connu et qu’une mort subite serait suspecte …

 

9. Pourquoi les gens font un tas de faux documents MJ-12?

Je ne suis pas un psychiatre, mais, pour y voir plus clair, je dirais:
Pour que l’on pense « On nous a bien eus! »; ou pour désinformer le public de sorte que les faux documents seraient une excuse pour étiqueter comme des fraudes les documents authentiques que sont le « Eisenhower Briefing Document« , the « Truman-Forrestal Memo« , and the « Cutler-Twining Memo« . Ou, peut-être que c’est pour être en mesure de prétendre que leurs défenseurs sont stupides ou sont des spécialistes de la désinformation? Les mêmes vieux arguments canulars anti-MJ-12 continuent à être mis en avant malgré le fait que j’ai démontré qu’ils sont un non-sens. L’article sur Majestic 12 dans Wikipedia est rédigé avec des affirmations fausses et trompeuses. Dans la postface de 5000 mots de TOP SECRET / MAJIC 2e édition (2005), dans « Update on Operation Majestic 12 » (voir www.stantonfriedman.com), dans « Roswell and the MJ-12 Documents in the New Millennium » et dans ma « Review of Case MJ-12 »  et également sur mon site, je démolis les anti-MJ12 et je montre que d’autres documents MJ-12 sont frauduleux. Rappelez-vous, l’une des règles essentielles des debunkers est « ne me dérangez pas avec les faits, mon idée est faite ». Un autre est: « faites votre recherche par proclamation, l’enquête est trop compliquée et le public ne verra pas la différence ». J’ai clairement montré qu’au moins sept des prétendus documents MJ-12 fournis à Timothy Cooper sont des émulations de véritables documents publiés dans des livres généralement disponibles. Ils ont été retapés, beaucoup de documents manuscrits ont été photocopiés ou numérisés et l’ensemble a été reconstitué. Et il y avait souvent des inexactitudes factuelles. Le deutérium n’est pas de l’hydrogène léger. Sandia est au Nouveau-Mexique, alors le général Spaatz n’était pas au Nouveau-Mexique le 7 Juillet (1947 (j’ai trouvé son carnet de vol, un article de journal et un calendrier de bureau, indiquant qu’il était à Port Aransas, au Texas, à la pêche).

Certaines affirmations des fausses reconstructions ont été répétées dans d’autres documents, ce qui signifie que ces derniers étaient également bidons. On m’a dit que lorsqu’une bonne information fuit, une mauvaise est publiée de manière à compliquer les choses et impliquer que les vrais sont aussi des faux: culpabilité par association. Il est intéressant de noter que le colonel Richard Weaver, auteur du livre grossièrement trompeur de l’USAF « The Roswell Report: Truth vs. Fiction in the New Mexico Desert » 5 avait pour spécialité militaire « désinformation ». Il a fourni la fiction.

 

10 – Pourquoi avez-vous accroché à l’ufologie après la lecture du livre de Ruppelt en 1958 et donné votre première conférence en 1967?

J’aime être sur la scène et la réponse très enthousiaste que je reçois de mes auditoires, en particulier des sociétés techniques. Je suis heureux quand les gens me disent qu’ils ont décidé de donner un cours sur les ovnis, après m’avoir entendu parler. Je ne vois pas de sujet plus important pour l’avenir de mes enfants et mon petit-fils que la notion orientée « terriens », dans l’espoir d’aider à arrêter la prolifération des armes nucléaires. Qu’est-il de plus excitant que des visites extraterrestres et des dissimulations du gouvernement? Je crois que j’apporte une expérience unique à mes présentations:

A – Pour autant que je sache, j’ai travaillé sur plus de programmes secrets de haute technologie que quiconque et je peux donc faire face à ces arguments stupides « ce serait violer les lois de la physique ». Ceux qui ont travaillé sur les avions nucléaires, ou en général sur les systèmes de propulsion basés sur la fission et la fusion sont peu nombreux.

B – Parce que j’ai travaillé sur de nombreux programmes secrets et visité 20 archives, je suis dans la meilleure position pour traiter avec les stupides notions telles que « les secrets ne peuvent pas être maintenus ».

C – Parce que j’ai dû répondre à probablement 40 000 questions à mes conférences dans des débats et dans les classes, j’ai été forcé de réfléchir à des questions telles que « Pourquoi les ovnis…? », plus que les autres.

D – J’ai été très chanceux d’être en mesure de trouver que ma mémoire était bonne et fiable (du moins jusqu’à récemment) et je pourrais donner des réponses acceptables dans l’urgence. Être dans des équipes de débat dans des écoles secondaires m’a sans doute beaucoup aidé. Je suis très chanceux, premièrement  d’avoir travaillé sur tant de programmes secrets importants et deuxièmement d’être en mesure de faire autant de présentations à un public attentif.

Stanton Friedman

Contactez-moi (fsphys@bellaliant.net)  et  www.stantonfriedman.com

REFERENCES

1. Friedman, Stanton T. “Government UFO Lies.” MUFON 2005 Conference Proceedings and at <a href= »http: www.stantonfriedman.com »= » »>www.stantonfriedman.com.

2. Burrows, William E. By Any Means Necessary: America’s Secret Air War in the Cold War New York: Farrar, Strauss and Giroux, 2001. 399 pp.

3. Berliner, Don, and Stanton T. Friedman. Crash at Corona Marlowe & Co., (Paraview Special Edition) 2004. 227 pp. $17.00 including S&H from UFORI, POB 958, Houlton, ME 04730-0958. Autographed by STF.

4. Friedman, Stanton T. TOP SECRET/MAJIC 2nd Edition. Marlowe & Co., 2005. 296 pp. $17.00 including S&H from UFORI. Autographed.

