Hillary Clinton ne divulguera rien de plus que les autres Présidents

Source, un article du Huffington-post:
http://www.huffingtonpost.com/entry/hillary-clinton-ufo-files_us_5716a9f8e4b0018f9cbb83a1
Relatant une interview de la candidate sur une radio locale de Harlem:  « Power 105.1 FM Radio’s Breakfast Club »

Question de l’animateur « Charlamagne »: Si vous devenez Présidente allez-vous vraiment dire la vérité sur les ovnis?

Clinton: Je la dirai. Je l’ai dit, je veux ouvrir les fichiers autant que nous le pouvons. Je veux dire que s’il y a quelque chose d’énorme qui relève de la sécurité nationale et que je ne puisse pas obtenir un accord pour les ouvrir, je ne le ferai pas. Mais je dois vouloir les ouvrir, car je suis intéressée.

« Charlamagne »:  Y croyez-vous?

Clinton: Je ne sais pas. Je veux voir ce que montrent les informations. Mais il y a assez d’histoires là-dessus pour que je ne pense pas qu’ils soient tous juste assis dans leur cuisine à se raconter des histoires. Je pense que les gens voient des choses – ce qu’ils voient, je ne sais pas. Mais nous devons essayer de donner l’information aux gens. Je crois en cela.

Depuis le début de la campagne électorale le discours à changé. il semble y avoir une grande différence avec la volonté affichée de Podesta et les propos actuels d’Hillary Clinton.
Il y a quelques mois Podesta annonçait qu’il regrettait de ne pas avoir pu divulguer les dossiers ovnis tant qu’il était conseiller d’Obama. Il a ensuite annoncé qu’il essaierait de convaincre Hillary Clinton de la faire si elle était élue Présidente des Etats-Unis.

Le discours d’Hillary Clinton est clair:
– si la Sécurité Intérieure ne l’autorise pas à divulguer elle ne le fera pas. Comme tous les dossiers ovnis (pas les confusions ni les inventions) relèvent de la sécurité nationale, elle annonce bien qu’elle ne fera rien de plus que les autres.
– elle « pense que les gens voient des choses, mais elle ne sait pas ce que c’est… » ; elle ne se souvient donc plus de l’initiative Rockefeller dans laquelle elle fût impliquée avec un rôle majeur.
A mon avis, elle a été « briefée » et elle ne s’impliquera pas dans une opération de type « divulgation » ou toute autre initiative qui pourrait contrarier « l’establishment » .

Jacky Kozan, le 22 avril 2016

Une réaction de Claude Lavat:

Cela m’est évident ”depuis “toujours”:
Le/la présidente qui ”divulguerait” devrait expliquer aux citoyens-électeurs pourquoi, le sujet étant si important, il/elle, ou la caste politique, n’a rien dit, a camouflé la question depuis au moins 60 ans : ce serait un suicide politique et aux USA,  un cas de procédure d’”impeachment”,
Pour mémoire un député, français, ex-Président de la commission militaire de l’Assemblée Nationale ayant directement donné (de “la main à la main”) au Président Sarkozy, en 2008 lors de l’inauguration du salon de l’aéronautique  et de l’espace du Bourget, la lettre ouverte Pinon-Lavat-Costagliola, a refusé que je rende publique sa démarche courageuse et innovatrice, sans doute pour des raisons électorales proches.
Je suis persuadé qu’une éventuelle “divulgation” ne pourrait  être faite que par une autorité moralement inattaquable, indépendante  de toute contrainte politique ou alors (crainte/espoir ?) par l’intelligence(s) visiteuse(s). CL

E.T. téléphone maison

Suite à  l’article « Les intelligences extraterrestres et nous » coécrit avec Michel Ribardière il y a environ un mois,  voici un autre article que Sylvie Joubert vient de mettre en ligne sur son site.

