Exosociologie : les deux fatalités ou 3 + 2 = 0

Claude Lavat
19 octobre 2016

A – EXOSOCIOLOGIE :
Ce concept totalement nouveau en ovniologie (à ma connaissance) est rapidement, trop rapidement, exposé dans mon livre (1). Je me propose ci-dessous d’en exposer-proposer une version  plus « comestible », ainsi qu’une exploitation du premier volet de ce ce concept.
Il est devenu fréquent de rencontrer en ufologie des théories concernant « l’exopolitique ».
Il me semble pertinent qu’auparavant soit abordée la question d’une exosociologie se déclinant selon les trois volets suivants :

a/ une exosociologie concernant l’humanité confrontée à la « révélation » de la présence incontestable d’une ou plusieurs intelligences d’origine non terrestre (donc « extraterrestre ») dans notre biotope, en y  manifestant la possession d’une science et de technologies hors des nôtres actuelles et ceci que cette « révélation soit faite par une autorité politique ou religieuse crédible (lesquelles ?)

b/ ou directement par cette intelligence visiteuse.

c/ se pose alors la question : l‘humanité sera-t-elle sujette à une panique induite par la prise de conscience brutale de son impuissance à faire face à une intelligence supérieure ou au moins fondamentalement différente de la sienne, mettant en œuvre un programme, une intention possiblement  fatale pour la vie même de l’humanité. Je suis alors amené  à considérer deux catégories de fatalités.

B – LES DEUX FATALITÉS :
a/ Fatalité inaltérable :
Il s’agit de la fatalité ayant comme origine un facteur strictement physique démuni d’une quelconque conscience ou même d’une simple intelligence : un bon exemple est celui de l’aérolithe géocroiseur dont la trajectoire doit inexorablement rencontrer celle de la Terre.
Sachant que nous ne disposons (pas encore) d’une stratégie  éprouvée pour éviter la collision, l’humanité est confrontée à la fatalité d’une disparition inévitable,incontournable, non discutable.
Quelles seraient alors les comportements envisageables des humains : suicides, prières  à l’adresse d’un Dieu éternellement autiste ? tentatives de mettre nos progénitures à l’abri ?

b/ Fatalité « aménageable » :
Ce serait celle engendrée par un facteur muni d’une conscience même élémentaire , disposant d’une intelligence même « frustre ».
Les exemples d‘une telle situation sont nombreux : nous les rencontrons lors de contacts polémiques ou non entre tribus ou peuplades humaines, débouchant sur des symbioses inévitables étant données les limites physiques du biotope commun .
Une situation nouvelle à envisager  depuis « quelques temps »  ( 2000 ans ) est celle de la « rencontre » ouverte entre l’humanité et  une ou des ethnies aliennes venant d’autres galaxies, d’autres univers : nous serions amenés à développer une symbiose totale entre l’humanité et cette/ces civilisations aliennes  : cette « fatalité » serait donc discutable, monnayable, aménageable, obéissant à une exosociologie du troisième type que nous serons contraints de définir si nous espérons garder un minimum de notre culture.
Cette exosociologie aurait pour objet l’étude sociologique d’une nouvelle entité ethnique issue d’une symbiose complète entre les deux ethnies originelles,  chacune apportant  sa propre expérience acquise dans des histoires différentes, au moyen d’outils logiques, scientifiques spirituels  particuliers,  les deux ethnies s’enrichissant mutuellement, nous permettant peut-être de participer à une conscientisation croissante de l’univers ou des univers de provenances initiales.
On peut légitimement penser qu’il s’agit d’une spéculation « gratuite », mais je crois fermement que la rencontre, peut-être prochaine, entre l’humanité encore adolescente et une intelligence « extérieure » nous amènera inexorablement à nous poser des questions de cet ordre, le mieux étant peut-être de s’y préparer avant d’être surpris, bousculés par un calendrier dont nous ne sommes pas les maîtres.