5. Weaver, Colonel Richard L. “The Roswell Report: Fact vs. Fiction in the New Mexico Desert.” US Government Printing Office, 1995 (about 1000 pp.).

Source: http://www.stantonfriedman.com/index.php?ptp=articles&fdt=2006.11.10&prt=1

Traduction de Jacky Kozan, le 23 / 11 / 2015, vérification Dany Kozan.

Dénonciateurs et UFOlogie©, un article de Nick Pope

Article du 18 juillet 2015
(Copyright 2014, Nick Pope – Tous droits réservés)
Edité par Robert D. Morningstar

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L’ufologie est pleine de dénonciateurs. Il y a celui qui a travaillé sur le vaisseau spatial extraterrestre dans la Zone 51, celui qui a été impliqué dans une fusillade avec des extraterrestres, celui qui a sauvé un alien et a été en mesure de le renvoyer à la maison et celui qui a participé à un voyage d’échange avec une planète étrangère. Ensuite, il y a celui qui a donné une interview dans une chambre d’hôtel et celui qui en a donné une dans une pièce sombre afin de dissimuler son identité. Oh… n’oublions pas celui qui a été assassiné par le gouvernement. L’ufologie est pleine de dénonciateurs, d’accord? … Faux! L’ufologie n’est pas pleine de dénonciateurs. L’ufologie est pleine de faux dénonciateurs.

A première vue, cela peut frapper certaines personnes, le propos étant excessivement sévère. Vous pourriez penser à des documents OVNI gouvernementaux que vous avez lus et qui vous rappellent des documentaires ou des conférences au cours desquelles certains de ces lanceurs d’alertes sont apparus. Certes, vous pourriez dire qu’une bonne partie de ce que nous savons sur les ovnis provient de divers dénonciateurs courageux qui ont pris la décision de violer leur serment de secret, parce qu’ils croient qu’ils ont une responsabilité morale supérieure à la vérité. Les gens ont le droit de savoir, comme on dit. Tout cela semble bien en théorie, mais la vérité est quelque peu différente et peut être facilement démontrée avec un peu d’analyse critique.

Demandez-vous ce qui se passe, en dehors du domaine de l’ufologie, quand des personnes divulguent des informations hautement confidentielles. Je ne parle pas des traîtres qui passent des informations classifiées à des puissances étrangères, mais les gens qui ont rendu ces informations publiques, invoquant le droit du public à savoir. Quelques noms bien connus me viennent à l’esprit: l’ancien employé de la CIA Edward Snowden et le spécialiste du renseignement de l’armée américaine Bradley Manning sont deux de ces personnes. Au Royaume-Uni, l’ex-officier du MI5 David Shayler et l’ancien employé du MI6 Richard Tomlinson sont de bons exemples. Il y en a d’autres. Maintenant, demandez-vous ce qu’a fait le gouvernement dans tous ces cas. La réponse est la suivante: ils ont poursuivi les personnes concernées, de manière proactive, agressive et sans relâche, en utilisant toutes les ressources à leur disposition. Et non, je ne veux pas dire qu’ils ont essayé de les tuer, je veux dire que là où l’État était en mesure de le faire, tout le poids du système de justice pénale (police, procureurs, tribunaux, etc.) a été utilisé contre eux. Dans la vie réelle, c’est ce qui arrive aux gens qui divulguent des informations classifiées. Alors pourquoi cela ne se produit pas avec les dénonciateurs de l’ufologie? Pourquoi le gouvernement laisserait ces gens tranquilles?

La réponse est évidente. Les soi-disant dénonciateurs de l’ufologie ne divulguent pas du tout d’informations classifiées. Ils inventent des histoires. Si l’une de ces personnes avait véritablement divulgué une information classifiée elle serait arrêtée en un instant. Je sais cela, non pas en raison du temps que j’ai passé sur le projet OVNI au MoD (Ministère de la Défense du Royaume Uni), mais en raison d’un emploi que j’ai eu plus tard à la Direction de la Sécurité de la Défense, où j’avais une implication périphérique dans des cas relevant de l’Official Secrets Act. Cela, ajouté à mes 21 ans passés dans un Ministère où l’information top secret est monnaie courante, m’a appris beaucoup sur la réalité de la manière dont sont traitées les allégations de violations de la sécurité.

Incidemment, au risque d’être étiqueté comme laquai du gouvernement, je n’approuve de toute façon pas les dénonciateurs, même ceux qui sont authentiques. En effet, ces personnes divulguent des informations après avoir décidé qu’ils savent mieux que quiconque si oui ou non quelque chose doit être publié. Cependant, ce que j’ai appris de mon propre travail sur les informations classifiées, c’est que le propriétaire de l’information, habituellement l’expert en la matière, est le mieux placé pour porter un jugement sur l’opportunité ou non que quelque chose puisse être déclassifié en toute sécurité. Donc c’est une erreur lorsque quelqu’un d’autre, voyant ces documents passer à travers son bureau, décide par lui-même que quelque chose devrait être de notoriété publique, sans en connaître l’histoire complète. C’est arrogant et impoli. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de place pour la dénonciation responsable dans une société libre, ouverte et démocratique, mais ceci est une discussion pour un autre jour.