http://www.sylvie-joubert.fr/et telephone maison.htm


E.T.  téléphone  maison

Comment communiquer de la Terre en direction d’une intelligence non terrestre et vice versa ? La représentation populaire la plus amusante  de cette communication se trouve dans la phrase célèbre prononcée par le drôle de petit extraterrestre du film « E.T. » de Steven Spielberg :   « E.T. téléphone maison ». C’est ainsi que notre imaginaire dépeint le rapprochement entre civilisations, le téléphone n’étant bien sûr ici  qu’un symbole de communication parmi d’autres destiné aux enfants, mais qui aurait pu être aussi bien une fusée, un vaisseau, un satellite,  une sonde, etc. c’est-à-dire toute technique de liaison produite par le savoir-faire humain et reliant deux lieux très éloignés l’un de l’autre.   En filigrane de cette représentation, surgit a contrario le présupposé suggérant que si nous ne parvenons pas à établir le contact avec une  intelligence non humaine, c’est en raison d’un manque de performance technique quelconque. Ce présupposé technique est légitime, en  même temps,  il ne s’agit peut-être que d’une piste parmi d’autres menant au contact.

Lire la suite sur le site de Sylvie Joubert:

http://www.sylvie-joubert.fr/et telephone maison.htm

Nouveau livre: « An Overview of Close Encounters and Low Flybys »

Anthony J. Tambini membre de l’Académie d’Ufologie
publie un nouveau livre MAJEUR dans l’histoire de l’ufologie

UFO book cover1

An Overview of Close Encounters and Low Flybys
(Une vue d’ensemble des rencontres rapprochées et des vols à basse altitude)

Traduction du texte de la 4ème de couverture:
Au cours des 50 dernières années, diverses organisations traitant du phénomène OVNI, y compris le projet Blue Book de l’US Air Force, ont simplement rassemblé des éléments pour élaborer les rapports d’observations d’OVNIS. A l’exception de certains rapports et photographies spécifiques, aucun effort réel n’a été fait pour analyser ces documents. Le temps est venu pour ces organisations d’engager une action pour les examiner scientifiquement dans le but de déterminer des spécificités qui leur sont associées.
L’auteur de ce livre est un conseiller technique de l’aéronautique à la retraite. Représentant technique pour une grande entreprise aérospatiale. L’une des nombreuses missions dans laquelle il a été impliqué est celui d’ingénieur en fiabilité, maintenance et sécurité des systèmes, ainsi que dans la liaison entre l’entreprise et le client dans le domaine de l’aérospatiale. En tant que tel, il a eu la responsabilité d’analyser les rapports de ses clients afin de déterminer les tendances qui peuvent avoir une incidence sur l’utilisation opérationnelle d’un aéronef particulier. Ce livre regroupe les documents résultant de ses travaux d’analyse des nombreux rapports d’observations d’OVNIS issus de ses fichiers, ainsi que de ceux du Projet Blue Book de l’US Air Force. Il espère que le livre va initier un effort immédiat des organisations traitant du phénomène OVNI, ainsi que des ufologues indépendants afin qu’ils examinent les données accumulées qui se trouvent à portée de leur main. Une annexe à la fin du livre contient des recommandations sur la façon d’accomplir cette tâche.

UFO book cover4http://www.amazon.com/UFOs-Unidentified-Objects—Overview-Encounters/dp/0828326185/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1459789565&sr=1-2&keywords=Tambini

Des faits concernant le lien UFO-FBI – « Les X-Files réelles »

Extraits du livre du Dr Bruce Maccabee « The FBI CIA UFO Connexion« . Ce livre est basé sur les Fichiers du FBI, du Renseignement de l’US Air Force et de da CIA. Il raconte l’histoire de l’implication du FBI avec les activités de l’US Air Force comme on la voit à travers les « yeux » du FBI. L’Air Force a dit des choses au FBI, qu’elle n’a pas dites au peuple américain!
FBI CIA UFO connection Dr Bruce Maccabee
Fait n° 1
Le 10 juillet 1947, l’Agence de Renseignement de l’US Air Force a demandé au FBI d’interroger des témoins. L’US Air Force était inquiète du fait que certains rapports d’observations auraient pu provenir de sympathisants communistes.