C – Trois + deux = zéro ( 3 + 2 = 0 )
En effet il est probable que ces 3 exosociologies et ces 2 fatalités ne donneront lieu (comme d’habitude) à aucune critique ni même aucune remarque (l’art de ramer sur le sable !)

Claude LAVAT, le 19 octobre 2016

1 : OVNIS : L’HYPOTHÈSE EXTRATERRESTRE GÉNÉRALISÉE
ABM  ÉDITIONS
réf: pages 236 et suivantes.

Un petit pas pour la Science, un grand pas vers l’ovniologie?

Le numéro 509 de LA RECHERCHE, paru en Mars 2016 publie un article d’Alain FUCHS, Président du CNRS, article daté  du 18 Novembre 2015.

A – Le contexte :
Les attentats  contre l’hebdomadaire «CHARLIE HEBDO» viennent d’ébranler notre pays et font soulever la question de leur prévention, question devant concerner selon M.  Alain FUCHS , des recherches non seulement dans les domaines des sciences physiques et humaines, séparément, mais de manière transdisciplinaire. La mise en œuvre de cette entreprise nécessitera  la mobilisation de «toute la communauté académique » mettant sa créativité et son expérience au service de la société. Il est annoncé que pour atteindre  un résultat, le CNRS a soutenu plusieurs projets de recherche concernant la sécurité humaine.

B – Quel est le rapport avec  l’Ovniologie-ufologie ?
Le lien  «obligatoire» et immédiat est le suivant:
– alors que le risque engendré par des attentats est relativement récent et favorisé par les développements technologiques banalement humains, de natures relativement bien connues,
– pourquoi la SCIENCE INSTITUTIONNELLE, incarnée par de brillants chercheurs membres de l’Académie des Sciences, du CNRS, des instituts  en faisant partie, ne se mobilisent pas pour étudier le Phénomène OVNI se manifestant depuis des décennies- des siècles en violant les lois bien démontrées de notre physique, en montrant de surcroit des comportements  «intelligents» ;

Phénomènes possiblement dangereux de manière imprévisible, car ignorés-méprisés, par des «scientifiques» carriéristes fascinés par leur statut, nouveaux prêtres de la religion de la PENSÉE UNIQUE, un nouvel aspect d’une forme de corruption.

CORRUPTION, subst. fém.
1. Action de changer l'état naturel d'une chose en la rendant mauvaise...
2. Altération, changement en mal (sous l'effet de causes externes ou internes). L'objet de l'action est une œuvre, une structure, une valeur sociale.

Lettre ouverte au Président du Conseil d’Administration du Centre National d’Études Spatiales

Lettre ouverte

à

Monsieur Jean-Yves LE GALL,
Président du Conseil d’Administration du
Centre National d’Etudes Spatiales (CNES)
2 place Maurice Quentin
75001 PARIS

Montgeron, le 09 mai 2016

Objet: Politique du GEIPAN – Déni d’évènements majeurs

Monsieur le Président,

Il est étonnant que l’ancien directeur d’un service placé sous votre autorité s’exprime en public avec un discours ayant les conséquences fâcheuses suivantes:

1/  Porter atteinte à la renommée nationale et internationale d’une prestigieuse institution française (le CNES),

2/ Mettre en cause la compétence et l’honnêteté intellectuelle d’autres corps d’état français (Gendarmerie Nationale, Armée de l’Air) et de corporations respectables (pilotes et ingénieurs de l’aéronautique, civils et militaires). M. Passot nous conseillerait-il de ne plus prendre l’avion ?? !

3/ Accroissement du discrédit du Geipan auprès des ufologues français et étrangers.

En conséquence de ce qui précède et de bien d’autres raisons très graves, que nous pourrons vous exposer, si vous le souhaitez, il nous semble qu’un éclaircissement de votre part devienne nécessaire.

Dans cette attente,
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de notre haute considération

Pour l’Académie d’Ufologie (association privée de type 1901)
Claude LAVAT

Annexe: lettre ouverte à Monsieur Jean-Paul AGUTTES, responsable du GEIPAN « Déni d’évènements historiques liés au Phénomènes Aériens Non Identifiés ».