Revenant aux ovnis et la dénonciation. Qu’en est-il à propos du personnel vérifiable des gouvernements et des militaires qui se sont prononcés sur les ovnis? Des gens comme Edward Ruppelt, le Dr. J. Allen Hynek, moi-même, le Dr John Alexander, Charles Halt, John Burroughs, Jim Penniston et d’autres? Le point clé est que ce ne sont pas des dénonciateurs. Ces personnes se répartissent en deux catégories. Des témoins comme Halt, Burroughs et Penniston décrivent simplement les expériences qu’ils ont eues. A moins que quelqu’un leur ait demandé spécifiquement de ne pas parler de certaines choses, ils ne divulguent pas d’informations classifiées en décrivant ce qu’ils ont vu et vécu. Quand je collaborais avec Burroughs et Penniston sur le livre à succès « Encounter in Rendlesham Forest« , le manuscrit a été pré-soumis à la fois au Ministère de la Défense du Royaume-Uni (MoD) et à celui des États-Unis (DOD), parce que nous traitons avec sérieux nos serments de secrets respectifs. Lorsque Charles Halt est interrogé sur les questions nucléaires, il refuse de commenter, confirmer ou nier la présence d’armes nucléaires dans un endroit particulier à un moment donné (je réponds à ces questions exactement de la même façon). Quant à ceux d’entre nous qui ne sont pas des témoins, mais qui ont véritablement enquêté sur les OVNIs pour le gouvernement, nous prenons aussi nos serments du secret au sérieux et nous ne divulguerions jamais des informations classifiées sans l’autorisation appropriée. Nous ne sommes pas des dénonciateurs. Quand les gens me voient à la télévision parler des dossiers OVNIs du MoD, je parle de dossiers qui ont déjà été déclassifiés par le gouvernement britannique.

Cela me conduit à l’ironie finale concernant les personnes en ufologie qui prétendent avoir connaissance de l’intérieur de projets gouvernementaux secrets sur les OVNIs. Vous savez de qui je veux parler. Ceux qui font des proclamations fantastiques mais totalement invérifiables à propos de vastes bases souterraines, d’accords d’échanges secrets entre les Présidents et les extraterrestres, des bases sur la lune, des colonies de Mars et bien plus encore. Ces gens ont des certitudes absolues sur les ovnis, les extraterrestres, etc… Ils vous donneront les détails sur quoi que ce soit qui concerne les systèmes de propulsion des OVNIs, les agendas aliens, jusqu’à la géographie de différentes planètes extraterrestres. Cela reflète la façon dont de nombreux ufologues aux extrémités du spectre de croyance (les croyants les plus dévots et les debunkers acharnés) sont absolument certains de la véritable nature du phénomène OVNI. Et voici l’ironie ultime: ceux d’entre nous qui ont véritablement fait des recherches et étudié le mystère OVNI pour le gouvernement sont beaucoup moins sûr de choses!
Traduction en Français de Jacky Kozan, le 23 juillet 2015

LETTRE OUVERTE AUX EXTRATERRESTRES de Serge Toussaint, Grand Maître de l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix

L’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix est un mouvement philosophique, initiatique et traditionnel mondial. Non sectaire, non religieux et apolitique, il n’impose aucun dogme, mais propose ses enseignements séculaires à quiconque s’intéresse au mysticisme, à la philosophie et à la spiritualité, laissant à ses membres la plus absolue liberté. Ouvert aux hommes et aux femmes, sans distinction de race, de religion ou de classe sociale, il a pour devise :
«La plus large tolérance dans le plus stricte indépendance». Dans tous les pays où il est actif, il est reconnu comme une organisation à buts non lucratifs.

 

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Le 20 mars 2015 – Année R+C 3368

«Découvrir que d’autres êtres partagent l’univers avec nous aurait une signifi cation absolument phénoménale. Ce serait un vénement marquant, une nouvelle époque dans l’histoire de l’humanité».
Carl Edward Sagan (1934-1996)

Écrire une «Lettre ouverte aux extraterrestres» peut sembler d’autant plus inutile et surréaliste que nous ignorons s’ils existent vraiment. Mais j’en suis convaincu depuis ma plus tendre enfance, au point que je contemplais souvent le ciel avec l’espoir secret de voir quelque  aéronef insolite le traverser avant de venir se poser à proximité. Certes, je ne peux rien prouver dans ce domaine, mais en ce qui me concerne, l’intuition autant que la raison plaident en faveur de leur existence. Ce n’est donc pas sans un certain humour que j’ai cédé à la tentation de m’adresser à eux à travers vous, tout en sachant qu’il y a très peu de chance qu’ils me répondent. Mais sait-on jamais ?

Rappelons tout d’abord que de nos jours, chacun est libre de dire ou d’écrire qu’il croit à l’existence des extraterrestres, ce qui n’a pas toujours été le cas. Pour prendre un exemple marquant, Giordano Bruno, mystique italien du XVIIe siècle, auteur de livres que l’on peut qualifier «d’ésotériques», est mort en 1600 à Rome, brûlé vif sur le bûcher, entre autres pour avoir écrit (dans «Dell’Infinito, Universo e Mondi») qu’il existait d’autres mondes habités. À l’époque, une telle affirmation était contraire à la doctrine chrétienne, laquelle professait que la Terre occupait le centre de l’univers et qu’elle seule abritait la vie. Aux yeux de l’Église, et conformément à ce qui était dit dans la Genèse, notre planète ainsi que l’homme occupaient une place privilégiée dans la Création, et bénéficiaient à titre exclusif de l’omniprésence, l’omnipotence et l’omniscience de Dieu. Galilée et avant lui Copernic avaient osé eux aussi remettre en cause cette vision du monde, non sans risquer leur vie.

Depuis, la science a confirmé que la Terre n’occupe pas le centre de l’univers, que celui-ci contient des milliards de galaxies, et que chacune d’elles comporte des milliards de systèmes solaires, dont certains sont probablement comparables au nôtre. Dès lors, penser, non seulement que notre planète est la seule à abriter la vie, mais également que l’humanité qui l’habite est unique, est très réducteur. Convaincue qu’il en est tout autrement, la communauté scientifique redouble d’effort pour mettre au point des satellites et des sondes ayant pour objectif, entre autres, de prouver ce qui s’apparente de plus en plus à une évidence : la vie existe sur d’autres planètes, et d’autres humanités peuplent d’autres mondes. On peut raisonnablement penser que cette preuve, espérée par certains et redoutée par d’autres, ne sera plus très longue à venir.