Fait n° 2
Le FBI a officiellement enquêté au cours de la fin de l’été 1947. Le FBI a interrogé une douzaine et demi de ces témoins et n’a trouvé aucune preuve que c’étaient des sympathisants communistes, mais il a trouvé des observations inexplicables. Beaucoup de ces interviews et des rapports d’observation ont été déposés sous la rubrique «Sécurité – X » ….. ce sont donc les « X Files Réelles. »

Fait n° 3
L’Agence de Renseignement de l’US Air Force a fourni au FBI des informations secrètes concernant les UFO à partir de l’été 1947 jusqu’au milieu des années 50. Certaines de ces informations ne figurent ni dans les fichiers du Projet Blue Book (1952- 1969) qui comprennent les fichiers de projet Sign (1948) et ceux du Projet Grudge (1949-1951), ni dans ceux de l’US Air Force.

Fait n° 4
Les informations fournies au FBI pendant les années 1949-1950 indiquaient que l’US Air Force a traité le sujet sérieusement, même si elle a déclaré publiquement que les observations pourraient toutes être expliquées et qu’il n’y avait pas de menace pour les Etats-Unis.

Fait n° 5
En janvier 1949 un colonel de la Force aérienne d’Oak Ridge, Tennessee, qui a dirigé le projet pour créer des aéronefs à moteurs atomiques, a dit au FBI que les soucoupes étaient réelles et que c’étaient des armes de l’Union Soviétique.

Fait n° 6
En 1949 et 1950, le FBI a été informé par le Renseignement de l’US Air Force que le projet de soucoupe était clos. Mais le FBI a reçu de nouvelles demandes pour examiner des informations, qui prouvaient que l’US Air Force enquêtait toujours. La confusion des enquêteurs de l’US Air Force, quant à savoir si oui ou non les soucoupes étaient des armes d’une autre nation ou autre chose, est évidente dans le dossier du FBI.

Fait n° 7
Au cours des années 1949 et 1950 de nombreuses « boules de feu vertes » ont été observées survolant les installations militaires protégées du Nouveau-Mexique et du Texas. Ces installations militaires ont été associées à la construction et au stockage des armes atomiques. Les agences de sécurité étaient très inquiètes que ces « boules de feu » puissent être des missiles soviétiques. Les rapports de l’US Air Force indiquent également une « variante en forme de disque » également signalée par son personnel de sécurité. Les agents du FBI ont fait de nombreux rapports au siège (John Edgar Hoover fondateur du FBI) concernant ces observations. En 1950, un projet de l’Air Force a été mis en place pour enquêter sur ces observations (projet Twinkle) et a obtenu une « preuve en image » de la réalité des soucoupes. Cette preuve est présentée au public pour la première fois dans mon livre.

Fait n° 8
Le 29 juillet 1952, une semaine après l’apparition des soucoupes au-dessus de Washington, le Renseignement de l’US Air Force a dit au FBI qu’environ 3% des observations ne pouvaient être expliquées et qu’il n’était « pas tout à fait impossible » que certaines soucoupes fussent des « vaisseaux d’une autre planète ». Le même jour, le général en charge du Renseignement de l’US Air Force (le General Samford) a tenu une conférence de presse et a dit au public américain que les observations étaient toutes explicables par des phénomènes naturels tels que les mirages et « inversions de température » (affectant les radars).

Fait n° 9
En Octobre 1952, le FBI a dit que certains agents de l’US Air Force « envisageaient sérieusement la possibilité de vaisseaux interplanétaires. »

Fait n° 10
En 1956, un employé du FBI et un employé de l’Agence de Sécurité Nationale ont vu et signalé au FBI un OVNI.

Fait n° 11
Le dossier du FBI contient plusieurs rapports de l’agent qui a enquêté sur l’affaire Lonnie Zamora / Socorro au Nouveau-Mexique, le 24 Avril 1964.

Fait n° 12
Le dossier du FBI contient un mémo qui indique que lorsque Jimmy Carter est devenu président, il a questionné les organismes gouvernementaux au sujet de leurs activités concernant les OVNIs, comme il l’avait promis avant les élections.

