Communication de type Fatima – un phénomène de télesthésie

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Des évènements comme ceux de Fatima en 1917 ont été observés ailleurs et à d’autres époques plus récentes. Les méthodes utilisées pour communiquer un message aux milliers de témoins présents se ressemblent.

Ces messages sont émis par des civilisations, ou du moins, des existences intelligentes qui interfèrent avec les humains. Ces messages ont été perçus comme des images représentant une distorsion de la réalité, une réalité différente de celle habituellement appréhendée par notre cerveau. Cette réalité a-telle été modifiée, au point que les témoins ne l’aient pas reconnue, ou ont-ils reçu des images construites pour leur faire perdre leurs repères et ainsi attirer particulièrement leur attention? Alors dans ce cas, les images ont été envoyées directement au cerveau des témoins.

Nous nous trouvons là dans le cas d’une communication directe vers notre entrepôt personnel d’information, qu’il soit situé dans notre cerveau ou ailleurs. L’information n’a pas été détectée par le sens de la vue tel qu’il fonctionne habituellement. La réalité n’a pas été modifiée au point de correspondre aux visions des témoins. C’est la perception de la réalité par les cerveaux des témoins qui a été modifiée. Ce fut une intervention directe dans leur conscience ou leur subconscient.

Cette affaire de Fatima est un bon exemple pour commencer à débattre sur la physique de l’information et sur la conscience.

Commençons par faire le point sur ce que nous avons appris depuis quelques mois sur les notions de physique de l’information, de conscience, de communication subtile échappant à nos sens connus. D’abord les bases, c’est à dire ce que nous devons bien avoir compris, à notre niveau d’ufologues ayant des spécialités professionnelles différentes et une connaissance minimum, scolaire, de la physique.

Certains ufologues comme Jacques Vallée, ont attiré notre attention sur l’importance de la Physique de l’Information dans la recherche de la compréhension du phénomène ovni. En commençant les échanges entre nous, nous sommes vite arrivés à mentionner des mots comme « espace-temps », ou mieux encore, « continuum conscience-énergie/matière ».  Des mots que nous n’utilisons pas tous les jours et que nous hésitons à employer sans un minimum de vérifications.

De plus, le débat nous oriente vers un phénomène ovni qui serait une invention de l’esprit, une explication que l’association Académie d’Ufologie ne prend pas en compte.

Profitons de la sortie en octobre du livre de Daniel Robin « Fatima le Quatrième Secret » pour construire ou consolider nos bases en physique afin de nous mettre en situation d’analystes des évènements pour pouvoir les relater en tant qu’ufologues de l’Académie d’Ufologie.

1 – Des définitions simples
Pour nous préparer à réfléchir sur un problème complexe, j’ai listé quelques mots qui reviennent souvent dans nos messages et j’ai retenu quelques définitions qui les illustreront mieux que leurs définitions techniques précises.

La matière
Substance dont sont faits les corps perçus par les sens et dont les caractéristiques fondamentales sont l’étendue et la masse.

L’énergie
Capacité d’un corps ou d’un système à produire du travail mécanique ou son équivalent. (Énergie thermique, énergie électrique…)

Lien matière-énergie
C’est la formule d’Einstein E = mc2 qui signifie deux choses très importantes:
– la matière équivaut à l’énergie. La matière peut être transformée en énergie, et réciproquement (notez bien ce « et réciproquement »)
– une très petite masse de matière renferme une immense énergie.

Énergie et masse sont les attributs de la matière et elles sont inconcevables l’une sans l’autre. Toute énergie a un support matériel et tout corps possède de l’énergie. L’énergie est d’autant plus grande que la masse du corps est plus importante, et vice versa.
Ordres de grandeur: 1 kg de matière (1 litre d’eau par exemple) est équivalent à une énergie de 25 000 milliards de Watts heures ou de quoi faire bouillir 200 milliards de tonnes d’eau. Pour comparer, une centrale nucléaire fournit une énergie de 1 milliard de Watts  heures.

Remarque en passant:
René HUYGHE, de l’Académie Française et Professeur au Collège de France à écrit en 1955 dans « Dialogue avec le Visible« : « L’esprit parvient à expliquer tour à tour la lumière, l’attraction, l’électricité, la notion d’énergie pure, jusqu’au jour où la science moderne sera tentée de réduire la matière, jadis sacro-sainte, à n’être plus qu’un aspect de cette même énergie, de ne considérer dans sa particule élémentaire, l’électron, en somme, qu’une apparence… une localisation de cette énergie dans un espace généralement très petit. »
C’était en 1955 ! Ce n’était pas un Physicien mais un écrivain spécialisé dans l’histoire, la psychologie et la philosophie de l’Art…

L’espace et le temps
Vous les connaissez…

L’espace-temps
On l’appelle aussi notre quatrième dimension ou 4D.
Rappel des dimensions:

1D – un point sans longueur, ni largeur, ni épaisseur
2D – un plan, (une surface) avec sa longueur et sa largeur
3D – un volume avec sa longueur, sa largeur et sa hauteur
4D – un volume qui se déplace dans l’espace et le temps (dans les 2 en même temps!)