Indépendamment du fait que la plupart des scientifiques pensent que la vie existe sur d’autres planètes, ce que certains considèrent comme des preuves se sont accumulées au cours des décennies passées. En effet, nombre de témoignages émanant des quatre coins du monde font état, sinon d’extraterrestres, du moins d’OVNI (Objets Volants Non Identifiés). Il est vrai que certains de ces témoignages sont peu crédibles et relèvent de l’illusion, de l’autosuggestion ou, tout simplement, du canular. Mais d’autres proviennent de personnes fi ables, parmi lesquelles des militaires chargés d’observer et d’étudier les PAN (Phénomènes Aériens Non-identifiés), et ce, sur tous les continents. Il me semble inutile d’insister sur ce point, car outre ce que l’on peut lire à ce sujet sur internet (avec les précautions d’usage), des documentaires sérieux sont diffusés régulièrement sur ce thème, sans parler des livres, de mieux en mieux documentés, qui lui sont consacrés également.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les témoignages concernant les OVNI ne se limitent pas à l’Époque moderne. Dans un papyrus égyptien datant de l’époque de Thoutmosis III («Papyrus de Tully»), il est fait état de «cercles de feu qui montèrent haut dans le ciel, vers le Sud… Une merveille jamais observée depuis la fondation de la nation». De même, dans le Rig-Veda, l’un des textes les plus anciens de l’Hindouisme, on peut lire : «Un chariot aérien transporte beaucoup de personnes à la capitale d’Ayodhya. Le ciel est plein de machines volantes suspendues aussi noires que la nuit, mais pleines de lumières avec un halo jaune». En fait, il existe un grand nombre de récits, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, qui se réfèrent à des OVNI. Là encore, certains sont probablement allégoriques, mais d’autres ont vraiment de quoi laisser perplexe. Que dire également des représentations qui, dans plusieurs pays, laissent apparaître ce qui ressemble vraiment à des cosmonautes ? L’une des plus connues est celle qui se trouve dans une grotte située en Italie, près de Val Camonica, et qui date d’environ 10000 ans avant notre ère.

La littérature ésotérique, elle aussi, contient des références aux extraterrestres. C’est ainsi que dans certains textes, il est dit que ce sont des êtres venus d’un autre monde («de par-delà le grand océan cosmique») qui auraient transmis aux Égyptiens de l’Antiquité les connaissances qui leur permirent de passer aussi rapidement d’un niveau de vie relativement primitif à une civilisation aussi avancée. Il faut reconnaître que jusqu’à ce jour encore, on ne sait pas vraiment comment ils en sont venus à maîtriser aussi bien l’arithmétique, la géométrie, l’architecture, la médecine et autres domaines du savoir, lesquels rayonnèrent par la suite vers les autres pays et contribuèrent à leur évolution. Vue sous cet angle, ce que l’on appelle la «Tradition primordiale», dont on dit qu’elle est apparue dans les écoles de Mystères égyptiennes, aurait donc une source extraterrestre. Une telle hypothèse peut faire sourire et sembler relever purement et simplement de la science-fiction ou de la fantaisie. Mais ne faut-il pas avoir l’esprit ouvert ?

Imaginons que notre humanité se ressaisisse, fasse les bons choix pour son avenir, et évolue vers une société idéale, empreinte d’humanisme et de sagesse. Ayant réussi à maîtriser la technologie qui permet d’envoyer des vaisseaux dans l’espace, imaginons également qu’une mission spatiale découvre un jour une planète habitée par une humanité beaucoup moins évoluée que la nôtre. Ayant transcendé nos pulsions belliqueuses et nos instincts conquérants, n’aurions-nous pas le désir de l’aider à progresser plus rapidement sur le plan matériel, et peut-être même spirituel ? Dans cette perspective, n’aurions-nous pas à cœur de lui transmettre les connaissances nécessaires à ce développement ? Et l’on peut penser qu’elle garderait plus ou moins le souvenir de notre venue, et même que certains de ses écrits, destinés à la postérité, en feraient état sous une forme ou sous une autre.

La référence que je viens de faire à «nos pulsions belliqueuses et nos instincts conquérants» mérite peut-être d’être explicitée. Chacun est à même de constater que l’histoire de notre humanité est jalonnée de guerres et de conflits en tous genres, et que l’être humain, sous l’impulsion de son ego et de l’instinct de survie, a tendance à être agressif, tout du moins tant qu’il ne les a pas sublimés définitivement. Entre autres, c’est ce qui explique également pourquoi nombre de films et de jeux vidéo sont fondés sur la violence et la mise en exergue de la force physique. En supposant que des extraterrestres envisagent de nous contacter directement, on peut donc comprendre les réticences qu’ils ont à le faire : sitôt atterris sur notre planète, l’armée sera mobilisée en alerte maximale, prête à faire feu en usant de ses armes les plus destructrices, et ce, pour quel résultat…

C’est également parce que le commun des humains tend à être belliqueux qu’il projette sur les extraterrestres des intentions malveillantes à l’encontre de l’humanité. Vous aurez noté là aussi que la grande majorité des films et des jeux vidéo qui les mettent en scène en font des êtres hyper agressifs, animés par la volonté de détruire, de conquérir et d’asservir. L’un des meilleurs exemples en la matière reste «La guerre des mondes», réalisé pour la première fois en 1953 à partir d’un roman écrit en 1898 par Herbert George Wells, puis réadapté en 2005 par Steven Spielberg. Sans parler des «aliens» en tous genres. Très rares sont les films qui donnent une image positive et bienveillante des extraterrestres ; le célèbre «E.T.», du même Steven Spielberg, fait figure d’exception. Je trouve cela regrettable, car c’est là une forme de manipulation mentale qui n’a rien de positif et qui cultive la méfiance à l’égard de ce qui nous est “étranger”.