Fait n° 13
Maintenant, le FBI ne fait pas d’enquête sur les observations.

Fait n° 14
Au printemps de 1998, le FBI a mis sur le web les quelques 1600 pages de dossiers OVNIs … voir www.foia.fbi.gov et chercher les documents « foipa ». Ceux-ci ne sont pas classés dans un ordre particulier, donc si vous êtes à la recherche d’un élément précis, vous pourriez avoir à parcourir tous les 16 fichiers de 5 Mo chacun.

Source: http://brumac.8k.com/fbi_facts.html

Site Internet du Dr Bruce Maccabee: http://brumac.8k.com/

Livre disponible ici: https://www.amazon.fr/The-FBI-CIA-UFO-Connection-Activities-Intelligence/dp/1502317214?ie=UTF8&ref_=pe_386181_40444391_TE_item

Traduction, Jacky Kozan le 11 avril 2016

FBI CIA UFO connection Dr Bruce Maccabee

De la collaboration entre science et parapsychologie en ufologie

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Un texte de Michel Vanbockestal

Avril 2016

Je lisais récemment les opinions très différentes à propos de l’opportunité d’étudier également les OVNIS à la lumière de nos connaissances en matière de parapsychologie, phénomènes surnaturels et autres inclassables et non seulement de réaliser une étude essentiellement axée sur la science.  Il est certain que chaque opinion se défend.

La science reste indéniablement une référence solide et probablement même la plus solide dont nous disposions apparemment.  Nous lui devons d’innombrables réalisations et bienfaits, mais peut-être aussi de ces « bienfaits » que l’Homme a récupérés dans le domaine militaire en lui attribuant dès lors des conséquences redoutables.  Parmi celles-ci figure sans doute l’exploitation de l’énergie atomique, laquelle semble intéresser (ou inquiéter) une intelligence que nous supposons très largement avancée, au point d’envisager que nous n’en soyons – comparativement – qu’à nos balbutiements au sein d’une possible multitude de civilisations.  Il est amusant de constater que la science évoluée, qui rejette généralement la parapsychologie, fait paradoxalement parfois de ses sujets autant d’apprentis-sorciers capables du pire et du meilleur.

Si tel devait bien être le cas, nous qui nous trouvons actuellement à l’aube d’un nouveau paradigme, il est concevable que nous devions imaginer que ces civilisations aient connu à de nombreuses reprises de ces bouleversements paradigmatiques.  Par conséquent, les entités que nous nous proposons d’étudier évoluent presque certainement dans des conditions que notre imagination la plus débridée ne pourrait absolument pas concevoir.  Si nous avions à converser avec l’un de ses représentants, outre l’obstacle linguistique (qui pourrait ne plus revêtir aucun sens), ne serions-nous pas aussi désemparés que ces hommes qui vivaient au temps de César et que l’on confronterait à nos contemporains habitués à la télévision et au Smartphone, ayant depuis longtemps marché sur la Lune, capables de détruire des légions entières d’une simple pression du doigt et bien d’autres choses encore qui leur apparaîtraient comme autant de prodiges miraculeux, « surnaturalisables », ce qui aurait fait d’eux des êtres « déifiables » ?

Certes, la science propose un garde fou appréciable évitant les dérives des hypothèses échevelées, un retour parfois rude à des conceptions bien terre à terre, un scepticisme de bon aloi faisant également œuvre de salubrité publique.  Mais nous savons aussi que le vrai n’est quelquefois pas vraisemblable, que la vérité emprunte bien souvent des chemins tortueux, que des conceptions scientifiques considérées jadis encore comme immuables ont dû être complètement revues et que les avancées de la physique quantique semblent relever d’une science-fiction inacceptable.  Et pourtant vraie !  En outre, la science a aussi connu des imposteurs dans ses rangs.