Le courrier postal relatif à cette lettre doit être envoyé à Monsieur Claude LAVAT  …(adresse)…
Adresse courrier électronique Internet: coordination@ufolog.eu

Lettre ouverte aux stratèges des principaux partis politiques de France

Cette Lettre Ouverte est datée du 5 novembre, histoire de marquer l’anniversaire du 5 novembre 1990 !

Mais quelques jours plus tard, ce fut le 13 novembre…

Les actions liées à cette lettre sont maintenant suspendues. En ce qui concerne une divulgation probablement imminente, le phénomène ovni est partie prenante et nous pouvons comprendre qu’il est aux commandes.

Lettre ouverte

Montgeron, le 05 novembre 2015

La sécurité et la sureté de nos concitoyens sont les enjeux majeurs de notre époque.

Des gens sérieux et qualifiés observent régulièrement dans notre espace aérien, des phénomènes aérospatiaux insolites, communément appelés OVNI. Le phénomène est complexe. Il présente des caractéristiques de réalité physique et d’intelligence. Peu hostile jusqu’à présent, il est néanmoins parfois dangereux.

Nous sommes probablement confrontés à la présence non désirée d’êtres intelligents venant d’autres planètes de la Voie Lactée ou d’autres galaxies. Est-ce une surveillance à distance? Est-ce une tentative d’influencer ou de contrôler les gouvernements de notre planète? Quels sont les auteurs? Quel est leur programme? Quelle est leur stratégie?
Le phénomène OVNI est l’objet de camouflage et de distorsions de la vérité si présentes qu’il est difficile de faire la différence entre la réalité et la fantaisie et difficile d’obtenir des informations fiables et crédibles.

Une intrusion extraterrestre est un danger de chaos pouvant conduire à la destruction de nos identités culturelles. Ce risque est à prendre en considération au niveau politique le plus élevé.

Un organisme créé en 1976 au sein du CNES,  a pour seule mission d’établir des statistiques relatives aux observations d’OVNI. Toutefois, cet organisme, actuellement nommé le GEIPAN, n’est pas chargé d’une étude scientifique  exhaustive  portant sur la nature et les objectifs de l’intelligence contrôlant ces manifestations.

Les signataires de la présente lettre ouverte représentant des associations ufologiques françaises, vous demandent ce que sera votre politique relative à cette question afin de répercuter votre position officielle auprès des citoyens qui, comme vous le savez, sont nombreux a être à l’écoute de ceux qui pourraient êtres appelés à prendre des décisions concernant leur existence.

Dans cette attente soyez assurés de nos  préoccupations civiques.

A Montgeron, le 5 novembre 2015

Signatures:
Claude LAVAT,
Ingénieur diplômé ESME
Médaille de l’aéronautique, chercheur, écrivain
Diplômé INPI
Membre du Conseil Permanent de l’Académie d’Ufologie

Jacky KOZAN,
Coordinateur de l’Académie d’Ufologie

 

Réactions: Claude LAVAT, ovniologue@outlook.fr

Lettre Ouverte à Monsieur le Ministre de la Défense

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Monsieur Jean-Yves Le Drian

Ministre de la Défense
Hôtel de Brienne
14 rue Saint-Dominique
75007 Paris

Lettre recommandée avec accusé de réception

Montgeron, le 06 décembre 2014

Objet: intrusions aériennes sur le territoire national.

Monsieur le Ministre,

Depuis le début du mois de Septembre 2014, l’espace aérien français est l’objet de violations répétées de la réglementation aéronautique relative aux zones aériennes avoisinant les installations nucléaires civiles et militaires.

La dernière en date, à notre connaissance (réf: le journal LA DÉPÊCHE du 3/12 2014) concerne une tentative d’interception d’un objet volant non identifié évoluant dans l’espace aérien règlementé de la centrale de GOLFECH, le 1er décembre, tentative effectuée avec un hélicoptère GAZELLE, dotant le 5ème régiment stationné à PAU.