En tant qu’êtres humains, nous avons tendance à craindre l’inconnu et à lui prêter, soit des intentions hostiles, soit des apparences fantasmagoriques. Aussi, quand nous ne faisons pas des extraterrestres des êtres agressifs et violents, nous leur prêtons un aspect quasi monstrueux et les imaginons avec une tête énorme, un corps filiforme, quatre bras, des jambes atrophiées ou au contraire démesurées, des mains avec une dizaine de doigts “ventousés”, etc. Certes, si la vie existe dans d’autres mondes (ce qui pour moi est une évidence), elle ne se présente pas nécessairement sous les mêmes formes que sur la Terre, car l’adaptation à l’environnement doit être chez elle une constante. Mais de là à imaginer qu’elle s’exprime alors à travers des êtres difformes et disproportionnés ! Cela traduit de notre part, au mieux une certaine naïveté, au pire un réel manque de réflexion.

Les remarques précédentes posent indirectement la question de savoir si la vie a un but ; si c’est le cas, en quoi consiste-t-il ? Comme tous les Rosicruciens, je pense qu’elle n’est pas le fruit du hasard ou d’un concours de circonstances, et ce, quel que soit le monde où elle se trouve. D’un point de vue mystique, elle est une essence cosmique qui imprègne l’univers et qui, lorsque les conditions sont réunies, s’incarne dans la matière à travers des créatures dites «vivantes». Mais la vie n’existe pas aux seules fi ns d’exister ; elle sert de véhicule à la conscience. Pour être plus précis, elle permet à cette dernière d’évoluer vers des niveaux toujours plus élevés. Sur Terre, cette évolution se fait d’une manière continue et graduelle à travers les différents règnes, depuis le minéral vers le végétal, l’animal et l’humain. À ce propos, rappelons cette maxime : «Le Divin dort dans les minéraux, s’éveille dans les végétaux, marche dans les animaux et pense dans l’homme».

Au risque de me tromper, je pense que la vie, partout où elle se trouve dans l’univers, privilégie les formes et les structures qui lui permettent d’accomplir au mieux son rôle au service de l’évolution. Aussi, pourquoi ne pas envisager qu’elle reproduise quasiment partout le même schéma évolutif, tout du moins dans les grandes lignes ? Si tel est le cas, on peut supposer qu’il y a dans d’autres mondes des végétaux, des animaux et des êtres “humains” ayant de grandes ressemblances avec ceux qui ont peuplé, peuplent ou peupleront la Terre. Dès lors, les extraterrestres susceptibles de venir à notre rencontre ne sont ni difformes, ni disproportionnés. Pourquoi n’auraient-ils pas eux aussi qu’une seule tête avec deux yeux, deux bras et deux jambes, mais avec une taille plus petite ou plus grande, à l’instar des habitants de Pandora, cette belle planète imaginée par James Cameron pour son film «Avatar» ?

Logiquement, les extraterrestres susceptibles de venir à notre rencontre sont beaucoup plus évolués que nous sur les plans technologique et scientifique. En effet, compte tenu des distances interstellaires, les spécialistes en la matière pensent que la seule possibilité pour eux d’atteindre notre planète est de voyager à une vitesse qui dépasse celle de la lumière, c’est-à-dire 300 000 km/s. Selon eux, une telle vitesse permet de franchir les limites du temps et de voyager dans une sorte d’éternel présent. En l’état actuel de nos connaissances, une telle prouesse semble impossible. Pourtant, rappelons que les premiers avions fabriqués par les hommes ne l’ont été qu’à la fi n du XIXe siècle et qu’ils ne volaient alors qu’aux environs de 50 km/h. À la fi n du XXe, ils atteignaient 900 km/h. Et l’on parle aujourd’hui d’un supersonique qui volera à quatre fois la vitesse du son, c’est-à-dire à environ 1,360 km/s. Certes, on est encore très loin de la vitesse de la lumière, mais il est évident que de très grands progrès seront encore réalisés dans ce domaine. Certains scientifiques évoquent la propulsion par antimatière, ou encore par distorsion de l’espace-temps. À ne pas négliger non plus : la téléportation…

Je suis bien conscient que le fait d’avoir atteint un très haut niveau de développement technologique et scientifique n’est pas un gage de pacifisme. À son niveau, notre humanité en est malheureusement la preuve. Pour s’en convaincre, il suffi t de songer aux armes toujours plus sophistiquées mises au point par certains savants et techniciens. Cela étant, je gage sur le fait que les extraterrestres qui prendront un jour le risque de se poser sur notre planète et de nous visiter auront également acquis un grand sens de l’éthique, de sorte qu’ils seront animés d’intentions bienveillantes à notre égard. Mieux encore, je veux croire qu’ils auront une dimension spirituelle à ce point évidente qu’elle sera perceptible par les hommes que nous sommes et nous réconciliera avec l’idée que Dieu existe, au sens, non pas religieux du terme, mais métaphysique, c’est-à-dire au sens d’Énergie-Conscience impersonnelle.