Ne constate-t-on pas aussi que la science, un terme générique qui désigne en fait de très nombreuses disciplines dont l’interprétation peut s’avérer très différente parce qu’envisageant un autre aspect contextuel, s’immisce de plus en plus dans la philosophie après s’en être pourtant départie ?  Or, le terme « philosophie » sert également de synonyme au mot « religion » ou « confession » ne serait-ce peut-être que parce que sa signification aboutit à un « amour de la sagesse » qui pourrait tout aussi bien être « sagesse de l’amour ».  Mais l’amour a-t-il un intérêt quelconque aux yeux de la science, en dehors de son aspect biologique réductible à la relation sexuelle, la reproduction ?  Car si l’on veut parler d’amour comme d’un sentiment, il faudrait alors plutôt faire référence aux sciences humaines et l’on changerait de territoire.  Cependant, les sciences humaines et sociales interagissent avec les sciences dites dures, la médecine est loin de n’être que scientifique tout en se basant sur de l’expérimental et de l’empirique.  Cela me semble démontrer que l’Homme ne peut s’étudier à la seule lumière d’une compétence, au travers d’un seul filtre ou grille de lecture, mais qu’il relève plutôt d’un ensemble kaléidoscopique très singulier.  Je ne pense pas qu’il soit anthropocentrique de considérer qu’il puisse en aller de même pour des civilisations extérieures.  C’est possible, mais nous n’en savons rien.

En partant du principe que l’objet de notre étude ne permet encore aucune conclusion définitive puisque nous ne savons toujours pas avec certitude ce que sont les OVNIS, que nous en sommes toujours réduits à émettre des hypothèses, le recours à la multidisciplinarité ou l’interdisciplinarité, voire la transdisciplinarité dont parle notre consœur Sylvie Joubert dans son excellent ouvrage « Coprésence, le manifeste de Möbius » me paraît tout indiqué.

Le danger réside dans la priorité que nous voudrions accorder à l’une des disciplines envisagées, en perdant de vue qu’elles pourraient être complémentaires ou – au contraire – générer des conclusions qui ne rendraient compte que d’un aspect, éventuellement observable seulement de manière sporadique.  Même si l’élargissement des moyens mis à notre disposition pour étudier le phénomène OVNI en y adjoignant des compétences souvent discréditées (mais aussi sur base de quels apriorismes !) peut faire craindre de se disperser, ne serait-ce pas aussi un procédé légitime en réponse à l’une des caractéristiques ovniennes principales, à savoir l’art du camouflage, du mimétisme ou de l’homochromie et, précisément, du discrédit ?

Une autre manière de considérer la question serait de revenir sur la différence énorme d’avance scientifique, technologique… etc. bref : paradigmatique, qui placerait l’objet de notre étude hors de portée de notre compréhension.  Quelle chance aurions-nous, dès lors, d’appréhender le phénomène ou ses sujets ?  (Le verbe appréhender a trois significations : prendre, craindre et comprendre, ce qui devrait se méditer).  Cette chance pourrait être tout simplement nulle.  Mais peut-être aussi présenterait-elle un faible pourcentage de réussite.  Dans ce cas, il apparaîtrait clair que, pour aboutir, la vision que nous devrions en avoir ne pourrait qu’être le fruit de la collaboration des yeux de multiples compétences, en vertu de leurs disparités.

Nous savons désormais que notre entourage ne nous renvoie que l’image d’une réalité très illusoire, laquelle nous apparaît comme telle car – finalement – cela sert parfaitement nos intérêts immédiats.  Mais tout peut dépendre du type de réalité, macroscopique ou microscopique, que nous désirons observer et il est certain que, le cas échéant, cela influencerait l’enseignement que nous pourrions en tirer.

Finalement, le consensus dépendrait du meilleur choix que nous puissions opérer dans le champ des possibles, à condition que ce dernier soit assez étendu et que nous puissions au besoin focaliser sur l’essentiel de manière à ne pas nous laisser leurrer par les apparences.  Pour poursuivre dans la métaphore, de nombreuses mises au point s’imposeraient.  Mais elles ne seraient réalisables qu’à condition de disposer de toutes les lentilles.