Devant le constat répété des échecs des interventions (plus de 35) une analyse rigoureuse de cette situation, menée en application de la méthodologie de la recherche opérationnelle, amène inexorablement à retenir les deux solutions logiquement acceptables suivantes:

1 – par manque de moyens matériels adéquats ou par erreur stratégique, l’Armée Française ne peut assurer sa mission consistant à intercepter de banals drones,
2 – l’Armée se trouve confrontée à une stratégie soutenue par une technologie « exogène ».

La même méthodologie peut nous faire craindre une poursuite aggravée de ces manifestations avec démonstrations ostensibles vis à vis d’un public non « préparé ».

En conséquence en tant que citoyens concernés par la défense du territoire, nous avons l’honneur de vous demander votre opinion concernant cette question.

Dans cette attente, je vous prie de recevoir Monsieur le Ministre, l’assurance de ma plus haute considération.

Claude LAVAT
Ingénieur diplômé ESME, spécialisé en technologies aéronautiques.
Inventeur du système LOCSIASOL de détection et localisation des avions.
Membre du Conseil Permanent de l’Académie d’Ufologie

Lettre ouverte au Président de la République française

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Le principe de précaution appliqué au phénomène ovnien

Préambule
On ne subit pas l’avenir, on le fait. (Georges Bernanos)

En l’absence même de toute intention hostile, l’intrusion d’une civilisation extraterrestre pourrait porter atteinte à notre environnement compris comme l’ensemble des conditions naturelles, sociales et culturelles constituant le théâtre des activités humaines.
La Charte de l’environnement, qui a valeur constitutionnelle, prévoit que lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution, à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques.

Le phénomène ovnien
Des phénomènes aérospatiaux insolites se montrent régulièrement dans notre espace aérien. On les appelle communément OVNI. Le CNES (Centre national d’études spatiales) préfère leur donner le nom de PAN (phénomène aérospatial non identifié).
Avant que de chercher à leur donner une interprétation, il nous faut reconnaître une évidence toute simple : ils existent. Certes une grande partie relève de méprises, de fantasmes ou d’hallucinations, mais une part irréductible et significative semble témoigner de lois physiques inconnues et participer d’un principe intelligent.
Ils ont donné naissance à une discipline, l’ufologie, qui comprend deux activités bien distinctes : en premier lieu la collecte des données, en second leur interprétation. Par convention, nous désignerons, dans la suite de cette lettre, par le terme générique « phénomène ovnien » l’ensemble des pans qui, après examen, n’ont reçu aucune explication rationnelle au regard de nos connaissances scientifiques.

Les données
Un groupe d’études émanant du CNES, le GEIPAN (groupe d’études et d’information des phénomènes aérospatiaux non identifiés), a reçu en France la mission officielle de recueillir, d’analyser et d’archiver les données relatives aux pans. Grâce à cet organisme et au travail obstiné d’enquêteurs indépendants, nous disposons aujourd’hui de banques de données comportant plusieurs milliers d’observations. Leur étude statistique met en évidence la complexité et l’incongruité du phénomène qui recouvre des dizaines de types d’événements, allant du plus banal, simple lumière anormale dans le ciel, au plus surprenant, enregistrement radar d’objets aux performances cinématiques inexplicables. Mais elle fait aussi apparaître une cohérence interne et des caractéristiques générales, relativement stables et rarement démenties, de réalité physique et de comportement intelligent, non hostile, discret, furtif et brouillé.

L’interprétation
L’interprétation la plus répandue parmi les ufologues soutient que le phénomène ovnien est gouverné par une (ou plusieurs) intelligence non terrestre. Dans cette hypothèse, il faut accepter l’idée qu’il cache un dessein potentiellement hostile, un programme soutenu par une stratégie. Quel est ce programme ? Qui en sont les auteurs ? Quelle est leur stratégie ? Telles sont les questions que nous sommes amenés à nous poser face à une activité inconnue. Partant, l’étude du phénomène ovnien ressortit aux méthodes d’appréciation des situations complexes mettant en jeu des intelligences aux desseins équivoques et des informations rares, sporadiques et brouillées.