Mais si vous croyez comme moi à l’existence d’extraterrestres et à la possibilité qu’ils viennent un jour à notre rencontre, nous pouvons nous demander pourquoi ils prendraient une telle initiative. Ce ne serait certainement pas dans le seul but de nous rendre une “visite de courtoisie”, mais pour une raison plus grave nous concernant. Vous conviendrez que l’humanité est à la croisée des chemins, ne serait-ce que sur le plan écologique. Outre la crise sociale, économique, politique, morale… à laquelle elle est confrontée depuis plusieurs décennies, c’est aujourd’hui la Terre, ou plus exactement ce qu’elle est en tant qu’espace de vie pour les êtres humains et un grand nombre d’animaux, qui est menacée. Aux yeux d’extraterrestres susceptibles de prendre contact avec nous, on peut penser, peut-être naïvement, qu’une telle menace est une raison suffi sante pour qu’ils le fassent, ce qui supposerait, naturellement, qu’ils nous observent depuis quelque temps déjà. Est-ce à dire qu’il faut attendre les extraterrestres comme d’aucuns attendent le messie ? Non ; c’est à l’humanité elle-même de se transcender et de puiser dans ce qu’elle a de meilleur la volonté, le courage et la sagesse de faire les bons choix et de se donner un bel avenir.
Cela étant, une direction, des conseils et autres recommandations venus d’êtres plus éclairés que nous, pour ne pas dire plus inspirés, ne seraient-ils pas les bienvenus ? Quel homme ou quelle femme de pouvoir et d’influence, sincère et humaniste, refuserait d’être guidé par quelqu’un d’infiniment plus sage et expérimenté ? C’est là une hypothèse a priori utopiste, mais elle fait partie de ce qui pourrait arriver de mieux pour que les êtres humains prennent enfin conscience de la gravité de la situation et agissent en conséquence.

De mon point de vue, les solutions pour que l’humanité se transcende effectivement ne sont pas légion. J’en vois trois principales : 1) La crise à laquelle la plupart des pays sont confrontés conduit la grande majorité de leurs citoyens à remettre en cause les choix politiques, économiques, sociétaux et autres qui ont abouti à cette situation chaotique, et les incite parallèlement à opter pour des idéaux plus humanistes. 2) Les bouleversements et les catastrophes écologiques s’amplifient et obligent la grande majorité des êtres humains à faire cause commune pour sauver la planète, ce qui nécessite qu’ils se rapprochent de la nature et soient infiniment plus sages dans leur manière de vivre. 3) Nous persistons dans l’erreur, pour ne pas dire dans la folie, mais un “miracle” se produit : des extraterrestres bienveillants viennent à notre secours. Les plus optimistes parmi nous (certains diraient les plus naïfs) iront peut-être jusqu’à combiner ces trois solutions…

C’est donc sur ces interrogations mêlant gravité et humour que j’adresse mes meilleures pensées aux extraterrestres susceptibles de nous contacter, ainsi qu’à vous-mêmes, terriens de tous pays.

Sincèrement.

Serge Toussaint
Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

Symbole Rose-Croix

Lettre ouverte à l’Académie des Sciences

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Préambule

La Science d’en bas s’adresse à la Science d’en haut.
Il y a des questions qui deviennent incontournables, vouloir les ignorer en ne les posant pas ou en n’y répondant pas, devient « inacceptable ».

 

Montgeron, 11 juin 2013

Lettre ouverte à

Monsieur Philippe TAQUET
Président de l’Académie des Sciences
23 quai de Conti
75006 Paris

Objet: Recherche ovniologique française.

Monsieur le Président,

Les signataires de la présente lettre ouverte représentent les principales associations françaises réunissant des chercheurs bénévoles dans les domaines scientifiques et épistémologiques relatifs au phénomène ovnien.

Les membres de ces associations, mais non seulement eux, s’étonnent et s’inquiètent de l’attitude d’ignorance ostensible et fréquemment de dénégation de ce phénomène, attitude affichée et parfois proclamée par certaines institutions scientifiques françaises.

D’un commun accord nous souhaitons, par notre initiative d’aujourd’hui, attirer votre attention sur les points suivants:

1 – Le GEIPAN missionné par la Direction du CNES pour assurer la collecte, le classement des témoignages d’observation de phénomènes non conventionnels aériens (ovnis) ou aquatiques (oanis) recueillis par la Gendarmerie Nationale, n’a pas reçu comme objectif d’effectuer une étude scientifique exhaustive de ces phénomènes afin d’en comprendre la nature, l’origine et la physique sous-jacente.

Cependant les relevés statistiques régulièrement publiés par cet organisme révèlent que 25% des cas ainsi recueillis se rapportent à des phénomènes violant les lois de la physique actuelle.

2 – Les conclusions du rapport d’activité daté de 1977 par le GEPAN (dit « rapport POHER ») toujours tenu secret bien qu’émanant d’un organisme civil étatique soulignent la nécessité prioritaire d’entreprendre une étude scientifique exhaustive de ce phénomène.

3 – Les termes du rapport COMETA publié en 1999, faisant suite à un rapport similaire écrit par l’IHEDN, préconisent des avis identiques concernant la prise en compte sérieuse et responsable de la réalité physique de ces phénomènes par l’institution scientifique « nationale et même internationale ».

4 – La « Lettre Ouverte » rédigée par six scientifiques sous l’égide du Contre-amiral Gilles PINON en date du 16 avril 2008 adressée au Président de la République Française:
– à notre connaissance cette lettre n’a pas été suivie de décisions ou d’actions dans le domaine civil de la recherche fondamentale ou appliquée.