Continuum espace-temps
Récemment nous avons employé l’expression continuum espace-temps que j’avais illustré avec cet exemple: « lorsque je vais acheter mon pain, je me déplace dans l’espace depuis ma maison jusqu’à la boulangerie. En conséquence le temps a aussi été modifié. Lorsque j’étais dans ma maison il était 8 heures 30, lorsque j’étais à la boulangerie il était 8 heures 40. C’est mon continuum espace-temps: il me faut 10 minutes pour aller à la boulangerie. »

Ces quelques définitions sont là pour nous préparer à la compréhension du « continuum conscience-énergie/matière » sur la base de notre compréhension de la signification du « continuum espace-temps ». Le « continuum conscience-énergie/matière » devant être pris en considération dans le cas du traitement de l’information traitée à « Fatima ».

2 – Physique de l’information à « Fatima »
Génération, transmission, réception, traitement, stockage.

Dans le cas des évènements de Fatima nous avons une communication directe d’informations dans la conscience de la personne. C’est vraiment de la télépathie, une forme inhabituelle de sensibilité extrasensorielle, mais ici, volontaire et contrôlée. Mais comme le mot « télépathie » est porteur de dérision, j’ai trouvé un synonyme: « télesthésie » (telaesthesia). Sa définition est: « perception par un sujet d’un phénomène que la distance lui interdirait d’appréhender par les voies sensorielles usuelles » et elle est aussi présentée comme une « télépathie volontaire ou contrôlée. »
A Fatima il y a eu un phénomène de télesthésie!

Départ de l’information
C’est précisément le point principal de notre recherche et il a fait l’objet de mon précédant article « Qui était derrière les évènements de Fatima? ».
Le problème se complique lorsque l’on élargit le raisonnement aux autres phénomènes inhabituels et impossibles rapportés par des témoins.

Après la tentative d’identification de la source d’information, nous devons essayer de savoir comment l’information a été véhiculée et interceptée? Qu’est elle devenue? Quel a été son impact sur les témoins? Et sur nous?
Nous pouvons apporter des réponses basées sur nos connaissances actuelles comme, dans le passé, les ovnis ont été baptisés roues volantes, nuées, boucliers ardents, lances volantes, chars volants, nefs célestes, vaisseaux des nuages ou vaisseaux du ciel.  Imaginons alors un générateur d’informations qui diffuserait des agendas et feuilles de route.

Transmission
Claude Lavat a proposé la théorie des champs néguentropiques qui pourraient véhiculer de telles informations. ( http://ufolog.eu/category/claude_lavat/neguentron/ )

Réception
Comment sont repérées et captées et traitées des informations comme celles que les témoins de « Fatima » ont reçues?
En première réaction le cerveau nous semble être un bon outil de réception et de traitement des informations. Plus généralement, le mot « conscience » qui englobe les informations ainsi que les outils internes de traitement et de communication de ces informations est utilisé pour désigner le récepteur final, à notre niveau. Mais d’autres mots ont été proposés par des Scientifiques, comme « perceptronium » désignant toute matière ou substance consciente d’elle-même et le mot « computronium » désignant toute matière ou substance capable de capter et traiter les informations qui nous sont destinées.

Nous ne sommes donc pas encore capables de comprendre le fonctionnement d’une communication telle que celle de « Fatima ». En ce qui concerne tous les éléments de l’élaboration, de la transmission et de la réception de l’information, nous ne pouvons simplement faire que des propositions (élaborer des théories) en ce qui concerne chacune des étapes.
Devons-nous alors nous contenter de recevoir le message? Quelle confiance pouvons-nous avoir dans la qualité de son décodage? D’autant plus qu’aucun message n’a été rendu officiel, ni par une religion ni par un gouvernement.

Dans le prolongement de ces réflexions sur l’affaire de « Fatima », je vous proposerais, dans un prochain article, de faire le point sur l’état de notre compréhension de la conscience qui fait l’objet de nombreuses publications, plus ou moins techniques, depuis longtemps.

Jacky Kozan, le 15 septembre 2015