Des méthodes hypothéticodéductives, itératives et adaptatives
Quelles sont ces méthodes ? De conception militaire, elles sont apparues durant le dernier conflit mondial, en même temps que la recherche opérationnelle. Elles sont enseignées dans les écoles supérieures de guerre (en France, le Collège interarmées de défense) et sont employées par les états-majors des grandes puissances. Les grandes entreprises, exposées aux contraintes économico-politiques et devant affronter une concurrence où la désinformation est couramment pratiquée, les ont adoptées et adaptées à leurs besoins propres. Cela explique la présence de la métaphore et de la terminologie militaires dans le discours des dirigeants de société.

Ainsi que la recherche opérationnelle, elles ont pour objet de pallier l’insuffisance de l’intuition et du bon sens devant des situations confuses dépendant de paramètres multiples, relevant de facteurs objectifs et soumises à des événements naturels aléatoires. Mais contrairement à la recherche opérationnelle, elles tiennent compte de l’immixtion d’une intelligence extérieure douée de volonté et capable de brouillage et de comportements arbitraires apparemment irrationnels. Elles sont particulièrement pertinentes en présence de désinformation et dans des conflits asymétriques opposant des adversaires aux logiques différentes, aux éthiques divergentes et aux modes de pensée dissemblables, comme la lutte contre le terrorisme ou, le cas échéant, une intrusion extraterrestre.

De quelle sorte de raisonnement ces méthodes participent-elles ? Elles sont de type hypothéticodéductif. Elles consistent à formuler des présuppositions, préalablement passées au crible des vraisemblances éthique, technique, économique et opérationnelle, dont sont déduites des conséquences, passées et futures, susceptibles d’être vérifiées par l’observation et le renseignement. Si elles trouvent une vérification expérimentale, elles sont validées. Sinon, elles sont soit réfutées soit révisées afin de les rendre compatibles avec l’expérience. Elles sont par construction itératives et adaptatives. Elles astreignent à une pensée formalisée et rigoureuse. Tout bien considéré, elles sont une application assez fidèle de la méthode scientifique de Karl Popper.
Elles s’opposent au processus inductif de pensée qui va du particulier au général, qui prétend à un énoncé général à partir d’un nombre limité d’observations. S’agissant de l’ufologie, la méthode inductive est inappropriée en raison d’une information fortement dépréciée. Elle a malheureusement conduit à deux écueils : d’une part au scepticisme ou au refus de toute tentative d’interprétation car les visages polymorphe et absurde que revêtent les manifestations des pans depuis soixante années ne permettent pas de justifier un énoncé général ; d’autre part, par extrapolations abusives, à l’élaboration d’interprétations hasardeuses et au développement de thèses conspirationnistes.

Une possible intrusion extraterrestre
Si nous écartons a priori l’hypothèse non scientifiquement réfutable d’une intelligence transcendant le monde sensible, il faut bien admettre que nous avons possiblement affaire à une intrusion extraterrestre, c’est-à-dire à la présence non désirée d’êtres intelligents appartenant à une ou plusieurs planètes de la Voie lactée ou d’une autre galaxie.
Pour que les méthodes hypothéticodéductives lui soient applicables, encore faut-il vérifier que ces êtres peuvent raisonnablement faire l’objet de présuppositions. La difficulté vient alors, entre leurs civilisations et la nôtre, des écarts des connaissances et des évolutions : écart certain pour ce qui est des sciences et des technologies ; écart vraisemblable des évolutions biologiques et sociales et des éthiques.

Une nouvelle forme d’incommensurabilité ?
Tout revient à la question de savoir si des êtres intelligents aux niveaux de connaissances inégaux et aux développements psychique et biologique éloignés seraient capables de se comprendre. A cette condition seulement, les présuppositions auront un sens et pourront être admises comme hypothèses heuristiques.
Une position est aujourd’hui en faveur chez certains ufologues qui prétendent, après Carl Sagan, que les différences de connaissance et d’évolution seraient en réalité des obstacles insurmontables rendant impossible notre compréhension, voire notre perception, d’une intrusion.