5 – Les archives étatiques et présidentielles des États-Unis d’Amérique rendues publiques dans le cadre du FOIPA font état de la participation d’Albert Einstein, Robert Oppenheimer et de toute l’équipe scientifique du projet « Manhattan » à l’étude d’épaves d’objets volants et aquatiques non conventionnels récupérées par les autorités américaines.
Imagine-t-on de telles sommités scientifiques (vos illustres confrères) consacrer un temps si précieux à l’étude de « Lanternes Thaïlandaises » ou de la technologie d’objets « qui n’existent pas  » comme ne devaient pas exister les météorites ou ne devaient pas voler les plus lourds que l’air?

a) Considérant d’une part les éléments précités dont la liste, par nécessité logistique, est volontairement incomplète,

b) souhaitant d’autre part que la Science française maintienne sa place dans la Science mondiale,

les soussignés, se tenant résolument à l’écart de toute polémique stérile et loin de la rumeur publique ont l’honneur de vous demander de leur faire connaître la position de la Science institutionnelle française concernant la question fondamentale de l’éventualité de la présence dans notre environnement d’une intelligence, peut-être d’une conscience mais certainement de technologies non humaines.

Dans cette attente soyez assuré, Monsieur le Président, de notre très haute considération.

Fait à Montgeron le 11 juin 2013

Signataires de la lettre ouverte

Pour l’Académie d’Ufologie (association privée de type 1901): Jacky KOZAN
Pour la Fédération Européenne Airplane (FEA): Michel RIBARDIERE
Pour le « Groupe Contre-Amiral Gilles PINON »: Claude LAVAT

Lettre ouverte au Président du Centre National d’Études Spatiales

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Préambule

La Science d’en bas s’adresse à la Science d’en haut.
Il y a des questions qui deviennent incontournables, vouloir les ignorer en ne les posant pas ou en n’y répondant pas, devient « inacceptable ».

Montgeron,le 21 décembre 2013

Lettre ouverte à

Monsieur Jean-Yves LE GALL
Président du Conseil d’Administration du
Centre National d’Études Spatiales (CNES)
2 place Maurice Quentin
75001 PARIS

  • Objet: Politique du GEIPAN

Monsieur le Président,

Les signataires de la présente lettre ouverte, fortement impliqués à titre personnel ou associatif, dans une étude scientifique transdisciplinaire et épistémologique du phénomène ovni, représentent un large éventail national et international des ovniologues actifs.

Certains d’entre nous ont acquis une expérience de plus de 50 ans dans ce domaine, expérience s’appuyant sur de solides connaissances en physique et en sciences humaines.

Ceci nous amène à nous interroger sur la politique menée par le GEIPAN, organisme placé sous votre autorité au sein du CNES en ce qui concerne notamment les 2 affaires suivantes:

1. La disparition encore inexpliquée à ce jour, de 2 septuagénaires du 10 au 16 novembre de cette année entre Trans-en Provence et le village de Tourrettes (Var), septuagénaires retrouvés en Italie, à 500 kilomètres de leur point de départ. L’enquête menée auprès de la Gendarmerie Nationale et sur le terrain par l’un des signataires de la présente lettre fait apparaître de nombreux éléments évoquant aux personnes ayant « quelques connaissances en ufologie », un incident probablement lié au phénomène ovni, par ailleurs très actif dans la région à l’époque concernée.

Le GEIPAN rapidement alerté par nos soins a fait preuve dans ses réponses téléphoniques et informatiques d’une apparente ignorance de la phénoménologie ovnienne et d’une réactivité insuffisante, malgré la transmission qui lui a été faite, d’une liste des mesures conservatoires à prendre d’urgence pour garantir la qualité de l’enquête à effectuer aux niveaux matériel et humain. La passivité et l’incompétence que nous avons rencontrées auprès de votre service nous sont incompréhensibles.

2. A notre connaissance le rapport d’activité 2010 du GEIPAN approuvé et signé par l’ensemble des membres du Copeipan a été interdit de publication, notamment la deuxième partie de ce rapport, exposant une analyse du phénomène et l’hypothèse la plus vraisemblable à retenir.

En conséquence, en raison des éléments précités et de bien d’autres qu’il serait superflu de lister ici, nous vous demandons de faire comprendre aux citoyens que nous sommes, ce dysfonctionnement d’un service public placé statutairement sous votre autorité.

Nous tenons à votre disposition et si nécessaire à celle du « public intéressé », les documents et autres éléments justifiant ces questions.

De même nous nous tenons à votre disposition pour en discuter de vive voix et à votre convenance.

S’agissant d’un problème pouvant devenir à tout moment crucial pour la sureté de la population, et plus généralement pour son avenir nous ne saurions cautionner une éventuelle politique de silence et de « totale désinformation »(*), ni d’en devenir les complices ou même seulement les comparses.

Dans cette attente soyez assuré, Monsieur le Président, de notre très haute considération.

A Montgeron le 21 décembre 2013

(*) interview de Yves Sillard sur RFI Soir le 29/9/2005

Signataires de la lettre ouverte:

  • Pour l’Académie d’Ufologie (association privée de type 1901): Jacky KOZAN
  • Pour le « Groupe GSO »: Jacques COSTAGLIOLA
  • Pour les Repas Ufologiques: Christian COMTESSE
  • Pour la Fédération Européenne Airplane (FEA): Michel RIBARDIÈRE
  • Pour le « Groupe Contre-Amiral Gilles PINON »: Claude LAVAT

Mes réflexions à propos de Roswell

Article de Jim DeManche – Directeur du California UFO Research Society

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Des centaines de milliers de mots ont été écrits sur cet événement, par des auteurs bien plus notables que moi. En tant qu’officier de l’Exécutif en retraite, et ancien Directeur adjoint des enquêtes pour le MUFON, je partagerai avec vous ma simple interprétation des faits historiques.