Les cas de poltergeist sont a priori totalement incompatibles avec les considérations ufologiques.  A première vue, on n’y décèle aucun rapport.  Je puis pourtant vous garantir que dans le cas d’Arc-Wattripont, que j’ai particulièrement étudié avec mon association, il a rarement été possible d’y trouver autant de connotations clairement ufologiques, même si celles-ci n’apparaissaient pas au premier regard.

Dans cette affaire, le milieu scientifique ne pouvait admettre que la simple supercherie.  Cette éventualité une fois écartée, le même milieu ne pouvait plus qu’envisager et calculer les sources possibles d’énergie  sans que cela permette de trouver le mécanisme qui régissait les phénomènes.  L’exorciste et le psychanalyste ne pouvaient à leur tour qu’appréhender l’une des facettes de l’énigme.  Dans un cas au moins, l’une de ces interventions a contribué à renforcer la problématique au lieu de la résoudre.   Les représentants de la loi ne pouvaient que constater et partir à la recherche de causes finalement très superficielles, sans les trouver non plus, avant de s’embarrasser dans les considérations judiciaires et administratives.  Des démonologues ont permis de comprendre qu’il n’existait aucune possession démoniaque.  Dès lors, on savait au moins ce que ce n’était pas mais on ne savait toujours pas ce que c’était !  Un médecin a pu mettre en évidence « l’effet blouse blanche » tandis que nous n’avions pas accès au dossier médical mais que nous pouvions exclure la pathologie mentale.  Bref : nous tournions en rond.  Aucun des spécialistes n’avait été déterminant.  Pourtant, le travail de chacun, dans des optiques souvent très différentes, a été utile.  Même les erreurs permettaient de procéder par élimination.  Finalement, nous avons dégagé l’hypothèse la moins invraisemblable, laquelle présentait – en plus – l’avantage de rendre compte des différentes hypothèses préexistantes, même celle du scepticisme.  Comble du fin, la supercherie s’intégrait dans la solution sans la contredire et dans une logique inattaquable !  Cerise sur le gâteau, une fois que tout ce travail fut fait, l’hypothèse ufologique est apparue, de plus en plus évidente, mais en présentant l’énorme inconvénient d’aboutir à une référence circulaire.

Voilà qui me paraît faire la démonstration éclatante de l’intérêt du rapprochement pluridisciplinaire en reconnaissant l’insuffisance de l’un quelconque des représentants pris séparément.  Chacun a apporté sa pierre à l’édifice, la principale difficulté réside finalement dans l’art de rassembler les pièces du puzzle en un tout cohérent.  Or, en l’absence d’un seul élément, l’image finale ne pouvait ni être validée ni se cristalliser en une réalité valablement observable.

Dans l’exemple que je viens de citer, on peut facilement comprendre que, confrontés à un puzzle véritable, classique, nous disposons de la faculté de reconstituer, de visualiser mentalement, virtuellement, l’image finale.  Cela provient de ce que cette image appartient à nos connaissances intégrées auxquelles il nous est facile de faire appel, parce qu’elles font partie de notre paradigme.  A la lumière de ce qui a été dit plus haut, on peut comprendre que ce n’est pas forcément le cas en ufologie.  Dès lors, la juxtaposition des différentes compétences devient ipso facto indispensable.

En conclusion, science et parapsychologie se heurtent à l’échec par leurs propres limites.  Mais le travail, les connaissances et les erreurs des uns et des autres, mis en corrélation, ouvrent curieusement une porte de sortie qui mène à une solution séduisante.  Les écueils à éviter résident dans le sectarisme et l’étroitesse d’esprit et l’art dans le dosage de la rigueur et de la permissivité.

M.Vanbockestal, (fondateur du CERPI). Avril 2016.

Auteur des livres :

Le poltergeist d’Arc-Wattripont – vérité, scandale et désinformation
(Editions Le Temps Présent – Collection Fonction Psi)

et :

Les Phénomènes Inexpliqués en Belgique
(Editions Jourdan – Collection Obscuria)

CERPI
Le Centre d’Études et de Recherches sur les Phénomènes Inexpliqués existe depuis 1979
http://www.cerpi-officiel.be