S’il est vrai que le fossé du langage est à jamais infranchissable entre l’homme et l’animal, il ne serait pas en revanche un empêchement dirimant entre notre civilisation et celles des autres mondes technologiquement, et peut-être psychiquement, supérieurs. En effet l’exobiologie tient pour probable que tous les êtres intelligents de l’univers sont dotés de capacités d’inférence et de gestion du temps et que leurs schémas mentaux sont, selon toute vraisemblance, analogues sinon identiques.
Il vient qu’il est légitime d’appliquer les méthodes hypothéticodéductives au phénomène ovnien et, par conséquent, de chercher à découvrir, au-delà de leurs modes de déplacement dans l’espace, les intentions à notre égard des éventuels intrus.

Présuppositions
Elles doivent porter sur la nature de ces êtres, sur leur libre ou serf arbitre, sur leur organisation sociale et politique, leur éthique collective, leurs intentions et leurs activités. La vie revêt-elle ailleurs des formes radicalement différentes ? Les êtres biologiques extraterrestres doués d’intelligence ont-ils une physiologie semblable à celle de l’homme ? Erigent-ils leurs sociétés en civilisations ? Dans l’hypothèse où certains auraient acquis la maîtrise de l’espace, de quelle organisation sociale et politique se seraient-ils dotés pour atteindre un tel niveau de connaissances ? Quelle serait leur éthique ? Reconnaîtrait-elle une vérité morale ? Quelle stratégie adopteraient-ils vis-à-vis des civilisations visitées ? Au service de quelle mission ? Obéiraient-ils à un principe de précaution ? Quelles procédures d’approche appliqueraient-ils ? Des signes de leur présence seraient-ils perceptibles ?

Désinformation et brouillage
Dès lors que l’on tient pour plausible une intrusion extraterrestre, il convient de s’interroger sur son origine, son mobile et sa dangerosité :
– Sommes-nous en présence d’une seule civilisation ou de plusieurs civilisations opérant de concert ou de manières indépendantes ?
– S’agit-il d’une simple surveillance à distance, d’une intervention ponctuelle ou d’une tentative d’influence ou de prise de contrôle ?
Il est vain d’espérer que d’une démonstration ovnienne ostensible et non brouillée surgiront un jour prochain les réponses à ces graves questions parce que le phénomène est discret, furtif et brouillé et ne semble pas disposé à se dévoiler. Elles ne viendront pas davantage d’une étude reposant sur l’induction car il est de mieux en mieux établi qu’il est depuis son origine l’objet d’opérations de travestissement et de déformation de la vérité :
– la désinformation mise en œuvre par des fabulateurs aux intérêts obscurs et par des agences gouvernementales motivées par l’enjeu stratégique et la nécessité du secret ;
– l’amplification, plus ou moins volontaire, de certains des témoins et enquêteurs ;
– le brouillage et le camouflage par les intrus eux-mêmes.
Désinformation et brouillage sont si présents qu’il devient difficile de faire la part entre la réalité et la fiction, de restituer une information fiable et crédible à partir des seuls récits des témoins.

Les méthodes hypothéticodéductives sont censées lever ces difficultés.

 

Un risque d’ethnocide planétaire
Quand bien même elle ne montrerait aucune intention hostile, une intrusion extraterrestre présenterait un danger de chaos pouvant conduire à un ethnocide si, par accident, elle se montrait au grand jour sans laisser aucun doute sur son origine. A défaut d’une action psychologique préalable, les hommes pourraient perdre confiance dans leur capacité de maîtriser leur avenir. L’équilibre du monde en serait bouleversé.
Cependant que le génocide est l’extermination d’un groupe ethnique ou religieux, l’ethnocide est la destruction de sa culture. Le chaos n’est pas propre aux systèmes physiques. Des évolutions chaotiques se rencontrent aussi bien dans d’autres systèmes naturels complexes, composés de plusieurs sous-systèmes interagissant fortement. Des événements extérieurs, que les économistes appellent « chocs », pourraient jouer un rôle déterminant dans le déclenchement des involutions irréversibles. Or peut-on concevoir un choc culturel plus violent, plus déstabilisateur, que le contact impromptu avec des êtres extraterrestres qui ont mis la terre sous observation ?
Le risque d’ethnocide ne peut être négligé. Il doit être pris en considération au plus haut niveau de l’État. Là encore, seules les méthodes hypothéticodéductives sont susceptibles d’apporter une aide précieuse à la décision.