Ce texte peut être téléchargé au format .pdf en cliquant sur ce lien

Vers le 4 juillet 1947 un objet ou des objets, se sont écrasés dans le champ d’un ranch à l’extérieur de la petite ville de Roswell au Nouveau-Mexique, dans le Sud-ouest des Etats-Unis. Est-ce que je crois personnellement que ceci s’est produit ? Oui je le crois. Cet objet ou ces objets étaient-ils d’origine extraterrestre? Je crois qu’ils l’étaient.

Il y a deux camps quand il s’agit de Roswell; ceux qui croient, et ceux qui ne croient pas. Pour être clair, les livres écrits par le côté « pro » sont : The Roswell Incident (1980), The UFO Crash at Roswell (1991), Crash at Corona (1992), The Truth About the UFO Crash at Roswell (1994), et The Roswell Encyclopedia (2000). Concernant le côté « contre »: The Real Roswell Crash Cover-up (1997), et Roswell: Inconvenient Facts and the Will to Believe (2001).

Il n’y a aucune contestation du fait qu’un objet inconnu ou non identifié, se soit écrasé à terre en juillet 1947 dans le champ d’un ranch au Nouveau-Mexique. Quelques chercheurs et enquêteurs ont fait un lien entre un véhicule brisé avec des « aliens » morts ou mourants et ce même événement. Ceci peut être vrai, ou il peut aussi y avoir eu deux différents événements se produisant de concert. Nous n’avons que des témoignages de témoins oculaires, mais aucune évidence physique.

Qu’y a-t-il de si différent à propos de ce cas pour qu’il ait créé une telle polémique pendant plus de cinquante années ? Tout à fait franchement, c’est la Vérité ! Plus que toute autre chose la Vérité a été discutée, documentée et écrite sans cesse. Pourquoi est-ce ainsi? Puisqu’il n’y a aucune preuve physique disponible pour être examinée par les communautés scientifiques, légistes ou juridiques actuelles et modernes. Notez bien que j’ai dit « aucune preuve physique n’est disponible » et non « aucune preuve physique n’existe ».

Est-ce que je crois qu’une preuve physique existe, qui pourrait valider la théorie extraterrestre? Oui je le crois. Le premier communiqué de presse émis par le Lieutenant Walter Haut le 9 juillet 1947, vers les quatre média de Roswell au Nouveau-Mexique mentionne la capture d’une soucoupe volante ! C’est un fait historique. On doit seulement se rappeler, que le 509ème Groupe Bombardier de Roswell Army Air Force, a fourni les Bombes Atomiques qui ont mis fin à la 2ème guerre mondiale. Le communiqué de presse évoquant une soucoupe volante, émis par le même 509ème Groupe Bombardier n’était pas un accident, ni un cas d’identité erronée, mais un fait !
Voir l’image 1 ci-dessous
Roswell Daily Record 1947 July 8Aux Etats-Unis d’Amérique, les témoignages d’au moins deux témoins crédibles peuvent envoyer une personne à la prison pour le reste de sa vie! Une personne peut même être condamnée pour meurtre, même si aucun corps n’est trouvé ni présenté! Ceci est désigné généralement sous le nom de « preuve indirecte ». Alors y a-t-il une preuve indirecte concernant Roswell?

Des volumes entiers ont été écrits sur les déclarations des témoins. En prenant en considération des qualités de mémoire différentes, les témoignages sont demeurés cohérents pour la plupart, que vous les croyiez ou non. La plupart des personnes qui sont honnêtes, ne changeront pas les faits ou les circonstances exposés dans leurs déclarations. C’est seulement quand ceux dont la malhonnêteté est mise en évidence, que leur histoire commence à changer ou s’effondre sous la pression. L’histoire officielle est passée du « Ballon Météo » au « Projet Mogul » puis aux « Mannequins accidentés ». Vous êtes juge, ce n’est pas difficile.

Pendant l’été 2007, j’ai eu le grand privilège de rencontrer face à face Jesse Marcel, Jr., le fils du Major Jesse Marcel, Sr. du 509ème Groupe Bombardier à Roswell. Nous étions tous les deux en même temps à ‘Bay Area UFO Expo’ à San Jose, Californie. Jesse Marcel, Jr. a franchement et honnêtement décrit ses expériences émotionnelles la nuit où son père avait apporté à la maison les « débris d’accident » du champ d’un fermier.
Voir l’image 2 ci-dessous: Jesse Marcel Jr. (à gauche) et Jim DeManche

JimDeManche_JesseMarcelJrEst-ce que je crois que son père a apporté à la maison du matériel extraterrestre depuis le lieu d’un accident ? Oui je le crois. Je crois qu’en 1947 Jesse Marcel, Jr. (jeune, 12 ans) a manipulé le « métal du mystère » qui gardait sa forme même lorsqu’on l’écrasait dans sa main? Oui je le crois. Est-ce que je crois qu’une petite structure profilée en I, avec des symboles inconnus ou « aliens » a été manipulée par le jeune Jesse Marcel, Jr ? Oui je le crois.
Voir l’image 3 ci-dessous: Major Jesse Marcel Sr.

Major Jesse Marcel SrAprès 30ans d’expérience de l’application de la Loi, je suis très confiant en ma capacité de déterminer la véracité ou la tromperie dans les témoignages, les histoires, ou les déclarations. Jesse Marcel, Jr. dit la vérité. Et s’il dit la vérité, en conséquence la majorité des autres témoins disent la vérité. Maintenant vous allez devoir déterminer pour vous-même: qui ment? Je vous recommande fortement de lire le livre de Jesse Marcel, Jr. The Roswell Legacy (2007).

Toutes les choses étant égales, quand vous avez éliminé toutes les autres possibilités, celle qui reste, doit être la vérité.
– Le rasoir d’Occam –

Jim DeManche, Directeur
CUFORS-California UFO Research Society

Traduction de Jacky Kozan le 25/3/2009