Compte tenu des réflexions d’ordre général qui précèdent et considérant

▪     que la France s’est dotée d’un organe officiel de collecte et d’analyse des données des pans, le GEIPAN,
▪     que le GEIPAN et son comité de pilotage n’ont pas reçu pour mission d’interpréter le phénomène ovnien,
▪     que, seraient-ils chargés de cette mission, ils ne détiendraient pour la mener à bien ni la compétence ni les moyens ni la méthode,
▪     que le phénomène ovnien est possiblement la manifestation de l’intrusion d’une ou de plusieurs civilisations extraterrestres,
▪     que, si l’intrusion n’est pas prouvée scientifiquement, il existe en sa faveur de fortes présomptions, comme l’a écrit en son nom propre dans un livre récent M. Yves Sillard, président du comité de pilotage du GEIPAN, ancien directeur général du CNES et ancien délégué général pour l’armement,
▪     qu’une intrusion extraterrestre procède nécessairement d’une politique respectant une éthique et implique un programme servi par une stratégie,
▪     qu’une stratégie relevant d’une intelligence étrangère aux motifs incertains pourrait porter atteinte à notre environnement compris comme l’ensemble des conditions naturelles, sociales et culturelles constituant le théâtre des activités humaines,
▪     qu’elle doit donc faire l’objet, selon une méthode appropriée, d’une étude d’évaluation des risques, notamment le risque ethnocidaire, par application du principe de précaution conformément à l’article 5 de la Charte de l’environnement,
▪     que la seule méthode appropriée face à une menace imprécise est la méthode d’appréciation des situations complexes mise au point par les grands états-majors,
▪     que le phénomène ovnien est une affaire trop grave pour être abandonnée aux seuls GEIPAN, ufologues et associations ufologiques, à la rumeur publique,
▪     que – pour ce que l’on en sait – aucune étude officielle portant sur l’interprétation du phénomène ovnien n’a été conduite à ce jour en France,
▪     qu’à la suite de la publication du rapport Condon, une telle étude a vraisemblablement été menée aux États-Unis en toute confidentialité et que ses conclusions suffiraient à expliquer la désinformation que ce pays semble avoir mise en place pour préserver sa situation dominante et, peut-être, écarter le risque ethnocidaire,

les soussignés ont l’honneur de demander à Monsieur le Président de la République de bien vouloir ordonner une étude exhaustive du phénomène ovnien en application d’une méthode hypothéticodéductive empruntée aux états-majors. Cette étude devrait réunir de hautes compétences dans les disciplines directement concernées : politique, militaire, scientifique, sociologique, philosophique et ufologique. Elle recevrait pour objet d’infirmer ou de valider l’interprétation extraterrestre et, le cas échéant, de mettre en évidence la stratégie poursuivie par l’intrusion et, si possible, ses moyens. Ainsi le gouvernement de la France serait-il en mesure de mettre sur pied, à des fins de vérification, des actions spécifiques d’investigation scientifique et de renseignement, puis de construire sa propre stratégie, enfin d’arrêter la politique nationale qu’il conviendrait d’appliquer en matière de défense, de sécurité, de recherche, de santé et de maîtrise de l’information. Il disposerait en outre d’éléments pertinents pour décider de la position à tenir sur la scène internationale et de l’information qu’il serait éventuellement nécessaire de porter à la connaissance des institutions et de l’opinion publique.

A Versailles, le 14 avril 2008

Gilles Pinon                 Contre-amiral (2S)
Jacques Costagliola    Docteur en médecine
Claude Lavat                Ingénieur ESME
Francis Collot              Chirurgien
Alain Labèque             Ingénieur CNRS
Vincent Morin             MCU docteur en électronique
Rémi Saumont             Ancien directeur recherche INSERM

Équation de DRAKE, évolution, conséquences

Le n° 502 de CIEL et ESPACE paru en mars 2012 semble fort heureusement attirer l’attention de ses lecteurs sur la possibilité et même la probabilité (« l’espoir ») d’existence d’autres civilisations dans l’univers.

1 – Rappel

C’est en 1961 que l’astrophysicien Frank DRAKE écrivit cette fameuse équation visant à évaluer le nombre de civilisations joignables dans notre seule galaxie.

La forme développée de cette équation est la suivante:

N = Ket x Ppl x Npl x Pv x Pint x Pcom x T [1]

Les termes de cette équation sont définis comme suit:

N « joignables » avec les moyens connus en 1961, essentiellement ceux de l’astronomie optique et de la radioastronomie.

Ket = taux de formation des étoiles dans notre galaxie,

Ppl = probabilité qu’une étoile possède au moins une planète,

Npl = nombre moyen de planètes habitables par étoile,

Pv = probabilité que la vie apparaisse sur une planète habitable,

Pint = probabilité que cette vie soit intelligente,

Pcom = probabilité que cette intelligence sache communiquer avec d’autres planètes,

T = durée d’existence d’une telle civilisation.

 

2 – Facteurs additionnels

Deux catégories de facteurs supplémentaires me semblent devoir être pris en compte:

2.1 facteurs exogènes (Fex)

Les caractéristiques physiques et les stratégies apparentes développées par l’intelligence ou les intelligences responsables des phénomènes ovnis peuvent s’inscrire dans la chaîne rétrocausale suivante:

Chaine rétrocausale équation de Drake

 

Dans le tableau précédant, chaque élément de rang n = 1, 2, 3, …6 est l’effet, de l’élément de rang n + 1.

L’élément de rang 7 ne semble pas être accessible scientifiquement dans l’état actuel de notre science.

2.2 facteurs endogènes (Fend) générés par notre civilisation

D’une manière similaire à la chaine précédente ont peut définir une chaine algorithmique rétrograde nous autorisant l’observation de phénomènes ovniens et nécessitant l’existence de conditions physiques (technologies et sciences) permettant ces observations mais impliquant aussi des facteurs psychosociologiques annihilant nos barrières de protections sociétales (« l’immunosociologie » de Jean Pierre PETIT). Seule l’intersection de ces deux chaines rétrocausales permettrait un contact entre notre civilisation et une (ou des) exo civilisations.

 

Je propose donc de compléter le membre de droite de l’équation de DRAKE [1] par l’adjonction du facteur exogène Fex défini en 2-1 et du facteur endogène Fend défini en 2.2.

A noter que je comprends sous le terme de « technologie » les techniques et les technologies dépendant des sciences sémiologiques et pas seulement celles concernant le support physique de l’information.

L’équation initiale de DRAKE [1] prendrait la forme suivante :

N = Vet x Ppl x Npl x Pv x Pint x Pcom x T x Fex x Fend

 

3 – Conséquences épistémologiques

La nouveauté conceptuelle introduite par l’adjonction des facteurs Fex et Fend résulte essentiellement de l’émergence des facteurs d’ordre moral ou éthique ainsi que psychosociologique dans l’ovniologie actuelle.

Il faudrait donc, ainsi que je le propose dans mon livre « Ovnis l’Hypothèse Extraterrestre Généralisée, la Transformation Sténopéïque » édité chez ABM, que toute institution privée ou étatique dédiée à l’ovniologie fasse appel à des compétences dans ces domaines, ceci confirmant une fois de plus la nécessité d’une approche pluridisciplinaire à la question ovnienne comme cela a aussi toujours été le cas dans l’étude des civilisations terrestres.